Articles avec #nicotine tag

Publié le 27 Août 2015

Après Montpellier, où j'ai fait ma première formation sur le vaporisateur personnel et la nicotine pour l'enseigne Nicotech, c'est à Pont-L'Abbé que j'ai réalisé une formation pour la boutique Vap'Art (Patricia Côme) le 28 juillet dernier.


J'espère que d'autres enseignes et boutiques se manifesteront pour ces formations, je pense que c'est un réel plus pour les professionnels, pas seulement pour les boutiques, mais aussi pour les fabricants de liquides, les professionnels de la santé, les journalistes, et les enseignants.

(cliquez sur "Formations Amzer Glas" dans la barre de menu ou le menu à droite sous "Pages")

Voir les commentaires

Publié le 18 Juin 2015

Konstantinos Farsalinos vient de publier une nouvelle étude (mais qui a été réalisée fin 2013, ce qui montre qu'il peut être long parfois de publier une étude).

Pour ceux qui comprennent l'anglais, l'article est en libre accès, vous pouvez aussi lire son analyse sur son blog.

Pour cette étude, 24 vapoteurs confirmés (vapant et ayant arrêté de fumer depuis au moins 1 mois) et 23 fumeurs n'ayant jamais vapé ont tous utilisé la même configuration. Une Evic munie d'un clearomiseur EVOD, réglée sur 9W (c'est la même configuration qu'utilisée dans cette autre étude). Les participants devaient prendre 10 bouffées en 5 minutes, puis l'utiliser autant qu'ils souhaitaient pendant encore 60 minutes. Des prélèvements sanguins ont été réalisés avant de commencer à vaper, puis à 5, 20, 35, 50 et 65 minutes. Le nombre de bouffées, ainsi que la durée de chaque bouffée ont aussi été mesurés.

Le résultat principal est que les vapoteurs naïfs (les fumeurs) ont obtenu des taux de nicotine dans le sang plus faibles que les vapoteurs confirmés, comme le montre ce graphique.

Il est important d'apprendre à vaper pour améliorer l'efficacité d'absorption de la nicotine

Cette différence a été expliquée par une durée plus courte des bouffées chez les fumeurs (2,3 s) que chez les vapoteurs (3,5 s) (à droite sur le graphique ci-dessous), mais la signification statistique n'était pas très forte, ce qui indique que d'autres facteurs, comme le temps d'inhalation, ou le temps de rétention dans les poumons de la bouffée, sont des facteurs importants aussi. Par contre, le nombre de bouffées prises par les vapoteurs et les fumeurs était identique, comme le montre le graphique ci-dessous (à gauche), ce qui montre que ce n'est pas le nombre de bouffées qui peut expliquer ce résultat.

Il est important d'apprendre à vaper pour améliorer l'efficacité d'absorption de la nicotine

Cette étude montre clairement, qu'il est important pour un fumeur souhaitant arrêter de fumer avec la vape, d'apprendre à vaper correctement. C'est un point important à considérer dans les conseils prodigués par les boutiques. Le fumeur doit savoir qu'il est indispensable de prendre des bouffées plus longues et plus douces que celles qu'il fait sur une cigarette. C'est important pour une absorption efficace de la nicotine, comme le montre cette étude. De plus, cette étude confirme la précédente réalisée par la même équipe, qui avait montré que ce qu'un fumeur obtient en 5 min avec une cigarette, ne peut être obtenu qu'en 30 à 35 min avec le type de cigarette électronique utilisée ici (vaporisateur personnel de seconde génération), et en 1h avec une cigarette électronique de première génération (cigalike), comme le montre le graphique de la précédente étude.

Il est important d'apprendre à vaper pour améliorer l'efficacité d'absorption de la nicotine

L'innovation technologique que nous avons connu ces deux dernières années laisse supposer que les vaporisateurs personnels de troisième génération sont capables de délivrer la nicotine encore plus rapidement que ceux de seconde génération, et que donc ils doivent être plus efficaces pour aider les fumeurs à arrêter de fumer. Nul doute que Konstantinos Farsalinos saura nous le montrer dans une prochaine étude.

