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Publié le 29 Mai 2014

Dr Margaret Chan
Directrice Générale
Organisation Mondiale de la Santé

Avenue Appia 20
CH-1211 Genève 27

 

CC : Secrétariat de la CCLAT, Parties de la CCLAT, Bureaux régionaux de l'OMS

 

26 mai 2014

 

Réduire le nombre de décès et de maladies dus au tabagisme – La réduction du risque tabagique et la Convention cadre pour la lutte antitabac (CCLAT)

 

Chère Dr Chan,

Nous vous écrivons avant le début des importantes négociations sur les politiques de contrôle du tabac qui auront lieu plus tard cette année, lors de la sixième Conférence des Parties (CdP) de la CCLAT. Le travail de l'OMS et la CCLAT restent cruciaux dans la réduction du nombre intolérable de cancers, de maladies cardiovasculaires et de maladies respiratoires, causés par l'usage du tabac. Comme l'OMS l'a déclaré, le tabac causera au 21ème siècle jusqu'à un milliard de décès prématurés et évitables. Un tel nombre de décès, de maladies et les souffrances qui les accompagnent, exigent que nous recherchions sans relâche toutes les manières pratiques, éthiques et légales possibles pour réduire ce fardeau.

Nous constatons avec inquiétude qu'une stratégie critique semble avoir été négligée ou même délibérément marginalisée dans les préparatifs de la CdP-6 de la CCLAT. Il s'agit de la stratégie de «réduction du risque tabagique» - l'idée que les 1,3 milliard de personnes qui fument actuellement pourraient faire beaucoup moins de mal à leur santé s'ils consommaient de la nicotine sous une forme à faible risque, non-combustible.

Nous savons depuis des années que les gens «fument pour la nicotine, mais meurent de la fumée» : la grande majorité des décès et des maladies attribuables au tabac proviennent de l'inhalation de particules de goudron et de gaz toxiques dans les poumons. Nous observons un rapide développement de produits à base de nicotine qui peuvent effectivement se substituer aux cigarettes, mais présentant des risques très faibles. Ce sont, par exemple, les e-cigarettes et d'autres produits vaporisés, du tabac non fumé à faible contenu en nitrosamines, comme le snus, et d'autres produits non combustibles à faible risque à base de nicotine ou de tabac, qui peuvent devenir des alternatives viables au tabagisme dans l'avenir. Pris ensemble, ces produits de réduction du risque pourraient jouer un rôle important pour atteindre les objectifs de 2025 de l'ONU concernant les maladies non transmissibles (MNT), en faisant baisser la prévalence tabagique et la consommation de cigarettes. En effet, il est difficile d'imaginer des réductions importantes des maladies non transmissibles liées au tabac sans la contribution de la stratégie de réduction du risque tabagique. Même si la plupart d'entre nous préfèreraient que les gens arrêtent de fumer et d'utiliser de la nicotine, l'expérience montre que de nombreux fumeurs ne peuvent pas ou ne veulent pas renoncer à la nicotine et continueront à fumer s'il n'y a pas d'alternative plus sûre disponible qui soit acceptable pour eux.

 

Nous suggérons respectueusement que les principes suivants devraient sous-tendre l'approche de santé publique de la réduction du risque tabagique, sous l'impulsion de l'OMS:

 

  1. La réduction du risque tabagique fait partie de la solution et non du problème. Elle pourrait apporter une contribution significative à la réduction du fardeau mondial que représentent les maladies non transmissibles causées par le tabagisme, et le faire beaucoup plus rapidement que les stratégies classiques. Si les instances régulatrices traitent les produits à base de nicotine à faible risque de la même manière que les produits du tabac traditionnels, et cherchent à réduire leur utilisation sans reconnaissance de leur potentiel en tant qu'alternative à faible risque au tabagisme, elles les définissent incorrectement comme une partie du problème.

  2. Les politiques de réduction du risque tabagique doivent être proportionnelles au risque et fondées sur les preuves, et tenir compte de la réduction importante de risque qui est obtenue lorsqu'un fumeur passe à un produit à base de nicotine à faible risque. La règlementation doit être proportionnée et équilibrée pour exploiter les bénéfices considérables pour la santé, tout en gérant les risques résiduels. L'architecture de la CCLAT n'est actuellement pas bien adaptée à cet effet.

  3. Par mesure de précaution, les instances régulatrices devraient éviter de soutenir les mesures qui pourraient avoir l'effet pervers de prolonger la consommation de cigarettes. Les politiques qui sont excessivement restrictives ou contraignantes pour les produits à faible risque peuvent avoir pour conséquence involontaire de protéger les cigarettes de la concurrence des alternatives moins dangereuses, et par là même de causer des dommages. Toute politique relative aux produits à faible risque, c’est-à-dire les produits non combustibles à base de nicotine, doit être évaluée pour ce potentiel effet pervers.

  4. Les objectifs et les indicateurs de réduction de la consommation de tabac devraient être ciblés afin d'atteindre le but ultime de réduire les maladies et les morts prématurées, sans se focaliser sur l'utilisation de la nicotine en soi, et donc se concentrer principalement sur la réduction du tabagisme. Lors de la conception des objectifs du cadre des Maladies Non Transmissibles (MNT) ou sur les Objectifs de Développement Durable, il serait contre-productif et potentiellement dangereux d'inclure les produits à base de nicotine à faible risque, telles que les e-cigarettes, au sein de ces objectifs. Au contraire, ces produits devraient avoir un rôle important dans la réalisation de ces objectifs.

  5. La réduction du risque tabagique est fortement compatible avec les bonnes politiques et pratiques de santé publique, et il serait contraire à l'éthique et nuisible d'empêcher les fumeurs de passer à des produits de réduction du risque. Comme la Charte d'Ottawa de l'OMS l’affirme: «la promotion de la santé est le processus qui permet aux personnes de mieux contrôler et d’améliorer leur santé". La réduction du risque tabagique permet aux fumeurs de contrôler les risques associés à la prise de nicotine et de la réduire à des niveaux très faibles ou négligeables.

  6. Il est contre-productif d'interdire la publicité pour les e-cigarettes et pour les autres alternatives au tabagisme à faible risque. Le cas de l'interdiction de la publicité du tabac repose sur les méfaits que le tabac provoque, mais aucun argument de ce type ne peut s'appliquer, par exemple aux e-cigarettes, qui sont beaucoup plus susceptibles de réduire les dommages par la réduction du tabagisme. Le contrôle de la publicité visant les non-fumeurs, et en particulier les jeunes est certainement justifiée, mais une interdiction totale aurait de nombreux effets négatifs, y compris la protection du marché de la cigarette et le soutien implicite pour les compagnies de tabac. Il est possible de cibler la publicité vers les fumeurs, pour qui les avantages sont potentiellement énormes et les risques minimes. Il est inapproprié d'appliquer l'article 13 de la CCLAT (publicité sur le tabac, promotion et parrainage) à ces produits.

