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Publié le 9 Décembre 2016

Le rapport du Surgeon General, l'autorité américaine en termes de santé, vient juste d'être publié et fait les gros titres dans la presse mondiale. C'est son côté volontairement alarmiste qui en fait un sujet de choix pour les journalistes. Pourtant en y regardant de plus près, on voit très vite la supercherie consistant à diaboliser une fois de plus la nicotine et la vape.

Ce qui n'est pas dit dans la campagne de communication à propos du rapport

Premièrement, le rapport omet ou essaye d'occulter la comparaison de la vape et du tabagisme des jeunes. C'est le cas si l'on ne consulte que le résumé et non pas le rapport complet. La plupart des graphiques mis en avant concerne uniquement l'utilisation de la vape. Mais page 51 et 52 du rapport on trouve les deux graphiques suivants où l'on peut voir qu'en seulement 2 ans (2013 vs. 2015) le tabagisme des jeunes (ceux n'utilisant que des cigarettes =  Combustible only en vert sur le graphique) a été divisé par deux.

Surgeon General's Report : ce que l'on ne dit pas dans la presse
Surgeon General's Report : ce que l'on ne dit pas dans la presse

Aller dire, comme la plupart des titres de presse l'on fait, que la vape est un danger majeur de santé publique pour les jeunes est donc soit un manque flagrant d'investigation (on fait une fois de plus du copié-collé, sans se poser de questions...), soit une volonté de nuire. Et de la part du Surgeon General américain, c'est un scandaleux mensonge, dont l'effet pourrait être une catastrophe sanitaire sans égal dans l'histoire. Si l'utilisation de la vape est réduite chez les jeunes suite à la nouvelle réglementation américaine, leur tabagisme va reprendre et les conséquences à long terme seront catastrophiques. Cette politique ne fait que favoriser ce qu'elle prétend combattre : le tabagisme et la consommation de cigarettes, mode de consommation le plus dangereux du tabac du fait de la combustion (par rapport au tabac non fumé par exemple comme le snus). Il ne faut pas oublier que ce qui tue dans le tabagisme c'est d'inhaler de la fumée (de quelque végétal que ce soit), et non pas la nicotine.

 

La diabolisation de la nicotine

Une fois de plus c'est la nicotine qui est diabolisée. La majorité des effets négatifs sur la santé rapportés est liée à la consommation de cigarettes, pas à celle de nicotine. Aucun des effets mis en avant pour volontairement dramatiser le rapport n'ont été observés avec les substituts nicotiniques (comme pour la femme enceinte et le foetus) ou même le snus (tabac non fumé suédois). Nous avons plus de 30 ans de recul sur les données pour ces produits.

Il est aussi mentionné la très forte puissance addictive de la nicotine, mais le rapport omet de dire que ce n'est le cas que lorsque la nicotine est fumée et donc accompagnée de nombreuses autres substances qui renforcent cette dépendance (substances IMAO de la fumée ayant des propriété antidépressives, acétaldéhyde, menthol facilitant l'inhalation présent dans toutes les cigarettes, pas seulement celles dites mentholées...). Les enquêtes chez les vapoteurs montrent toutes une réduction progressive de la dose de nicotine utilisée et surtout une dépendance beaucoup moins forte, de l'ordre de celle observée pour la caféine. Il est donc mensonger de dire que la nicotine est aussi addictive que la cocaïne ou l'héroïne, sans mentionner que cela n'est le cas que lorsque qu'elle est fumée.