Voir les commentaires

Publié le 18 Mai 2015

Conférences grand public sur le VP

En 2015, je vais faire 5 conférences publiques sur le thème:

Cigarette électronique : une révolution dans le sevrage tabagique ?

La première de ces conférences a eu lieu à Rennes le 9 avril (voir le résumé par Yvon Rolland ici)

La seconde aura lieu à Paris demain, le 19 mai au Crowne Plazza République, 10 place de la République à 19h45.

Conférences grand public sur le VP
Conférences grand public sur le VP

Voir les commentaires

Publié le 14 Avril 2015

Je viens de recevoir cette dépêche AFP de la part d'une journaliste.

Oslo, 14 avr 2015 (AFP) -

La nicotine de la cigarette électronique est aussi dangereuse pour l'entourage d'un fumeur que celle de la cigarette papier, conclut un rapport publié mardi en Norvège, ébranlant l'image répandue d'une certaine innocuité.

Au même titre que le tabagisme passif, le vapotage passif peut affecter le système cardiovasculaire, avoir des effets stimulants et créer une dépendance chez les individus, estime l'Institut norvégien de la santé publique dans une étude.

"Les niveaux de nicotine ambiants en cas d'exposition passive à l'aérosol de cigarettes électroniques peuvent déboucher sur des niveaux de nicotine dans le sang à peu près aussi élevés que chez un fumeur passif de cigarettes classiques", souligne l'organisme norvégien.

"Cela signifie que des effets nicotiniques nocifs similaires peuvent être attendus en cas d'exposition passive aux cigarettes électroniques comme en cas d'exposition passive aux cigarettes habituelles", ajoute-t-il.

S'appuyant sur la littérature et la recherche scientifique existantes, le rapport ne concerne que les cigarettes électroniques à base de nicotine.

S'il souligne qu'elles contiennent moins de substances nocives que les cigarettes papier et qu'elles peuvent être utiles aux fumeurs qui tentent de mettre fin à leur dépendance, l'Institut de santé publique fait valoir que ces cigarettes ne sont pas sans risques pour l'utilisateur et que leurs effets sur la santé à long terme sont encore largement méconnus.

Le gouvernement norvégien, qui avait commandé l'étude, réfléchit à une nouvelle réglementation pour combler un certain vide juridique.

Si la production, l'importation et la commercialisation de cigarettes électroniques à base de nicotine sont interdites dans le pays scandinave, il reste possible d'en acheter sur des sites internet étrangers et, contrairement au tabac, leur utilisation dans les lieux et les transports publics est tolérée.

 

Cette déclaration des autorités norvégiennes, est semble-t-il basée sur une étude qu'elles ont commandé, mais qui n'est apparemment pas encore publiée. Une étude similaire a été publiée l'an dernier: Ballbè M, Martínez-Sánchez JM, Sureda X, Fu M, Pérez-Ortuño R, Pascual JA,
Saltó E, Fernández E. Cigarettes vs. e-cigarettes: Passive exposure at home
measured by means of airborne marker and biomarkers. Environ Res. 2014
Nov;135:76-80.

Voici le tableau qui résume les résultats:

La nicotine et le VP accusés encore une fois à tort

Ce qu'il faut regarder, ce sont les lignes surlignées en jaune, les seules comparables (exposition passive supérieure ou égale à 2h par jour). Les données comparent des non fumeurs exposés à la maison, soit à la fumée de cigarettes, soit à la vapeur de vaporisateur personnel (VP), soit à rien dans les foyers sans consommation de tabac ou vape.

Premièrement, le nombre de sujets est très faible pour l'exposition à la fumée (n=6) et à la vape (n=5). Mais les données montrent qu'il n'y a pas de différence statistique entre les taux de nicotine retrouvés dans la salive ou les urines des personnes exposées passivement à la fumée de tabac ou à la vapeur de VP. Soit! Cependant le véhicule (la fumée par rapport à la vapeur de VP) n'est pas le même, et si le nombre de sujets avait été plus important, il est possible qu'une différence significative ait été retrouvée.

Si les personnes exposées passivement à la vapeur ont des taux de nicotine se rapprochant des personnes exposées passivement à la fumée de cigarette, ils ne sont cependant pas exposés aux autres composant de la fumée, à savoir le monoxyde de carbone (CO), les particules fines solides, et les plus de 70 substances cancérigènes.