  7. Il est inapproprié d'appliquer aux produits vaporisés la législation visant à protéger les personnes ou les travailleurs contre la fumée de tabac. Il n'existe aucune preuve à l'heure actuelle de risque significatif pour la santé de la vapeur émise par les e-cigarettes. Les décisions quant à savoir s'il est permis ou interdit d'utiliser une e-cigarette dans un espace particulier devraient incomber aux propriétaires ou exploitants de ces espaces publics, qui peuvent prendre un large éventail de facteurs en compte. L'article 8 de la CCLAT (Protection contre l'exposition à la fumée de tabac) ne doit pas être appliqué à ces produits.

  8. Le régime fiscal pour les produits à base de nicotine doit tenir compte du risque, et être organisé pour inciter les utilisateurs à basculer du tabagisme vers les produits à faible risque. Une taxation excessive des produits à faible risque par rapport au tabac fumé dissuaderait les fumeurs de les essayer et causerait plus de tabagisme et de mal qu'une taxation raisonnable.

  9. L'OMS et les gouvernements nationaux devraient adopter une vision objective des arguments scientifiques, et ne pas accepter ou promouvoir les interprétations erronées des données diffusées par les média ou certains activistes. Par exemple, on a fait grand cas de «l’effet de passerelle», dans lequel l'utilisation de produits à faible risque pourrait, dit-on, amener à utiliser des produits fumés à haut risque. Nous ne sommes au courant d'aucune preuve crédible qui soutiendrait cette hypothèse. En effet, des arguments similaires ont été faits sur l'utilisation de tabac sans fumée en Scandinavie, mais la preuve est désormais faite que ce type de produit a apporté une contribution significative à la réduction de la prévalence tabagique et des maladies liées au tabac, en particulier chez les hommes.

  10. L'OMS et les Parties de la Convention cadre doivent se baser sur des évaluations scientifiques et politiques objectives, dans une perspective internationale. Le Groupe d'étude de l'OMS sur la réglementation des produits du tabac (TobReg) a produit une série de rapports d'experts de haute qualité entre 2005 et 2010. Ce comité devrait être composé d'experts de renommée mondiale et chargé de fournir d'autres conseils indépendants de haute qualité à l'OMS et aux Parties, sur les questions soulevées ci-dessus.

 

 

Le potentiel de ces produits de réduire le risque tabagique, afin de réduire le fardeau des maladies dues au tabagisme, est très grand, et ces produits pourraient être parmi les innovations les plus importantes du 21ème siècle en matière de santé– pouvant peut-être sauver des centaines de millions de vies. L'envie de les contrôler et de les supprimer, en tant que produits du tabac, devrait être réfrénée, et une réglementation adaptée à leur usage et conçue pour libérer leur potentiel devrait être défendue par l'OMS. Nous sommes profondément préoccupés par le fait que la classification de ces produits en tant que produits du tabac, et leur inclusion dans la Convention cadre, puisse faire plus de mal que de bien, et entraver les efforts visant à atteindre les objectifs de réduction des maladies non transmissibles, pour lesquels nous sommes tous engagés. Nous espérons que, sous votre direction, l'OMS et la CCLAT seront à l'avant-garde scientifique, qu'ils adopteront une politique contre le tabac efficace et éthique, incluant la réduction du risque tabagique.


Nous vous serions reconnaissants de bien vouloir nous adresser votre réaction à ces propositions.
 

Cordialement,

 

 

Signataires de cette déclaration au 26 mai 2014

Professor David Abrams
Professor of Health Behavior and Society.
The Johns Hopkins Bloomberg School of
Public Health. Maryland. USA.
Professor of Oncology (adjunct).
Georgetown University Medical Center,
Lombardi Comprehensive Cancer Center.
Washington DC.
United States of America

Professor Tony Axéll
Emeritus Professor Geriatric Dentistry
Consultant in Oral Medicine
Sweden

Professor Pierre Bartsch
Respiratory physician,
Faculty of Medicine
University of Liège
Belgium

Professor Linda Bauld
Professor of Health Policy
Director of the Institute for Social Marketing
Deputy Director, UK Centre for Tobacco
and Alcohol Studies
University of Stirling
United Kingdom

Professor Ron Borland
Nigel Gray Distinguished Fellow in Cancer
Prevention at Cancer Council Victoria
Professorial Fellow School of Population
Health and Department of Information
Systems
University of Melbourne,
Australia

Professor John Britton
Professor of Epidemiology;
Director, UK Centre for Tobacco & Alcohol
Studies,
Faculty of Medicine & Health Sciences
University of Nottingham,
United Kingdom

Associate Professor Chris Bullen
Director, National Institute for Health
Innovation
School of Population Health,
University of Auckland,
New Zealand

Professor Emeritus André Castonguay
Faculty of Pharmacy
Université Laval,
Quebec,
Canada.

Dr Lynne Dawkins
Senior Lecturer in Psychology,
Co-ordinator: Drugs and Addictive
Behaviours Research Group
School of Psychology,
University of East London,
United Kingdom

Professor Ernest Drucker
Professor Emeritus
Department of Family and Social Medicine,
Montefiore Medical Center/Albert Einstein
College of Medicine
Mailman School of Public Health
Columbia University
United States of America

Professor Jean François Etter
Associate Professor
Institut de santé globale,
Faculté de médecine,
Université de Genève,
Switzerland

Dr Karl Fagerström
President, Fagerström Consulting AB,
Vaxholm,
Sweden

Dr Konstantinos Farsalinos
Researcher, Onassis Cardiac Surgery
Center, Athens, Greece
Researcher, University Hospital
Gathuisberg, Leuven,
Belgium

Professor Antoine Flahault
Directeur de l'Institut de Santé Globale
Faculté de Médecine, Université de
Genève, Suisse/ Institute of Global Health,
University of Geneva, Switzerland
Professor of Public Health at the Faculté
de Médecine, Université Paris Descartes,
Sorbonne Paris Cité,
France

Dr Coral Gartner
Senior Research Fellow
University of Queensland Centre for
Clinical Research
The University of Queensland,
Australia

Dr Guillermo González
Psychiatrist
Comisión de Rehabilitación en Enfermedad
Mental Grave
Clínica San Miguel
Madrid,
Spain

Dr Nigel Gray
Member of Special Advisory Committee on
Tobacco Regulation of the World Health
Organization
Honorary Senior Associate
Cancer Council Victoria
Australia

Professor Peter Hajek
Professor of Clinical Psychology and
Director, Health and Lifestyle Research
Unit
UK Centre for Tobacco and Alcohol
Studies
Wolfson Institute of Preventive Medicine,
Barts and The London School of Medicine
and Dentistry Queen Mary University of
London,
United Kingdom

Professor Wayne Hall
Director and Inaugural Chair, Centre for
Youth Substance Abuse Research
University of Queensland
Australia

Professor John Hughes
Professor of Psychology, Psychiatry and
Family Practice
University of Vermont
United States of America

Professor Martin Jarvis
Emeritus Professor of Health Psychology
Department of Epidemiology & Public
Health
University College London,
United Kingdom

Professor Didier Jayle
Professeur d’addictologie
Conservatoire National des Arts et Métiers
Paris,
France

Dr Martin Juneau
Directeur, Direction de la Prévention
Institut de Cardiologie de Montréal
Professeur Titulaire de Clinique
Faculté de Médecine,
Université de Montréal,
Canada

