Publié le 13 Mai 2013

Publié le 3 Mai 2013

Contacté il y a plusieurs semaines par Romain Verley, le journaliste qui a fait le reportage, j’avais l’espoir que cette émission pourrait enfin parler de la e-cigarette de façon objective en posant les vrais problèmes.

E-cigarette : la fin du tabac ?

Je suis plutôt déçu du résultat. Décryptage:

Le reportage commence d’emblée sur la présentation de la e-cigarette par un vendeur qui visiblement ne connaît rien à l’affaire. Il emploie le terme de « brûleur » à la place de vaporiseur ou cartomiseur, bref en utilisant ce terme il balaye d’un coup l’intérêt même de la e-cigarette. Un « brûleur », sous-entend qu’il y a une combustion! Or, c’est justement le point de départ de tout l’intérêt de la e-cigarette, le fait qu’il n’y ai plus de combustion, mais seulement une vaporisation par chauffage. Plus question de milliers de substances nocives contenue dans la fumée de cigarette, mais au contraire une simple vaporisation de la nicotine, la substance addictive que les fumeurs recherchent en fumant des cigarettes. Vaporisée, la nicotine produit le plaisir recherché par le vapoteur, mais n’est pas accompagnée du monoxyde de carbone ou des gaz oxydants (toxiques pour les systèmes pulmonaire et cardiovasculaire), ou des goudrons (substances cancérigènes) causant le cancer.

Deuxième contre-vérité: « avec un flacon comme ça, on a l’équivalent de 7 paquets de cigarettes », ça ne veut rien dire. On ne mentionne pas le fait qu’il existe plusieurs dosages de nicotine, voire des liquides sans nicotine, et qu’il n’existe pas réellement de calcul magique pour affirmer ce que ce monsieur dit. Même les vapoteurs confirmés seraient bien embarrassés de donner une équivalence exacte.

Ensuite vient le reportage dans l’usine Dekang en Chine. Elle a l’avantage de montrer que la fabrication n’est pas aussi « amateur » que l’on veut bien le dire habituellement. Par contre, aucun mot sur les fabricants français, il existent pourtant, mais cela aurait été bien moins exotique ! Quant à la toxicité éventuelle, il aurait mieux fallu demander l’avis des experts en santé que celui des fabricants que l’on peut toujours mettre en doute. Mais il faut faire de l’audience, alors on interroge l’inventeur chinois.

Et puis arrive l’incontournable Professeur français, qui évite soigneusement de nommer le produit, même s’il reconnaît que « ça » est beaucoup moins dangereux. Mais tout de suite derrière… il faut éviter que les non fumeurs l’utilise ! Est-ce vraiment la question primordiale? Et puis on aborde la question du vapotage passif. Il y aurait selon ce reportage des gens qui se plaignent que la vapeur passive, et on se demande si cela est nocif. Et il ne peut pas s’empêcher de parler « de vapeur et de fumée », il y tient à sa fumée. Pourtant avec la e-cigarette il n’y a pas de fumée, mais cela donne une connotation qui permet de classer le produit parmi les produits du tabac. Ce qu’il n’est pas. On dit même « pas d’étude référente sur le sujet ». Pourtant je n’ai pas rêvé, le Professeur a bien publié récemment une étude qui tend à montrer qu’il n’y a pas de vapotage passif (Bertholon JF, Becquemin MH, Roy M, Roy F, Ledur D, Annesi Maesano I, Dautzenberg B. Comparaison de l’aérosol de la cigarette électronique à celui des cigarettes ordinaires et de la chicha.). Mais l’étude n’est pas d’une grande qualité, et est très mal rédigée.

Puis vient le reportage avec le Docteur Granger. Et le raccourci, qui tue, la e-cigarette est 1000 fois moins dangereuse, donc on passerait de 65000 morts (chiffre faux d’ailleurs, c’est plus de 70000) à 65 ! Eh bien non, on ne peut pas dire cela. Réduire le danger de 1000 fois ne se traduit pas en divisant le nombre de morts par 1000. Il n’existe pas d’équation simple permettant de calculer le nombre de morts par rapport à la diminution de la toxicité. C’est bien plus compliqué que cela.