Analysons maintenant le contenu de la dépêche.

1. La nicotine de la cigarette électronique est aussi dangereuse pour l'entourage d'un fumeur que celle de la cigarette papier, conclut un rapport publié mardi en Norvège, ébranlant l'image répandue d'une certaine innocuité.

Ce qui est dangereux dans la fumée de tabac, ce n'est pas la nicotine, mais les autres composés, absents de la vapeur de VP.

2. Au même titre que le tabagisme passif, le vapotage passif peut affecter le système cardiovasculaire, avoir des effets stimulants et créer une dépendance chez les individus, estime l'Institut norvégien de la santé publique dans une étude.

En aucun cas, comme l'a montré le Dr Farsalinos, la vapeur de VP n'affecte le système cardiovasculaire ("Although acute smoking causes a delay in myocardial relaxation, electronic cigarette use has no immediate effects."). Le plus dangereux pour le coeur et les vaisseaux, c'est le CO qui prend la place de l'oxygène dans le sang, et les prive donc (mais c'est aussi le cas de tous les organes, à commencer par le cerveau) d'une bonne oxygénation.

La nicotine est en effet un stimulant, comme la caféine, mais il n'existe aucune preuve que le tabagisme passif ait jamais provoqué une dépendance chez les non fumeurs. Les motivations de l'initiation au tabagisme sont avant tout sociétaux (famille, amis, environnement fumeur).

3. "Les niveaux de nicotine ambiants en cas d'exposition passive à l'aérosol de cigarettes électroniques peuvent déboucher sur des niveaux de nicotine dans le sang à peu près aussi élevés que chez un fumeur passif de cigarettes classiques", souligne l'organisme norvégien.

"Cela signifie que des effets nicotiniques nocifs similaires peuvent être attendus en cas d'exposition passive aux cigarettes électroniques comme en cas d'exposition passive aux cigarettes habituelles", ajoute-t-il.

Que les niveaux de nicotine dans le sang des non fumeurs exposés à la vapeur de VP soient aussi élevés que chez les personnes exposées au tabagisme passif, reste à démontrer (n'ayant pas les données de l'étude norvégienne, je ne peux en dire plus). Mais tant bien même que cela soit vrai, les soi-disants "effets nicotiniques nocifs" sont tout simplement inexistants. Il n'existe aucune preuve de la nocivité de la nicotine chez un fumeur, encore moins chez un non fumeur exposé passivement.

4. S'appuyant sur la littérature et la recherche scientifique existantes, le rapport ne concerne que les cigarettes électroniques à base de nicotine.

Encore heureux qu'ils n'aient pas fait l'amalgame jusqu'au bout!

5. S'il souligne qu'elles contiennent moins de substances nocives que les cigarettes papier et qu'elles peuvent être utiles aux fumeurs qui tentent de mettre fin à leur dépendance, l'Institut de santé publique fait valoir que ces cigarettes ne sont pas sans risques pour l'utilisateur et que leurs effets sur la santé à long terme sont encore largement méconnus.

Le couplet habituel.... on se demande quelle littérature scientifique ils ont lu. Sûrement pas les deux revues de la question Hajek et al., et Polosa et Farsalinos qui démontrent toutes les deux que le VP est considérablement moins dangereux pour la santé que fumer.

Nous allons avoir une série planétaire de copiés-collés come celui-ci:
http://www.lapresse.ca/vivre/sante/201504/14/01-4860909-cigarette-electronique-la-norvege-met-en-garde-contre-le-danger-du-vapotage-passif.php#

sans aucune analyse du contenu. Encore une fois!

Voir les commentaires

Publié le 25 Mars 2015

Le Débat Du Soir sur Radio Notre Dame ce soir de 18h30 à 19h30 sur le thème: "Au sujet des amendements de la loi santé et de la directive européenne contre la cigarette électronique : pourquoi s'attaquent-elle à la cigarette électronique ? la cigarette électronique n'est-elle pas une solution face au tabac ?