Dr Michel Kazatchkine
Member of the Global Commission on Drug
Policy
Senior fellow, Global Health Program,
Graduate institute, Geneva,
Switzerland

Professor Demetrios Kouretas
School of Health Sciences and Vice Rector
University of Thessaly,
Greece

Professor Lynn Kozlowski
Dean, School of Public Health and Health
Professions,
Professor of Community Health and Health
Behavior,
University at Buffalo,
State University of New York,
United States of America

Professor Eva Králíková
Institute of Hygiene and Epidemiology
Centre for Tobacco-Dependence
First Faculty of Medicine
Charles University in Prague and General
University Hospital in Prague,
Czech Republic

Professor Michael Kunze
Head of the Institute for Social Medicine
Medical University of Vienna,
Austria

Dr Murray Laugesen
Director
Health New Zealand, Lyttelton,
Christchurch,
New Zealand

Dr Jacques Le Houezec
Consultant in Public Health, Tobacco
dependence,
Rennes,
France
Honorary Lecturer, UK Centre for Tobacco
Control Studies,
University of Nottingham,
United Kingdom

Dr Kgosi Letlape
President of the Africa Medical Association
Former President of the World Medical
Association
Former Chairman of Council of the South
African Medical Association
South Africa

Dr Karl Erik Lund
Research director
Norwegian Institute for Alcohol and Drug
Research,
Oslo,
Norway

Dr Gérard Mathern
Président de l'Institut Rhône-Alpes de
Tabacologie
Saint-Chamond,
France

Professor Richard Mattick
NHMRC Principal Research Fellow
Immediate Past Director NDARC (2001-
2009)
National Drug and Alcohol Research
Centre (NDARC)
Faculty of Medicine
The University of New South Wales,
Australia

Professor Ann McNeill
Professor of Tobacco Addiction
Deputy Director, UK Centre for Tobacco
and Alcohol Studies
National Addiction Centre
Institute of Psychiatry
King's College London,
United Kingdom

Dr Hayden McRobbie
Reader in Public Health Interventions,
Wolfson Institute of Preventive Medicine,
Queen Mary University of London,
United Kingdom

Dr Anders Milton
Former President of the Swedish Red Cross
Former President and Secretary of the
Swedish Medical Association
Former Chairman of the World Medical
Association
Owner & Principal Milton Consulting,
Sweden

Professor Marcus Munafò
Professor of Biological Psychology
MRC Integrative Epidemiology Unit at the
University of Bristol
UK Centre for Tobacco and Alcohol Studies
School of Experimental Psychology
University of Bristol,
United Kingdom

Professor David Nutt
Chair of the Independent Scientific
Committee on Drugs (UK)
Edmund J Safra Professor of
Neuropsychopharmacology
Head of the Department of
Neuropsychopharmacology and Molecular
Imaging
Imperial College London,
United Kingdom

Dr Gaston Ostiguy
Professeur agrégé
Directeur de la Clinique de cessation
tabagique
Centre universitaire de santé McGill
(CUSM)
Institut thoracique de Montréal,
Canada

Professor Riccardo Polosa
Director of the Institute for Internal
Medicine and Clinical Immunology,
University of Catania,
Italy.

Dr Lars Ramström
Director
Institute for Tobacco Studies
Täby,
Sweden

Dr Martin Raw
Special Lecturer
UK Centre for Tobacco and Alcohol
Studies
Division of Epidemiology and Public Health
University of Nottingham,
United Kingdom

Professor Andrzej Sobczak
Department of General and Inorganic
Chemistry,
Faculty of Pharmacy and Laboratory
Medicine,
Medical University of Silesia, Katowice,
Poland
Institute of Occupational Medicine and
Environmental Health
Sosnowiec,
Poland

Professor Gerry Stimson
Emeritus Professor, Imperial College
London;
Visiting Professor, London School of
Hygiene and Tropical Medicine
United Kingdom

Professor Tim Stockwell
Director, Centre for Addictions Research of BC
Professor, Department of Psychology
University of Victoria, British Columbia,
Canada

Professor David Sweanor
Adjunct Professor, Faculty of Law,
University of Ottawa
Special Lecturer, Division of Epidemiology
and Public Health,
University of Nottingham,
United Kingdom

Professor Umberto Tirelli
Director Department of Medical Oncology
National Cancer Institute of Aviano
Italy

Professor Umberto Veronesi
Scientific Director
IEO Istituto Europeo di Oncologia
Former Minister of Health,
Italy

Professor Kenneth Warner
Avedis Donabedian Distinguished
University Professor of Public Health
Professor, Health Management & Policy
School of Public Health
University of Michigan
United States of America

Professor Robert West
Professor of Health Psychology and
Director of Tobacco Studies
Health Behaviour Research Centre,
Department of Epidemiology & Public
Health,
University College London
United Kingdom

Professor Dan Xiao
Director of Department Epidemiology
WHO Collaborating Center for Tobacco or
Health
Beijing Institute of Respiratory Medicine,
Beijing Chao-Yang Hospital,
China

Dr Derek Yach
Former Executive Director, Non-
Communicable Diseases
Former Head of Tobacco Free Initiative,
World Health Organisation (1995-2004)
Senior Vice President Vitality Group plc
Director, Vitality Institute for Health
Promotion
United States of America

 

 

 

 

 

 

 

 


 

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Publié le 28 Mai 2014

Mise à jour de la position de ASH (Londres) sur l'ecig.

http://www.ash.org.uk/files/documents/ASH_715.pdf

1. Les cigarettes électroniques ne sont pas des cigarettes. Elles ne contiennent pas de tabac et leur utilisation n'est pas fumer.

2. ASH, en ligne avec les recommandations de NICE sur la réduction du risque, indique qu'il est toujours mieux de cesser toutes les formes d'utilisation de la nicotine.

3. Cependant, pour ceux qui restent dépendants à la nicotine, NICE recommande l'utilisation de produits contenant de la nicotine comme alternative à la cigarette ou pour réduire sa consommation, ou en cas d'abstinence temporaire, pour aider à réduire les méfaits du tabagisme.

4. NICE ne peut pas recommander l'utilisation de la nicotine par des produits non médicamenteux, mais de nombreux fumeurs trouvent que les cigarettes électroniques peuvent les aider. Les enquêtes de ASH montrent que leur utilisation a triplé au cours des deux dernières années, passant de 700.000 à 2,1 millions d'utilisateurs.

5. Les cigarettes électroniques se révèlent plus attrayantes pour les fumeurs que les substituts nicotiniques, tout en leur offrant une alternative plus sûre par rapport à la cigarette. Des preuves existent qu'elles peuvent être efficaces pour aider les fumeurs à arrêter, et peu de preuves qu'elles sont utilisées par des personnes n'ayant jamais fumé.

6. Le nombre d'enfants et de jeunes qui utilisent régulièrement des cigarettes électroniques reste très faible et leur utilisation est presque entièrement due aux fumeurs et aux ex-fumeurs. C'est aussi ce que l'on observe dans d'autres pays comme les Etats-Unis.