Ensuite arrive LA tabacologue de l’OFT. « la e-cigarette est moins dangeureuse ». Et tout de suite, « c’est pas bon pour les non fumeurs ». « c’est la même dépendance ». « il faut faire des étude pour décider » (si c’est bon pour les vapoteurs ou pas, donc on parle à leur place comme on le fait toujours pour les fumeurs!). Ensuite on parle de l’arrêt du tabac, et on élude le sujet de la e-cigarette. A l’évocation des dépenses anglaises dans la prévention, on oublie de dire qu’en Angleterre, l’argent investi ne sert pas seulement à la prévention, mais que le sevrage tabagique est pris en charge totalement et que les médicaments sont remboursés.

Et puis, c’est fini. On parle ensuite du tabagisme en Indonésie, on fait de l’audience avec un enfant de 2 ans dépendant du tabac, et des tactiques marketing de l’industrie du tabac. C’est louable, mais cela dilue le message sur la e-cigarette. Dommage, on attendait mieux de cette émission. Pas un mot sur la Directive européenne qui risque de tuer dans l’œuf une avancée historique. Pas un mot sur l’association AIDUCE qui a recueilli plus de 15000 signatures pour que la France et l’Europe n’entravent pas le développement de ce produit qui leur permet d’arrêter de fumer en douceur. La e-cigarette est une révolution dans le domaine de l’arrêt du tabac, et elle menace déjà les ventes de cigarettes. Des analystes économique prévoient que la e-cigarette pourrait devenir très vite une menace pour les cigarettiers, qui commencent d’ailleurs à s’y intéresser et achètent des entreprises fabricant des e-cigarettes. Pour entrer dans la danse au cas où, ou pour mieux tuer la concurrence? L’avenir nous le dira.

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Publié le 2 Mai 2013

An open message to European MEPs : http://www.youtube.com/watch?v=FjUbyq0n4Bo&feature=youtu.be
Un message à retransmettre à vos Députés européens pour les informer sur ce qu’est réellement la e-cigarette pour ses utilisateurs, avant leur vote pour la Directive sur les produits du tabac.

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Publié le 30 Avril 2013

La e-cigarette peut-elle sauver des vies ? Oui, répondent certains experts. Même au Canada, ou en Australie, où la e-cigarette est quasi interdite, des voix s’élèvent pour que l’on n’empêche pas le développement de cette alternative au tabagisme.

Cet article du Globe and Mail tente de répondre à cette question. De nombreuses associations de lutte contre le tabac s’opposent à la cigarette électronique sous le fallacieux prétexte que « l’on ne sait pas », « c’est peut-être dangereux », ou « cela pourrait re-normaliser le tabagisme », car pour l’heure la seule préoccupation, noble en soit, de ces associations est de dé-normaliser le tabagisme dans la société.

Hors, pour les défenseurs de la santé publique, ce qui compte avant tout est de sauver des vies. Tout fumeur qui arrête de fumer, ou réduit considérablement sa consommation grâce à la e-cigarette a un bénéfice de santé évident. C’est déjà le cas en Suède par exemple, où de nombreux ex-fumeurs utilisent un tabac non fumé, appelé le snus, qui lorsqu’on l’utilise à la place des cigarettes, stoppe immédiatement l’inhalation et l’exposition à des milliers de substances toxiques (plus de 7000 dans la fumée de tabac). De ce fait, la Suède est le pays qui compte le moins de cancers du poumon dus au tabagisme, dans le monde. Pourtant, ce fait n’a pas été mis en avant par les autorités de santé pour favoriser ce changement de comportement des fumeurs. Au contraire, l’Europe s’est empressée d’interdire la vente de snus en Europe, sous prétexte que cela pourrait rendre dépendant les jeunes !

Si le snus est encore un produit du tabac, même si le risque associé à sa consommation est considérablement moindre (100 fois?), la e-cigarette, elle, n’en est pas un. La e-cigarette est un produit délivrant de la nicotine, ce que recherchent les fumeurs dépendants du tabac. De ce fait, la e-cigarette est une alternative considérablement moins dangereuse (1000 fois ou plus?) et devrait donc être naturellement conseillée à tout fumeur.