Emission animée par Alexandre Meyer, avec Brice Le Poutre, Président de l'AIDUCE, Gérard Mathern, Pneumologue et Tabacologue, Jacques Le Houezec, Scientifique et Tabacologue

Pour ré-écouter le Débat: http://www.aiduce.org/interview-radio-notre-dame/

Voir les commentaires

Publié le 17 Mars 2015

Jeudi, je serai à Londres pour parler lors d'une réunion organisée par Cancer Research UK. J'y présenterai des données de Konstantinos Farsalinos qui vont bientôt être publiées.
Voici le programme:

CRUK E-cigarette Research Workshop 1: Mechanisms

Voir les commentaires

Publié le 3 Mars 2015

Dans le cadre de la formation professionnelle continue, je propose des formations destinées aux boutiques d'e-cigarettes, aux fabricants d'e-liquides et tous professionnels concernés par ce secteur d'activité. Ces formations s'adressent aussi aux professionnels de la santé et aux journalistes désireux de mieux comprendre ce qu'est le vaporisateur de nicotine.

En ce qui concerne les boutiques, il n'est pas impossible que dans quelques temps l'on vous demande de justifier d'une formation professionnelle spécifique. La participation à ces formations ne peut que vous être utile pour cela.

Si vous êtes intéressé(e), envoyez-moi un message en utilisant le formulaire dans l'onglet Formations Amzer Glas, et indiquez vos préférences de lieux et de dates, vous pouvez le mettre en commentaire dans le formulaire.

Pour en savoir plus, cliquez sur l'onglet Formations Amzer Glas.

Si vous êtes intéressé(e), envoyez-moi un message en utilisant le formulaire dans l'onglet Formations Amzer Glas, en indiquant vos préférences.

Voir les commentaires

Publié le 25 Novembre 2014

J'ai écrit cet article pour le site Project Syndicate.

RENNES – Michael Russell et Murray Jarvik, deux chercheurs à l’avant-garde de la recherche sur le sevrage tabagique dans les années 1970, se seraient sans doute félicités du développement de la cigarette électronique ou vaporisateur personnel (VP) de nicotine. Outre le fait qu’ils soient une aide temporaire pour ceux qui tentent d’arrêter de fumer, ces nouveaux dispositifs de distribution de nicotine pourraient être des alternatives durables au tabac et donc permettre une éradication presque totale de la consommation des produits du tabac. lire la suite...

I wrote this article for the Project Syndicate website.

The Drag on E-Cigarettes

RENNES – Michael Russell and Murray Jarvik, two pioneers of smoking-cessation research in the 1970s, would probably have welcomed the development of the electronic cigarette or “personal nicotine vaporizer” (PNV). Beyond serving as a temporary aid for people attempting to quit smoking cigarettes, such new nicotine-delivery systems could act as long-term alternatives to tobacco – making it possible to eliminate tobacco consumption almost entirely. Read more...

Escribí este artículo para Project Syndicate.

El rechazo al cigarrillo electrónico

RENNES – Es probable que Michael Russell y Murray Jarvik, pioneros en los setenta de las investigaciones en torno del abandono del tabaco, hubieran celebrado la creación del cigarrillo electrónico, o “vaporizador personal de nicotina”. Además de servir como ayuda transitoria para quienes intentan dejar el cigarrillo, estos nuevos sistemas de administración de nicotina también pueden ser reemplazos permanentes del tabaco y permitir una eliminación casi total de su consumo. Leer más...

Et aussi en arabe, chinois, allemand, néerlandais, russe.

مقاومة السيجارة الإلكترونية

电子烟草的拖累

Widerstand gegen die E-Zigarette

Waarom wordt de E-sigaret gesmoord?

О пользе электронных сигарет

Voir les commentaires

Publié le 15 Octobre 2014

C'est par ce titre aguicheur qu'un site "Stop nicotine", prétendant être "La seule proposition e-cigarette pour se défaire du tabac sans nicotine ni produits chimiques dangereux pour la santé" attire le chalant vapoteur...

Pourquoi "sans nicotine" me direz-vous, puisqu'il s'adresse au fumeur!