7. ASH est en faveur d'une réglementation renforcée pour assurer la sécurité et la fiabilité des cigarettes électroniques et empêcher leur promotion aux non-fumeurs et aux enfants.
8. Toutefois, en l'absence de preuve de préjudice important pour les personnes à proximité, ASH ne soutient pas l'idée d'inclure les cigarettes électroniques dans les lois d'interdiction de fumer, qui interdirait complètement leur utilisation dans les lieux publics.

Nos associations de lutte antitabac et autres Haut conseil de la santé publique pourraient s'en inspirer... c'est un peu plus basé sur les preuves !

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Publié le 30 Avril 2014

Le rapport est ici.

An English translation of this Expert opinion (Adaptations of smoking cessation practice in the context of electronic cigarettes ?) is available here.

PARIS, 30 avril 2014 (APM) - Dix experts, réunis à l'initiative de l'Office français de prévention du tabagisme (OFT), ont formulé 45 constats et recommandations pour guider les professionnels de santé sur la conduite à tenir concernant le recours à la cigarette électronique notamment dans l'arrêt du tabac.

"Il existe depuis plusieurs années une autre façon de consommer de la nicotine et elle apparaît comme une bonne solution provisoire pour arrêter les produits du tabac", a commenté mardi auprès de l'APM le président de l'OFT, le Pr Bertrand Dautzenberg. "L'objectif reste de quitter définitivement le tabac. Mais il est possible avec la cigarette électronique de le faire en douceur, avec plaisir."

L'OFT a initié ce travail pour "aboutir à un consensus sur la conduite à tenir par les professionnels de santé" qui sont "parfois en porte-à-faux pour répondre" à leurs patients, faute d'études probantes et d'une bonne connaissance personnelle de ce produit.

Cet "avis d'experts" a été essentiellement fondé sur l'écoute des usagers et de leurs pratiques. "Nous nous sommes également reposés sur les données de l''evidence-based medecine' mais les publications restent limitées et les enquêtes sont souvent biaisées", fait observer le Pr Dautzenberg.

Le fondement de ces recommandations repose dans le premier constat de cet avis: "Avec 73.000 décès annuels, le tabagisme est la première cause de mortalité évitable en France en 2014. Tout ce qui le fait régresser est bénéfique à la santé publique".

"L'objectif est d'aider un plus grand nombre de fumeurs à quitter le tabac en permettant aux différentes méthodes de s'allier", souligne le pneumologue. Et du tabac sous toutes ses formes, a-t-il ajouté, interrogé par l'APM sur le "vaporisateur" de tabac lancé en France il y a une dizaine de jours par Japan Tobacco.

Les experts distinguent cinq principales situations et proposent pour chacune une stratégie thérapeutique. D'abord, pour le fumeur qui envisage d'arrêter au moyen de l'e-cigarette, ils proposent d'"exposer et proposer les méthodes médicales efficaces, tout en restant ouvert à la demande du fumeur d'utiliser la cigarette électronique".

Pour le "vapoteur" qui garde quelques cigarettes, il faut "l'aider à éliminer les dernières cigarettes" et, face au fumeur en sevrage qui n'arrive pas à éliminer les dernières cigarettes, les remplacer par la cigarette électronique pour faciliter "l'arrêt total peut être une option".

Un "vapoteur" exclusif, qui se pose ou non la question de l'arrêt, peut être aidé par les professionnels de santé dans une démarche de sevrage complet de la nicotine, "dès lors qu'il n'existe plus de risque significatif de retour au tabagisme".

Enfin, l'ex-fumeur, l'ex-vapoteur et le non-fumeur ne doivent plus toucher à la cigarette électronique.

Pour les experts, les méthodes d'arrêt du tabac validées -les thérapies cognitivo-comportementales, l'entretien motivationnel, les substituts nicotiniques et les médicaments de prescription- restent "la prise en charge de première intention des fumeurs".

"Dans l'accompagnement thérapeutique, la cigarette électronique n'est envisageable que chez le fumeur qui ne veut pas ou n'a pas pu arrêter avec les traitements validés ou qui est demandeur de son utilisation, ou qui a déjà commencé à l'utiliser."

BIEN CHOISIR SA E-CIGARETTE

Les professionnels de santé doivent aussi expliquer aux candidats au "vapotage" dans une démarche d'arrêt du tabac "la nécessité de bien choisir sa cigarette électronique et ses e-liquides pour en optimiser l'usage à chaque étape et augmenter ainsi ses chances de remplacer totalement les cigarettes", par exemple en veillant à bien adapter les doses de nicotine du liquide aux besoins.

Ils abordent également quelques situations particulières (grossesse, chirurgie, malades cardiaques) et rappellent la toxicité de la nicotine, formulant des recommandations concernant les accidents de manipulation de l'e-cigarette et des liquides de recharge.

Considérant que la cigarette électronique, même sans nicotine, "pourrait contribuer à renormaliser le tabac dans notre société et favoriser l'initiation, en particulier chez les adolescents", les experts jugent qu'il "justifié que sa vente soit interdite aux mineurs et que sa publicité soit interdite".

En revanche, ils n'abordent pas, dans cet avis, l'usage de l'e-cigarette dans les lieux publics, notamment dans les structures de soins publiques ou privées, pour certains patients hospitalisés en psychiatrie ou en centre de soins palliatifs. "Un avis sur ce thème serait cependant nécessaire pour éclairer les décisions à prendre".

Lors d'une intervention mardi matin aux Amphis de la santé, colloque co-organisé par l'Association des cadres de l'industrie pharmaceutique (Acip), le Quotidien du médecin et l'Essec, le directeur général de la santé (DGS), Benoît Vallet, a estimé qu'il fallait avoir une attitude "homogène" entre la cigarette classique et la cigarette électronique dans les lieux publics, comme le font par exemple les compagnies aériennes. Une mesure sur l'interdiction de "vapoter" dans les lieux publics pourrait être prise dans le cadre de la stratégie nationale de santé, a-t-il indiqué.

L'avis d'expert a été élaboré notamment avec le soutien de Pierre Fabre qui n'y a participé "en aucune façon", indique l'OFT. Le laboratoire commercialise les gammes de substituts nicotiniques Nicopatch* et Nicopass*.

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Publié le 15 Février 2014

Changement de santé mentale après l'arrêt du tabac : revue systématique et méta-analyse d'études observationnelles.
(article en anglais en libre accès)

 

26 études qui ont évalué la santé mentale par des questionnaires conçus pour mesurer  l'anxiété, la dépression, l'anxiété et la dépression mixtes, la qualité psychologique de la vie, l'affect positif (humeur positive), et le stress, ont été incluses. Le suivi des scores de santé mentale ont été mesurés entre sept semaines et neuf ans après la mesure initiale. L'anxiété, la dépression, l'anxiété et la dépression mixtes, et le stress, ont considérablement diminué entre la mesure initiale et le suivi chez les ex-fumeurs, par rapport aux fumeurs continuant de fumer: Les différences moyennes standardisées ont été de -0,37 (Intervalle de confiance à 95%; -0,70 à -0,03) pour l'anxiété, -0,25 (-0,37 à -0,12) pour la dépression, -0,31 (-0,47 à -0,14) pour l'anxiété et la dépression mixtes, -0.27 (-0.40 à -0,13) pour le stress. Tant la qualité de la vie psychologique, que l'affect positif, ont significativement augmenté entre la mesure initiale et le suivi chez les ex-fumeurs, par rapport aux fumeurs, de 0,22 (0,09 à 0,36) et de 0,40 (0,09 à 0,71), respectivement. Il n'y a aucune indication montrant que la taille de l'effet mesuré soit différent entre la population générale et les populations ayant des troubles physiques ou psychiatriques.