La vape est certes une inhalation de nicotine, mais d'une part elle n'est pas accompagnée par les substances de la fumée de tabac, et d'autre part son absorption est plus lente qu'avec la cigarette, car la vapeur est un véhicule plus lent que la fumée de tabac (dans la fumée de tabac la nicotine est principalement transportée sur les gouttelettes de goudrons, absentes de la vapeur). Ces données sont faussées lorsque l'on observe seulement les concentrations de nicotine dans le sang veineux, comme c'est presque toujours le cas dans les études pharmacocinétiques. Lorsque l'on regarde dans le sang artériel, celui qui va directement au cerveau, les concentrations de nicotine suite à la consommation d'une cigarette sont 6 à 10 fois supérieures à celles mesurées au niveaux veineux, et atteignent leur pic bien plus tôt (en quelques 10 à 20 secondes, alors qu'au niveau veineux le pic n'apparaît qu'à 5 minutes). C'est aussi un facteur très important dans la capacité d'une drogue à être addictive (c'est pour cela que le crack est plus addictif que la cocaïne sniffée ou même injectée).

 

En conclusion

Ce rapport est une entreprise de désinformation qui rappelle largement celui de l'OMS (voir leur récente position après la CoP7 de novembre 2016), qui pourrait avoir des conséquences désastreuses sur la mortalité à venir due au tabagisme. La vape est une technologie de rupture qui est la meilleure chance que nous ayons pour faire disparaitre le tabagisme. Aller à l'encontre de son développement est criminel. Espérons que les autorités sanitaires de tous les pays se ressaisissent rapidement pour éviter le milliard de morts anticipé par l'OMS pour le 21ème siècle si l'on n'enraye pas le tabagisme.

 

 

 

 

 

 

 

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Publié le 16 Mars 2016

Un petit mot pour remercier le journaliste de RTL Belgique de son article sur la présentation que j'ai faite au Colloque de la Revue le Flyer en septembre dernier à Paris.

La vidéo de ma présentation est disponible ici :

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Publié le 9 Octobre 2015

Les méfaits ou l'euphorie ? Réglementer les stupéfiants, l'alcool et la nicotine.

Cet article (en anglais) de Clive Bates* est paru dans le journal Politique internationale

C'est avec son accord que je vous propose quelques extraits.

L'introduction commence ainsi :

Les drogues récréatives représentent une très grande industrie mondiale, peut-être deux trillions de dollars par an. Le marché est estimé à 1000 milliards de dollars pour l'alcool, 800 milliards pour la nicotine et 330 milliards pour les drogues illicites. Ces estimations sont des approximations, mais elles donnent une idée de l'immense échelle de l'entreprise d'approvisionnement et, bien sûr, la demande et la volonté (ou le désespoir) à payer pour l'expérience de l'utilisation de drogues récréatives. L'utilisation de certaines drogues récréatives telles que la caféine est tellement omniprésente qu'elle n'est souvent même pas considérée comme une drogue. Les divers cadres politiques pour gérer les risques et les avantages de ce vaste commerce sont vétustes, et loin d'offrir les meilleurs résultats globaux de bien-être.

Puis il continue en développant les politiques émergentes sur la réduction des risques et des méfaits :

L'idée importante est que de nombreuses drogues, y compris les «drogues dures» peuvent être utilisées de façon relativement sûre si elle sont utilisées avec modération. Cela ne veut pas dire qu'il faut négliger les caractéristiques addictives ou la tolérance à certaines drogues, ce qui signifie que des doses plus importantes deviennent nécessaires pour maintenir un effet. Et je ne cherche pas à minimiser les effets de l'intoxication en termes de sécurité ou comme une cause de violences. Cependant, une grande partie des dangers pour l'individu découle de la méthode d'administration de la drogue et des conditions dans lesquelles elle est obtenue. Quelques exemples sont présentés ci-dessous pour éclairer cet argument.

Il parle successivement des drogues associées aux rave parties (ecstasy), des drogues injectées, de l'alcool, puis de la nicotine. Je vais ici traduire la partie sur la nicotine :