Et bien parce que ce site critiquant un autre (Clear smoke), sans doute guère plus spécialiste du vaporisateur personnel, nous dit de but en blanc que:

"...Mais la nicotine (prouvée cancérigène) est bien présente et son addiction n’est pas du tout prise en compte, bien au contraire."

Quand on se permet de dire une telle ineptie, encore faudrait-il citer ses sources... ce que ce site ne fait pas bien sûr. Pour la bonne raison que c'est faux. La nicotine n'est pas reconnue comme cancérigène (dixit l'IARC, l'organisme dépendant de l'OMS qui classifie les substances cancérigènes).

Je ne vais pas m'étendre sur le sujet car ces personnes ne méritent même pas qu'on leur fasse une quelconque publicité. Mais assurément, ce n'est pas avec de tels arguments que les fumeurs vont se tourner vers l'objet qui pourrait les détourner une fois pour toute du tabagisme.

Ce climat délétère autour de la nicotine m'horrifie, cela fait 30 ans que toutes les campagnes anti-tabac martellent que le problème c'est la nicotine. Et ça fait 30 ans que j'essaye de faire passer le message que dans le tabagisme ce n'est pas la nicotine le problème, ce n'est pas elle qui est responsable des maladies, ce sont les produits de combustion du tabac, et que si la nicotine a un rôle c'est justement d'être la solution.

Quelque part je m'amuse à lire ce site. Allez voir par vous-même, il est tout récent. Il n'y a aucun commentaire, mais par contre tous les articles ont reçu exactement 389 "j'aime", étonnant non?

Ah et puis, vous pouvez aller voir, ils ont fait de la recherche! Mais le labo qui fabrique ce produit s'appelle Gaialab, ça vous rappelle rien? (en fait après contact avec Gaiatrend, il semblerait qu'en plus ils surfent sur leur notoriété)

 

La société Gaiatrend m'a demandé de poster un droit de réponse, le voici:

Communiqué Gaïatrend du 16 octobre 2014

Sujet l Gaïalab |

Souvent copié, jamais égalé…

Le secteur du e-liquide semble disposer de beaucoup d’adeptes, de spécialistes puisque bon nombre de nouveaux concurrents (sans compter les nouvelles marques) apparaissent au fil des mois. Pourtant, peu sûr d’eux, certains créent l’ambiguïté en empruntant des noms bien suggestifs. Aussi, nous nous amusons des ruses adoptées pour jouer sur les consonances, sur les couleurs… tout pour semer la confusion.

Alors que ce secteur (de l’e-cig) nécessite pourtant bon nombre d’efforts complémentaires jusqu’à ce que les réglementations posent les jalons nécessaires à une professionnalisation intégrale, la Direction de Gaïatrend, créateur de la marque ALFALIQUID, n’a de cesse que de poursuivre, jour après jour, ceux qui usurpe leur identité.

Nouvel exemple avec Gaïalab qui emprunte, en toute modestie, l’identité de Gaïatrend (pour rappel : précurseur du e-liquide en France, créée en 2008). Ce manque de recherche et d’innovation n’est assurément pas un hasard et sème très logiquement le trouble dans l’esprit des consommateurs, d’autant que le graphisme de Gaïalab n’est qu’une pâle copie de l’identité même de Gaïatrend.

Avis à tous les malins qui auraient l’idée de copier et copier encore… attention, ça risque de vous coûter cher.

La Direction de Gaïatrend.

 

 

 

Voir les commentaires

Publié le 6 Juin 2014

Nicotine Poisoning in an Infant

Scroll down for English version.

Un article publié dans le New England Journal of Medicine va encore sans doute faire les gros titres ! Il est clair qu'il ne faut pas laisser les liquides pour vaporisateur de nicotine à la portée des enfants, c'est la responsabilité des parents, tout comme ils sont sensés le faire pour les produits ménagers. Mais cette article rapporte une fois de plus des chiffres faux concernant la dose létale de nicotine.

Un extrait de l'article traduit ici:

Nous rapportons le cas d'un enfant qui a été victime d'un empoisonnement accidentel en buvant du "e-liquide".