Conclusion: L'arrêt du tabac est associé à une diminution des symptômes de dépression, d'anxiété et de stress, d'une part, et à l'amélioration de l'humeur positive et la qualité de vie, de l'autre, comparativement à ce qui est observé chez les fumeurs continuant de fumer. La taille de l'effet mesuré semble aussi important pour les personnes atteintes de troubles psychiatriques que pour celles sans troubles. Les effets mesurés sont similaires ou supérieurs à ceux des traitements antidépresseurs ou anxiolytiques.

 

Change in mental health after smoking cessation: systematic review and meta-analysis of observational studies.
(open access article)

 

26 studies that assessed mental health with questionnaires designed to measure anxiety, depression, mixed anxiety and depression, psychological quality of life, positive affect, and stress were included. Follow-up mental health scores were measured between seven  weeks and nine years after baseline. Anxiety, depression, mixed anxiety and depression, and stress significantly decreased between baseline and follow-up in quitters compared with continuing smokers: the standardised mean differences (95% confidence intervals) were anxiety −0.37 (95% confidence interval −0.70 to −0.03); depression −0.25 (−0.37 to −0.12); mixed anxiety and depression −0.31 (−0.47 to −0.14); stress −0.27 (−0.40 to −0.13). Both psychological quality of life and positive affect significantly increased between baseline and follow-up in quitters compared with continuing smokers 0.22 (0.09 to 0.36) and 0.40 (0.09 to 0.71), respectively). There was no evidence that the effect size differed between the general population and populations with physical or psychiatric disorders.

 

Conclusion: Smoking cessation is associated with reduced depression, anxiety, and stress and improved positive mood and quality of life compared with continuing to smoke. The effect size seems as large for those with psychiatric disorders as those without. The effect sizes are equal or larger than those of antidepressant treatment for mood and anxiety disorders.

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Publié le 17 Décembre 2013

Une enquête sur les arômes utilisés par les "vapers", publiée par K. Farsalinos

Voici une nouvelle étude publiée par l'équipe de K. Farsalinos. C'est une enquête réalisée chez plus de 4500 participants ayant répondu à un questionnaire sur internet. Les résultats ont été interprétés en fonction du statut tabagique des participants, soit encore fumeurs, soit ayant arrêté de fumer. La grande majorité étaient des ex-fumeurs (91,1%), les fumeurs ayant réduit considérablement leur quantité de tabac fumé, passant en moyenne de 20 à 4 cigarettes par jour. Dans les deux groupes, la durée moyenne du tabagisme était de 22 ans, et l'utilisation d'une e-cig était de 12 mois. En moyenne, tous les utilisateurs utilisaient 3 arômes différents de façon régulière, et les ex-fumeurs passaient plus régulièrement d'un arôme à l'autre au cours de la journée (69,2%) que les fumeurs (58,3%). Les arômes tabac sont les plus utilisés lors de l'initiation (68 à 69%), mais ce sont les arômes de fruits qui l'emportent par la suite. Sur une échelle de 1 (pas important du tout) à 5 (très important), les participants ont indiqué que la variabilité des arômes était un facteur important (score = 4) pour réduire ou arrêter de fumer. La grande majorité des participants ont rapporté qu'une restriction sur le nombre des arômes disponibles rendrait l'utilisation de la e-cig moins agréable et voire ennuyeuse. Et 48,5% que cela accroîtrait leur envie de fumer, et 39,7% que cela leur aurait été moins facile de réduire ou d'arrêter de fumer. De plus, plus le nombre d'arômes utilisés est important, plus les chances d'arrêts sont grandes (p=0,038).

Les auteurs concluent que la diversité des arômes est un facteur important et qu'elle est le résultat d'une demande des utilisateurs pour leur satisfaction à vaper. Cette diversité contribue à la fois au plaisir ressenti et à faciliter la réduction ou l'arrêt du tabac. Ils concluent aussi que compte tenu de la faible utilisation de la e-cig chez les jeunes, une restriction législative sur les arômes pourrait mettre en danger les bénéfices de la vape chez les utilisateurs, sans gain en termes de santé publique chez les jeunes.

L'article en accès libre est ici / open access article here

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Publié le 4 Décembre 2013

Des médecins canadiens recommandent la e-cigarette

Un reportage télévisé a été diffusé dimanche 1er décembre sur la chaîne de radio-canada. Alors que les e-cigarettes avec nicotine sont interdites au Canada, des médecins la recommandent à leur patients. Martine Robert tabacologue, Gaétan Ostiguy pneumologue et Martin Juneau cardiologue développent dans ce reportage les arguments en faveur de l'utilisation de la e-cigarette pour aider les fumeurs à arrêter de fumer. Mais les autorités de santé publique du Québec sont encore réticentes et se basent sur les mêmes arguments que l'on entend ici en Europe de la part des associations anti-tabac.

Pourtant, au Canada, c'est François Damphousse, de l'association du droit des non fumeurs, qui a aidé à réaliser ce reportage !

En attendant le feu vert pour mettre la vidéo, je vous mets un lien d'une émission radio qui a eu lieu après sa diffusion.

http://www.985fm.ca/audioplayer.php?mp3=201788

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Publié le 15 Novembre 2013

Vous pouvez aussi rejoindre l'appel des 100 (médecins, professionnels de santé et grand public) ici:

You can now join the call (physicians, health professionals, or public/individual) at:

http://www.toslog.com/philippepresles/6185/1/accueil

(click on "je rejoins l'appel")

L'appel des 100 relayé par le Quotidien du médecin : http://www.lequotidiendumedecin.fr/actualite/sante-publique/l-e-cigarette-apporte-une-reponse-au-manque-physique-et-psychologique-affir

The French version was published today in Le Parisien (la version française est disponible ici):

http://www.leparisien.fr/reactions/societe/l-appel-de-100-medecins-en-faveur-de-la-cigarette-electronique-15-11-2013-3317849.php

CALL OF 100 PHYSICIANS IN FAVOUR OF ELECTRONIC CIGARETTES

Initiated and coordinated by Dr. Philippe Presles
Tobaccologist


As physicians and health professionals we see patients severely affected by tobacco smoking daily, many of which will die or be disabled despite our daily care. This is the most serious problem of public health in the world. However, we see further expand the use of electronic cigarettes that clearly help many smokers to turn the page of tobacco. But misconceptions have emerged that limit their diffusion, while its potential in terms of public health is real.