Quant à en faire un médicament, ce que voudrait actuellement l’Europe avec son nouveau projet de Directive sur les produits du tabac, ce serait une erreur monumentale. La e-cigarette est de fait, et doit le rester, un produit de consommation courante mis à la disposition des fumeurs pour réduire rapidement (les utilisateurs sont là pour en témoigner) leur risque tabagique. En faire un médicament, ouvrirait la voie uniquement aux grosses entreprises du tabac ou pharmaceutiques, et figerait la e-cigarette dans son état actuel, sans espoir de développement et de produits encore plus efficaces (c’est malheureusement ce que l’on a pu constater avec les substituts nicotiniques), car toute modification ultérieure à l’attribution d’une autorisation de mise sur le marché (qui nécessite des études longues et coûteuses) nécessite une nouvelle soumission et des années de développement. L’avantage d’un produit de consommation courante est qu’il peut évoluer vite, souvent sous la pression des consommateurs, et c’est ce que l’on a déjà pu observer au cours des dernières années, où la e-cigarette est devenue plus performante et plus sûre (sous la pression aussi des lois de protection des consommateurs).

Et quant au risque d’initiation chez les jeunes (c’est toujours le même argument que contre le snus !), c’est un faux problème. Il vaut cent fois mieux qu’un adolescent soit confronté à la e-cigarette (moins addictive et considérablement moins dangereuse) qu’à la cigarette. Et pourtant, il est beaucoup plus facile à un adolescent de se procurer des cigarettes (dans tous les bureaux de tabac qui ne respectent pas l’interdiction de vente aux mineurs) qu’une e-cigarette (en premier lieux de par son prix). Par ailleurs, pour les tenants du contrôle du tabac, la e-cigarette participe certainement plus à la dé-normalisation du tabagisme (en rendant la cigarette désuète) que l’inverse. Ils devraient donc être parmi les défenseurs et non les opposants à la e-cigarette.

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Publié le 23 Avril 2013

C’est la conclusion d’une étude française publiée dans la Revue des maladies respiratoires http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0761842513000855

Bertholon JF, Becquemin MH, Roy M, Roy F, Ledur D, Annesi Maesano I, Dautzenberg B. Comparaison de l’aérosol de la cigarette électronique à celui des cigarettes ordinaires et de la chicha.

La cigarette étudiée est la Cigarettec « ZenAttitude » avec (16 mg) et sans nicotine. La taille des particules de l’aérosol dans le courant primaire (celui inhalé par le vapoteur) et dans le courant tertiaire (rejeté par le vapoteur) on été analysés à l’aide d’un impacteur électrostatique à basse pression, ainsi que la décroissance au cours du temps de la concentration de l’aérosol dans l’air. Le courant primaire a été généré par une série de 10 bouffées successives de 100 ml. Le courant tertiaire a été mesuré à partir de vapeur exhalée par 3 volontaires (les auteurs?). La décroissance de la concentration de l’aérosol dans l’air a été étudié dans une pièce fermée non ventilée de 60 m3 après exhalaison de 20 bouffées par chaque vapoteur.

La taille des particules (diamètre médian D50 exprimé en µm) du courant primaire est environ 2 fois plus élevée (0,60 µm) que celle de la cigarette ou de la chicha (0,27 µm). Pour le courant tertiaire, elle est de 0,29 à 0,34 µm, contre 0,30 µm pour la cigarette et 0,25 µm pour la chicha.

A partir de ces mesures, il ressort que le dépôt dans les voies aériennes total est de 26% pour la ecigarette (contre 23,5 pour la cigarette et la chicha), et au niveau alvéolaire de 14% (contre 14,5% pour la cigarette et la chicha). [Note personnelle : Ceci suggère que l'absorption de la nicotine avec la ecigarette devrait être suffisante pour produire des nicotinémies significatives]

Le point le plus intéressant en terme de vapotage passif, est que la demi-vie de l’aérosol (courant tertiaire) de la ecigarette est très courte (11 secondes) par rapport à celle de la fumée de tabac (>17 minutes) et que la majorité se disperse rapidement sous forme gazeuse. Le risque de vapotage passif semble donc, selon les auteurs être très limité, mis à part la présence éventuelle de nicotine résiduelle dans l’air ambiant (non mesuré dans l’étude) et sur les surfaces où elle peut se déposer.

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Publié le 22 Avril 2013

Une fois de plus Clive Bates nous livre ses réflexions sur les propositions d’amendement de la Directive tabac européenne.

Je reviendrai sur ces propositions lorsque je les aurai lues, et rajouterai ci-dessous mes commentaires.