Un garçon de 10 mois a développé des vomissements, une tachycardie, une respiration difficile, et une ataxie du tronc, après avoir ingéré une «petite» quantité de e-liquide contenant de la nicotine. Le magasin qui vend le produit a indiqué qu'il contenait une concentration en nicotine de 1,8% (18 mg par ml) et des quantités inconnues d'huile de wintergreen (salicylate de méthyle), de la glycérine et du propylène glycol.

... Le vomissement est commun avec les expositions par voie entérale....
De petites ingestions peuvent être mortelles. Avec une dose létale médiane comprise entre 1 et 13 mg par kilogramme de poids corporel, une cuillère à thé (5 ml) d'une solution de nicotine de 1,8% pourrait être létale pour une personne de 90 kg.

Heureusement, le niveau de conscience de notre patient, le taux en oxygène de l'hémoglobine, et le taux de salicylate dans le sérum, ainsi que la radiographie thoracique et son profil métabolique de base, étaient tous normaux. Le garçon n'a pas besoin de traitement antidote (généralement de l'atropine ou de la scopolamine pour lutter contre l'activité cholinergique) e
t a récupéré en 6 heures, après l'ingestion de la nicotine.

C'est en fait encore une fois la démonstration que la dose toxique ou létale de nicotine est bien supérieure à ce que ces auteurs rapportent. La dose létale est estimée entre 500 mg et 1000 mg, non pas bue, mais absorbée. Comme le souligne l'article les premiers symptômes sont des nausées et des vomissement, ce qui fait qu'une grande partie de la nicotine est vomie, et donc n'est pas absorbée. Et par ailleurs, prétendre que 5 ml d'un e-liquide à 18 mg/ml est suffisant pour tuer une personne de 90 kg est faux. Cet exemple d'empoisonnement le montre, tout comme le dernier cas recensé de tentative de suicide par une patiente psychiatrique qui a bu une dose de 1500 mg de nicotine. Tout comme cet enfant, cette ingestion n'a pas eu de conséquences chez la patiente qui l'a fait.

Espérons que la presse lise l'article de Science & Avenir : E-cigarette. Combien de nicotine faut-il pour tuer un homme ? avant de faire des gros titres de cet article.

_____________________________________

An article published in the New England Journal of Medicine will probably still make headlines! It is clear that parents should not leave e-liquids at reach of children. It is the responsibility of parents, just as they are supposed to do for household products. However, this article reports again false figures for the lethal dose of nicotine.

An excerpt from the article:

We report a case of a child who was poisoned by e-cigarette refill liquid (“e-liquid”).

Vomiting, tachycardia, grunting respirations, and truncal ataxia developed in a 10-month-old boy after he ingested a “small” amount of e-liquid nicotine. The vaping (or “vape”) shop that compounded the product reported that it contained a nicotine concentration of 1.8% (18 mg per milliliter) and unknown concentrations of oil of wintergreen (methyl salicylate), glycerin, and propylene glycol.

... Vomiting is common with enteral exposures.
... Small ingestions could be deadly. With an estimated median lethal dose between 1 and 13 mg per kilogram of body weight, 1 teaspoon (5 ml) of a 1.8% nicotine solution could be lethal to a 90-kg
person.

Fortunately, our patient's levels of consciousness, hemoglobin oxygen, and serum salicylate, as well as findings on chest radiography and his basic metabolic profile, were all normal. The boy did not require antidote therapy (usually atropine or scopolamine to combat cholinergic activity) and recovered baseline health 6 hours after ingesting the poison.

This is actually once again demonstrated that the toxic or lethal dose of nicotine is much higher than what these authors report. The lethal dose is estimated between 500 mg and 1000 mg, not ingested, but absorbed. As noted in the article, the first symptoms are nausea and vomiting, which makes that much of the nicotine is vomited, and therefore is not absorbed. And also claim that 5 ml of e-liquid 18 mg/ml is sufficient to kill a person of 90 kg is false. This example of nicotine poisoning shows it, as well as the last case of attempted suicide by a psychiatric patient who drank a dose of 1500 mg of nicotine. Like this child, this ingestion had no consequences in the patient who did it.

Hopefully the press will read the paper from Brend Mayer How much nicotine does it take to kill a man? before making headlines with this article.

Voir les commentaires