It is therefore appropriate to say that :

  • This is the combustion of tobacco that is harmful to health of smokers, not nicotine. It is well established that nicotine replacement therapy is not harmful to health of smokers who want to quit. The same is true for the nicotine in e-cigarettes;

  • The main toxins produced by the combustion of tobacco, present in the smoke, are the carbon monoxide or CO, responsible for myocardial infarction and stroke, carcinogens from tar, and fine particles resulting in chronic obstructive bronchitis. The dangers of electronic cigarettes are considerably much lower than those of tobacco, since their vapor contains no CO, no tar, and no fine solid particles;

  • The characteristics of the electronic cigarettes should always be compared to those of the conventional cigarette, and if doubts and debates on the perfect long-term safety of some of its components persist, they must be opposed to the absolute certainty of harmfulness of tobacco;

  • Electronic cigarettes can be recommended to all smokers who want to quit smoking, and can be used in combination with patches or with other smoking cessation therapies, if its use is not sufficient to maintain abstinence. E-cigarettes are less addictive than conventional cigarettes, and thus helps to a rapid or gradual tobacco smoking cessation.

We therefore recommend to our colleagues to actively learn about electronic cigarettes, which are a new public health issue in our common fight against tobacco-related diseases. The report and expert opinion on the e-cigarettes from The French Office for Tobacco Prevention (OFT, May 2013 ) is in this respect a remarkable synthesis : http://www.ofta-asso.fr/docatel/Rapport_e-cigarette_VF_1.pdf

We recommend that research to improve e-cigarettes and e-liquids continue actively, so as to satisfy a growing number of smokers and effectively assist them in smoking cessation. To this end, we support the position of the French authorities not to make e-cigarettes as a medicine, and so to leave the opportunity for research to all potentially concerned industry, to improve safety and efficacy of these products.

Signatories :

Addiction :

- Dr Eve Gelsi, gastro-entérologie, CHRU de Nice

- Pr Pascal Perney, CHU de Nîmes

Allergology :

- Dr Etienne Bidat, Hôpital Ambroise-Paré

- Dr Pierrick Hordé, Boulogne-Billancourt

Andrology :

- Dr Pierre Desvaux, urologie, sexologie, Hôpital Cochin

Anaesthesia-resuscitation :

- Dr William Murphy, Hôpital européen Georges-Pompidou

Biology :

- Dr Carole Emile, CHI Le Raincy-Montfermeil

Cancerology :

- Dr Thierry Dorval, Institut Curie

- Dr Marc Espié, sénologie, Hôpital Saint-Louis

Cardiology :

- Dr Alain Cornen, Réanimation cardiaque, Hôpital privé Clairval

- Pr Martin Juneau, Institut Cardiologique de Montréal

- Dr Pascal Lim, Hôpital Henri-Mondor

Cardiac and Thoracic Surgery :

- Pr Alain Pavie, Hôpital Pitié-Salpêtrière

Dental Surgery :

- Dr Paul Cattanéo, Paris

- Dr Jean-Philippe Roset, Strasbourg

Digestive and Oncological Surgery :

- Pr Jean-Marc Chevallier, Hôpital européen Georges-Pompidou

- Pr Yves Panis, Hôpital Beaujon

Maxillofacial Surgery :

- Pr Pierre Bouletreau, Centre hospitalier Lyon-Sud

Orthopedic Surgery :

- Pr Thomas Bauer, Hôpital Ambroise-Paré

- Pr Philippe Hardy, Hôpital Amboise-Paré

- Pr Rémy Nizard, Hôpital Lariboisière

Plastic, Reconstructive, and Aesthetic Surgery, Hand Surgery

- Pr Christian Dumontier, CHRU de Nice

Thoracic and Vascular Surgery :

- Pr Emmanuel Martinod, Hôpital Avicenne

Vascular and Endocrine Surgery :

- Pr Eric Allaire, Hôpital Henri-Mondor

- Pr Jean-Pierre Becquemin, Hôpital Henri-Mondor

- Pr Pascal Desgranges, Hôpital Henri-Mondor

Dermatology :

- Dr Philippe Evenou, Paris

Endocrinology and Metabolic Diseases :

- Dr Saïd Bekka, diabétologie, CH de Chartes

- Dr Arnaud Cocaul, nutrition, Hôpital Pitié-Salpêtrière

- Dr Jean-Michel Lecerf, nutrition, Institut Pasteur et CHRU de Lille

Geriatry :

- Pr Claude Jeandel, CHU de Montpellier

Gynaecology :

- Dr Joëlle Bensimhon, Hôpital Cochin

- Dr David Elia, Genesis, Paris

- Pr René Frydman, expert reproduction, hôpital Foch de Suresnes

- Dr Christian Jamin, endocrinologie, Paris

- Dr Michèle Lachowsky, psychosomatique, Paris

- Dr Joseph Monsonego, Eurogyn, Paris

- Dr Michèle Pierobon, Paris

Hepatic Gastric Enterology :

- Dr Charles Hagège, Paris

- Pr Patrick Marcellin, hépatologie, Hôpital Beaujon

General Physicians :

- Dr Michel Brack, Paris

- Dr Luc Buhannic, Laboratoire Doliage, Surennes

- Dr Antoine Chollier, Boulogne-Billancourt

- Dr Franck Gigon, La Varenne Saint-Hilaire

- Dr Catherine de Goursac, Paris

- Dr Didier Jourdan, Vieillevigne

- Dr Michel Murino, CIO kantarhealth, Paris

- Dr Alain Rivière, Monfort-en-Chalosse

- Dr Nathalie Szapiro-Manoukian, Trévoux-Tréguignec

Physical Medicine and Re-adaptation :

- Dr Marie-Sandrine Mann-Batard, UGECAM Clémenceau, Strasbourg

Sport Medicine :

- Dr Daniel Gloaguen, Tregunc

- Dr Roland Krzentowsky, rééducation et réadaptation fonctionnelle, Paris

Vascular Medicine :

- Dr Philippe Blanchemaison, Paris

- Dr Christian Gardon-Mollard, Chamalières

- Dr Jean-Pierre Laroche, CHU de Montpellier

- Dr Gilles Miserey, Rambouillet

Neurology :

- Pr Hugues Chabriat, Hôpital de Lariboisière

- Pr Jean-Louis Mas, Hôpital Sainte-Anne

- Dr Caroline Papeix, Hôpital Pitié-Salpêtrière

- Dr Didier Rougemont, Paris

- Pr Emmanuel Touzé, CHU de Caen

Ophthalmology :

- Dr Salomon-Yves Cohen, Hôpital de Lariboisière

- Dr Sandrine Galleri, Istres

- Dr Jean-Paul Lumbroso, Chirurgie réfractive, Paris

- Pr Eric Souïed, Centre hospitalier intercommunal de Créteil

- Dr Xavier Subirana, Paris

- Dr Ronan Tanguy, Lyon

Ears Nose and Throat :

- Dr Michel Hanau, chirurgie cervico-faciale, cancérologie, Groupe Santé Victor Pauchet, Amiens

- Dr Jean-Michel Klein, Président du syndicat national des ORL

- Dr Patrick Sachot, chirurgie cervico-faciale, Clermont-l'Hérault

- Dr Robert Vincent, Chirurgie cervico-faciale, cophochirurgie, Clinique du Dr Jean Causse, Colombiers

Pharmacy :

- Dr Françoise Murjas, Marseille

Exercise Physiology :

- Dr Thibaut Guiraud, Clinique Saint-Orens, Toulouse

Chest Physicians :