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Publié le 16 Avril 2013

La revue Tobacco Control sort un numéro spécial sur l’élimination du tabagisme (Accès libre). Special issue on Tobacco endgame (Open access).

Lire en particulier, le commentaire de Lynn Kozlowski sur la question morale de l’élimination de la dépendance!

A must read: commentary from Lynn Kozlowski.

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Publié le 11 Avril 2013

Voici une petite mise au point pour éviter aux fumeurs de continuer à se faire avoir avec les cigarettes légères.

Cette dénomination est interdite en Europe depuis 2003, suite à l’expérience que je vais vous présenter ci-dessous. Par contre, l’industrie du tabac a essayé d’entretenir le doute dans la tête des fumeurs en remplaçant les mots par des couleurs. Regardez donc des paquets de cigarettes alignés chez le buraliste et essayez de deviner lesquelles sont « dîtes » légères… elles sont en général dans des paquets aux couleurs pastelles. C’est une des raisons qui pousse a introduire le paquet générique comme en Australie, afin que l’industrie du tabac arrête de « communiquer » avec (c’est le seul média dont ils disposent dans les pays où la publicité est interdite).

Tout d’abord il faut savoir que dans une cigarette, dans le tabac de la cigarette, il y a environ 12 mg à 14 mg de nicotine, quelle que soit la cigarette. Le fumeur peut en théorie, en modifiant sa façon de fumer (bouffées plus volumineuses, plus fréquentes, retenues plus longtemps dans les poumons…), en tirer entre 1 mg et 3 mg. C’est ce qu’a essayé de démontrer l’étude de Martin Jarvis publiée en 2001.

Pour tromper le fumeur, les rendements en nicotine, CO et goudrons, indiqués sur les paquets, sont obtenus en faisant fumer la cigarette par une machine à fumer (pas un être humain) selon un rythme et des bouffées établies par l’industrie du tabac dans les années 1930. Non pas dans une optique de santé, mais tout simplement pour comparer leurs produits qualitativement et quantitativement afin de fournir aux fumeurs un produit qui reste comparable dans le temps. Avec l’introduction des cigarettes légères, dans les années 1970, l’industrie a simplement fait des trous microscopiques au niveau du filtre, afin de diluer la fumée qui en sort (voir schéma ci-dessous).

Les cigarettes légères ça n’existe pas ! (2)

Vous pouvez voir sur l’image (à droite) que les trous sont pratiqués là où le fumeur place ses doigts, voire ses lèvres, et que donc en utilisation « normale » par un être humain, et non pas une machine à fumer, les trous sont bouchés! D’où la possibilité de tirer de la cigarette des rendements en nicotine supérieurs à ceux indiqués sur le paquet. Un numéro de 60 millions de consommateurs y avait été consacré.

Dans l’étude de Martin Jarvis, les fumeurs avaient procuré un échantillon de salive afin de mesurer la concentration de cotinine (un produit de dégradation de la nicotine, qui reste plus longtemps dans l’organisme que la nicotine), et de faire un petit calcul (en connaissant le nombre de cigarettes qu’ils avaient fumé ce jour là) afin de déterminer combien de nicotine un fumeur tire en moyenne par cigarette. Si les cigarettes légères étaient ce qu’elles prétendaient être, on aurait dû avoir le graphique rouge ci-dessous. Une cigarette prétendant délivrer 0,5 mg de nicotine (tel qu’indiqué sur le paquet) devrait délivrer 0,5 mg au fumeur. Mais ce qu’on a observé, c’est ça !

Les cigarettes légères ça n’existe pas ! (2)

Les barres bleues indiquent ce que les fumeurs tirent réellement de chaque cigarette. On voit sur ce graphique que quel que soit le type de cigarettes, normales, légères ou ultra-légères, le fumeur va chercher, et trouve, un peu plus de 1 mg de nicotine…

Preuve était donc faite que ces dénominations ne veulent rien dire… et que l’on a trompé le fumeur, pour éviter qu’il n’arrête de fumer, mais qu’il croie que ses cigarettes étaient moins dangereuses!!!

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Publié le 30 Mars 2013

Les groupes anti-tabac doivent arrêter de mentir aux fumeurs !
Anti-smoking groups should stop lying to smokers !