- Dr Catherine Daniel, cancérologie, Institut Curie

- Dr Alain Livartowski, cancérologie, Institut Curie

- Dr Gérard Mathern, tabacologie, Saint-Chamond

- Pr Charles-Hugo Marquette, cancérologie, soins intensifs respiratoires, CHRU de Nice

- Dr Hervé Pegliasco, cancérologie, allergologie, Hôpital européen de Marseille

- Dr Jean-Baptiste Stern, Institut Mutualiste Montsouris

Psychiatry :

- Dr Paul Bensussan, expert agréé à la cours de cassation, Versailles

- Dr Nicolas Duchesne, Montpellier

- Dr Yann Hodé, Centre hospitalier de Rouffach

- Dr Pascal Josse, CSAPA et CHU de Nancy

- Pr Christophe Lançon, addictologie, Hôpitaux-Sud Marseille

- Dr Hervé Montes, Orléans

Radiology :

- Dr Thierry Buhé, Saint-Brieuc

- Dr Francis Tobolsky, Paris

Rheumatology :

- Pr Maxime Breban, Hôpital Ambroise-Paré

Public Health :

- Dr Edouard Bidou, Paris

- Pr Jean-François Etter, Institut de médecine sociale et préventive de Genève

- Pr Antoine Flahault, Université Paris Descartes

Sexology :

- Dr Pascal de Sutter, Université de Louvain

Tobaccology (smoking cessation) :

- Dr Gilbert Lagrue, pionnier de la tabacologie à Henri-Mondor

- Dr Béatrice Le Maître, CHU de Caen

- Dr Jacques Le Houezec, Rennes

- Dr Philippe Presles, Institut Moncey

Trauma Emergency :

- Dr Françoise Benhamou, Hôpital Ambroise-Paré

Urology :

- Pr François Haab, Hôpital Tenon

- Pr Gilles Karsenty, Hôpital de la Conception, Marseille

- Pr Arnaud Méjean, Hôpital européen Georges-Pompidou

- Pr Alexandre de la Taille, Hôpital Henri-Mondor

- Pr Olivier Traxer, Hôpital Tenon

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Publié le 5 Novembre 2013

Une étude de Jean-François Etter et Chris Bullen

On sait peu de choses sur le changement dans le comportement des utilisateurs de cigarettes électroniques dans le temps. Nous avons suivi 477 utilisateurs de cigarettes électroniques pendant un mois et 367 utilisateurs sur un an.

Nous avons constaté que l'usage de la cigarette électronique n'a pas d' effets délétères sur le comportement tabagique.

Objectif: Evaluer le changement de comportement sur ​​12 mois chez les utilisateurs de cigarettes électroniques ("vapoteurs").

Méthodes: Enquête longitudinale sur Internet, de 2011 à 2013. Les participants ont été inscrits sur des sites dédiés à l'e-cigarette et le sevrage tabagique. Nous avons évalué l'utilisation des e- cigarettes et de tabac chez la même cohorte au départ, puis après un mois (n = 477 ) et un an ( n = 367).

Résultats: La plupart des participants (72%) étaient d'anciens fumeurs et 76% utilisaient des e- cigarettes tous les jour. Au départ, les utilisateurs actuels vapotaient depuis 3 mois, tiraient 150 bouffées par jour sur leur e- cigarette et utilisaient des liquides de remplissage contenant 16 mg/ml de nicotine, en moyenne. Presque tous les vapoteurs quotidiens au départ vapotaient toujours après un mois ( 98%) et un an ( 89%). Chez les vapoteurs quotidiens, le nombre de bouffées par jour sur l'e-cigarettes est resté inchangé entre le début et un an. Parmi les anciens fumeurs qui vapotaient quotidiennement au départ, 6 % avaient recommencé à fumer après un mois et également 6% après un an. Parmi les utilisateurs doubles (les fumeurs qui vapotaient quotidiennement au départ), 22% avaient cessé de fumer après un mois et 46% après un an. Parmi les vapoteurs qui fumaient encore lors du suivi, la consommation de cigarettes a diminué de 5,3 cig. par jour après un mois (de 11,3 à 6,0 cig./jour, p=0,006), mais est resté inchangé entre le début et 1 an de suivi.

Conclusions: Les e-cigarettes peuvent contribuer à la prévention des rechutes chez les anciens fumeurs et au sevrage tabagique chez les fumeurs actuels.

Auteurs: Jean -François Etter (1), Chris Bullen (2)

1) Institut de médecine sociale et préventive, Faculté de médecine, Université de Genève, Suisse

2) Institut national pour l'innovation en santé , École de santé des populations, Université d'Auckland , Nouvelle-Zélande

Lien vers l'article/ link to the article : Addictive Behaviors

Abstract in English

Objective: To assess behavior change over 12 months in users of e-cigarettes (“vapers”).

Methods: Longitudinal Internet survey, 2011 to 2013. Participants were enrolled on websites dedicated to e-cigarettes and smoking cessation. We assessed use of e-cigarettes and tobacco among the same cohort at baseline, after one month (n = 477) and one year (n = 367).

Results: Most participants (72%) were former smokers, and 76% were using e-cigarettes daily. At baseline, current users had been using e-cigarettes for 3 months, took 150 puffs/day on their e-cigarette and used refill liquids containing 16 mg/ml of nicotine, on average. Almost all the daily vapers at baseline were still vaping daily after one month (98%) and one year (89%). Of those who had been vaping daily for less than one month at baseline, 93% were still vaping daily after one month, and 81% after one year. In daily vapers, the number of puffs/day on e-cigarettes remained unchanged between baseline and one year. Among former smokers who were vaping daily at baseline, 6% had relapsed to smoking after one month and also 6% after one year. Among dual users (smokers who were vaping daily at baseline), 22% had stopped smoking after one month and 46% after one year. In dual users who were still smoking at follow-up, cigarette consumption decreased by 5.3 cig/day after one month (from 11.3 to 6.0 cig./day, p = 0.006), but remained unchanged between baseline and 1-year follow-up.

Conclusions: E-cigarettes may contribute to relapse prevention in former smokers and smoking cessation in current smokers.

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Publié le 11 Septembre 2013

Utilisation aiguë d'une cigarette électronique: dose de nicotine délivrée et effets subjectifs.
Lynne Dawkins, Olivia Corcoran. Psychopharmacology
http://rd.springer.com/article/10.1007%2Fs00213-013-3249-8

Rationel
Peu d'études ont montré si les e-cig délivraient des quantités mesurables de nicotine dans le sang.
Objectifs
Cette étude a mesuré les effets d'une e-cig de première génération (Skycig) utilisant un e-liquide à 18 mg/ml (nicotinémie, symptômes de manque, et envie irrésistible de fumer).
Méthode
14 vapoteurs réguliers (3 femmes), abstinents de vape depuis 12h, ont participé à une séance expérimentale durant 2h 1/2. Des prélèvements sanguins ont été fait, et des questionnaires remplis (symptômes de manque, envie irrésistible de fumer, effets subjectifs positifs et négatifs) à 4 occasions: avant de vaper, après 10 bouffées, après 60 minutes de vapotage libre, et après 60 minutes de repos.
Résultats
L'ensemble des échantillons sanguins n'ont été obtenus que pour 7 participants. La nicotinémie (concentration de nicotine dans le plasma) est passée de 0,74 ng/ml avant, à 6,77 ng/ml après 10 bouffées, et atteignant un pic maximal de 13,91 ng/ml après la période de vape libre. Les symptômes de manque et l'envie irrésistible de fumer ont été significativement réduits; des effets subjectifs positifs ont été ressentis, et très peu d'effets indésirables ont été constatés.
Conclusions
Ces résultats montrent que ce modèle de e-cig permet de délivrer des quantités fiables de nicotine après une utilisation aiguë dans ce groupe de vapoteurs réguliers. D'autres études seront utiles pour quantifier plus précisément l'absorption de nicotine en fonction du mode d'inhalation, et les relations avec la possibilité d'utiliser la e-cig pour l'arrêt du tabac ou la réduction du risque.