According to the American Legacy Foundation, There’s No Evidence that Smoking is More Harmful than Using Non-Tobacco Electronic Cigarettes

« Selon l’American Legacy Foundation, il n’y a aucune preuve que fumer soit plus dangereux que d’utiliser la cigarette électronique »

Avec un discours comme ça on encourage les fumeurs à continuer de fumer un produit qui a 1 chance sur 2 de les tuer précocement, au lieu de leur offrir la chance d’arrêter de fumer. C’est le discours du « quit or die » (arrêtez ou mourrez) totalement irresponsable de la part de soit disant autorités de santé.

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Publié le 29 Mars 2013

Voici une nouvelle étude qui va sortir dans le journal Addiction. Pour les anglophiles le résumé est ici : http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/add.12150/abstract

C’est une étude intéressante à plus d’un titre. D’abord par le nombre de vapoteurs, 1347. Ensuite parce qu’ils viennent de 33 pays, dont 72% d’Europe. L’étude a été réalisée entre septembre 2011 et mai 2012 chez des utilisateurs de e-cigarette TECC (Electronic Cigarette Company) et de e-liquide TotallyWicked. L’âge moyen était de 43 ans, 70% étaient des hommes, 44% étaient diplômés. Les vapoteurs recrutés ont rempli un questionnaire sur internet qui prenait environ 15 à 20 minutes à remplir. Il était composé de 6 sections:
1. données démographiques et statut tabagique;
2. le test de Fagerström (pour ceux fumant encore) et une version modifiée « au passé » pour les ex-fumeurs (plus la durée de leur abstinence);
3. les données d’utilisation de la e-cigarette, incluant le type, la dose de nicotine utilisée et les arômes utilisés, ainsi que la quantité en ml par jour, et le nombre de bouffées quotidiennes, mais aussi les motivations de l’utilisation (sans qu’il soit précisé les mots « arrêt du tabac » pour ne pas les influencer), leur dépendance vis à vis de la e-cigarette et leur essais de diminution;
4. les effets de la e-cigarette, incluant la satisfaction, le « hit », l’acceptabilité, le goût, les envies de fumer, l’impact sur leur comportement tabagique et les effets respiratoires (tous évalués sur une échelle en 4 points allant de « pas du tout » à « très »);
5. les effets indésirables de la e-cigarette;
6. d’autres commentaires sur l’utilisation (non analysés pour cet article).

Les résultats montrent que:
78% des ex-fumeurs et 66% des utilisateurs concomitants (fumant encore) ont commencé à vapoter pour trouver une alternative au tabac;
74% ne fumaient plus depuis au moins quelques semaines depuis qu’ils vapotaient (67% des ex-fumeurs ne fumaient plus depuis plusieurs mois et 55% des fumeurs avaient considérablement réduit leur consommation);
91% ne ressentaient plus de forte urgence à fumer (craving) (95% chez les ex-fumeurs et 70% chez les fumeurs);
72% utilisaient un système à réservoir (tank), le plus courant étant l’eGo-C (23%);
la durée d’utilisation moyenne était de 10 mois;
1% seulement utilisaient du NO (0 mg nicotine);

Les vapoteurs considéraient la e-cigarette comme:
étant satisfaisante d’utilisation;
ne créant que peu d’effets indésirables (76% à 99% sans effets indésirables, selon les effets indésirables);
étant plus saine que la cigarette conventionnelle;
améliorant la toux et la respiration;
et étant associée à une réduction importante du craving (envie irrépressible de fumer).

Parmi les ex-fumeurs:
le délai entre le réveil et la première vape était significativement plus long que le délai de la première cigarette du matin (p<0,001), suggérant une moindre dépendance à la e-cigarette comparé à la cigarette conventionnelle;
la réduction du craving était plus importante que chez ceux qui continuaient à fumer (utilisation conjointe de e-cig et de cigarettes) (p<0,0007);

Par rapport aux hommes, les femmes optaient plutôt pour des saveurs douces comme le chocolat (p<0,001), et préféraient les e-cigarettes ressemblant aux cigarettes conventionnelles (p<0,001).

En conclusion, dans cet échantillon, les vapoteurs utilisaient principalement la e-cigarette pour arrêter de fumer, mais avec une durée d’utilisation supérieure à celle observée avec la substitution nicotinique, et considéraient la vape comme étant plus sûre que le tabagisme.

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