  Nouvelle étude de Dawkins, dosage de nicotine dans le sang après utilisation d'une e-cigarette de première génération  Nouvelle étude de Dawkins, dosage de nicotine dans le sang après utilisation d'une e-cigarette de première génération

Cette étude est intéressante, car malgré l'utilisation d'une e-cigarette de première génération, les nicotinémies (figure de gauche) obtenues sont relativement conséquentes. Des variations assez importantes entre les sujets ont cependant été constatées, mais c'est aussi le cas avec la cigarette conventionnelle. Le mode d'inhalation de chaque vapoteur peut en être la cause.

Elle montre aussi (figure de droite) que l'envie irrésistible de fumer est atténuée dès les premières bouffées (sujets abstinents depuis 12h).

Ces données permettent de comprendre pourquoi la e-cigarette s'avère efficace pour arrêter de fumer, ce qui arrive souvent chez les utilisateurs, même s'ils n'en avaient pas l'intention au départ.

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Publié le 9 Septembre 2013

Le but de cette étude a été d'étudier le comportement de vapoteurs ayant réussi à arrêter de fumer avec la cigarette électronique, ainsi que les bénéfices perçus, les effets indésirables et une estimation de leur dépendance à la e-cigarette par rapport au tabac.

Les analyses ont porté sur 111 sujets qui ont réussi à arrêter de fumer pendant au moins 1 mois en utilisant exclusivement une e-cigarette (soit de seconde génération de type eGo pour 90,9% d'entre eux, soit de troisième génération de type mod, pour 9,1% d'entre eux). L'abstinence de tabac était vérifiée par la mesure de la carboxyhémoglobine (celle qui est polluée par le monoxyde de carbone, et ne peut plus transporter l'oxygène dans le sang). Les taux de nicotine utilisés à l'initiation de l'étude, 1 mois après l'arrêt, et lors d'un entretien environ 8 mois après ont été recueillis. La dépendance à la e-cig a été évaluée en utilisant la première question du test de Fagerström (délai de la première cigarette ou première e-cig du matin), et comparée à celle à la cigarette avant l'arrêt.

La majorité des participants (recrutés à l'hôpital où a eu lieu l'étude, ou sur un site grec d'utilisateurs de e-cig) étaient des hommes (84%), et une grande partie d'entre eux étaient des fumeurs de plus de 20 cig/j. L'analyse montre que 42% d'entre eux ont cessé de fumer au cours du premier mois d'utilisation et 19,8% dès le premier jour. Parmi les participants, 31,5% ont initié leur utilisation de e-cig avec un modèle de première génération, mais l'ont trouvé suffisant seulement pour réduire leur consommation, mais pas pour arrêter. Il est important de noter que 62,2% des participants avaient essayé d'arrêter de fumer dans le passé, soit sans aide (58,6%), soit en utilisant les méthodes pharmacologiques validées (30,6%).

Les concentrations en nicotine des e-liquides utilisés sont représentés sur la figure.

Farsalinos : Etude des doses de nicotine utilisées et du mode d'utilisation de la e-cigarette chez des fumeurs arrêtant de fumer

Ils ont tous démarré l'utilisation de e-cigarette avec des e-liquides > 5 mg/ml de nicotine, mais 74% d'entre eux ont utilisé des e-liquides > 15 mg/ml de nicotine. Seize pour cent (16,2%) ont dû augmenter leur dose initiale afin d'obtenir une substitution totale de leur tabagisme. Quatre ont augmenté de 18 à 24 mg/ml, 1 de 16 à 24 mg/ml, 1 de 12 à 24 mg/ml, 9 de 12 à 18 mg/ml, 2 de 9 à 18 mg/ml et 1 de 6 à 12 mg/ml. Aucun vapoteur n'a diminué sa dose avant d'arrêter de fumer. Au total 81% d'entre eux ont utilisé des e-liquides > 15 mg/ml.

Par contre, lors de l'entretien, environ 8 mois après, les taux de nicotine des e-liquides utilisés étaient significativement plus faibles que lors de l'initiation ou de l'arrêt du tabac (p < 0,001). La majorité, 64,9% utilisaient des taux plus faibles qu'au moment de l'arrêt du tabac, mais seulement 4,5% utilisaient un e-liquide sans nicotine (0 mg/ml) au moment de l'entretien. La diminution du taux de nicotine utilisé était dépendant de la durée de l'arrêt (p < 0,001). Après avoir pris en compte et ajusté en fonction du taux de nicotine utilisé pour arrêter de fumer, la durée d'utilisation de la e-cigarette était significativement associée à la réduction du taux de nicotine au cours de l'utilisation (régression logistique, p < 0,001).

Les effets indésirables ont été pour la plupart modérés et temporaires. L'irritation de la gorge (27%), et la toux (13,5%) ont disparu très rapidement, 7,2% ont rapporté des problèmes gastro-intestinaux ou des brûlures d'estomac, et 5,4% des palpitations qui ont disparu très rapidement. D'autres effets représentant moins de 5% des participants ont été des maux de tête, la somnolence, ou des problèmes d'endormissement, des douleurs thoraciques, et des saignements de nez et des gencives. Aucune réaction allergique n'a été observée. La plupart des participants (71,2%) ont rapporté une prise de poids après l'initiation de la e-cigarette. De plus, la plupart des participants ont rapporté une capacité accrue d'exercice physique (76,6%), et une amélioration du goût et de l'odorat (81,9%). Les autres bénéfices rapportés ont été moins de toux au réveil (58,6%) et un meilleur sommeil (22,3%).

En comparant la dépendance au tabac antérieure, et celle évaluée pour la e-cigarette, elle était significativement plus faible avec la e-cigarette, tant avec le score du Fagerström (1 question cotée de 0 à 3), la médiane étant de 2 (de 2 à 3) avec la cigarette, et de 2 (de 1 à 2) avec la e-cigarette, qu'avec la question d'évaluation de la dépendance sur une échelle de 1 à 100, la médiane a été de 83 (77-89) pour la cigarette, et de 59 (49-66) pour la e-cigarette, dans les deux cas la différence était statistiquement significative (p < 0,001).

L'étude est entre libre accès ici (en anglais):

http://www.la-press.com/evaluating-nicotine-levels-selection-and-patterns-of-electronic-cigare-article-a3858

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