Nicotine

L'exemple le plus fort de la fausse confusion entre l'usage de drogue et le préjudice est le cas de la nicotine. Il y a plus d'un milliard de fumeurs dans le monde, consommant environ six billions (1012) de cigarettes par an. Fumer provoque des maladies et une mort prématurée, principalement par le cancer, les maladies cardiovasculaires et les maladies respiratoires. L'Organisation mondiale de la santé estime que 100 millions de personnes sont mortes de maladies dues au tabac au 20e siècle et, selon les tendances actuelles, un milliard mourront prématurément au 21e siècle. Toutefois, l'agent psychoactif primaire du tabac, la nicotine, n'est pas en soi particulièrement nocif. Il fournit aux utilisateurs le contrôle de l'humeur et de l'anxiété (expliquant sa popularité dans les périodes de guerre), l'amélioration de la concentration et peut même avoir des effets protecteurs contre certaines maladies. Cependant, c'est le système de délivrance dela nicotine - les particules de fumée et de gaz toxiques provenant de la combustion de matière organique - qui cause la plus grande partie des méfaits à l'utilisateur. On sait depuis quatre décennies que: "les gens fument pour la nicotine, mais meurent du goudron". Comme pour les seringues sales [ndlt: référence aux échanges de seringues pour les drogues injectées, citée dans un paragraphe précédent], s'il est possible de trouver un système d'administration propre pour la nicotine, alors une grande partie de la morbidité pourrait être éliminée, si il est adopté de façon généralisée comme une alternative à la cigarette.

Le Collège royal britannique des médecins a effectué la synthèse des données scientifiques sur le tabac et le tabagisme depuis son rapport révolutionnaire sur le tabagisme et la santé de 1962. Dans son rapport de 2007, son œuvre majeure sur la «réduction des risques», le Collège royal des médecins a mis en avant les options à risque réduit pour les utilisateurs de nicotine:

Ce rapport met en avant les stratégies de réduction des risques visant à protéger les fumeurs. Il démontre que les fumeurs fument principalement pour la nicotine, que la nicotine elle-même n'est pas particulièrement dangereuse, et que si la nicotine pouvait être délivrée sous une forme qui est acceptable et efficace comme substitut aux cigarettes, des millions de vies pourraient être sauvées.

Cette réflexion est à la base du soutien pour l'utilisation de tabac non fumé comme le snus, du tabac mis dans un sachet et placé entre la lèvre et la gencive, la nicotine est absorbée directement dans la circulation sanguine. Le snus est largement utilisé en Scandinavie et dans une moindre mesure aux États-Unis. Il est susceptible d'être au moins 98% moins risqué que de fumer, en prenant en compte tous les sites de cancer, et il est la raison pour laquelle la Suède a les taux les plus bas de tabagisme et de maladies dues au tabac dans le monde. L'utilisation du snus fournit une preuve convaincante du concept de réduction des risques et des méfaits par l'intermédiaire un système d'administration de nicotine alternative.

Cela a également fait que de nombreux experts ont accueilli l'émergence de l'e-cigarette et d'autres technologies de vaporisation comme une opportunité plutôt qu'une menace, bien que beaucoup d'activiste de la lutte antitabac soient souvent opposés à ces technologies, croyant que leur but est d'attirer et "d'accrocher" de nouveaux utilisateurs. Le poids de la preuve est fortement du côté de ceux qui y voient un grand potentiel, avec une bonne réglementation il n'y a aucune preuve pour suggérer un quelconque «effet passerelle» et les éléments de preuve font plutôt penser que les cigarettes électroniques sont une alternative au tabagisme, même pour les jeunes utilisateurs. C'est ce qu'a conclu un rapport d'expert pour le gouvernement par l'agence anglaise de la santé publique [ndlt: cet article ayant été écrit en mai 2015, il n'a pas pu faire référence au rapport du Public Health England, paru en août dernier, mais à celui de l'an dernier].

Fumer tue, et des millions de fumeurs en vie aujourd'hui mourront prématurément de leur tabagisme, sauf qu'ils arrêtent de fumer. Ce fardeau retombe principalement sur les plus défavorisés dans la société. La prévention des décès et des invalidités exige des mesures qui aident le plus grand nombre possible de fumeurs actuels à cesser de fumer. La possibilité de passer à la cigarette électronique comme une source alternative et beaucoup plus sûr de nicotine, comme un choix de vie personnelle plutôt qu'un service médical, a un énorme potentiel pour atteindre les fumeurs actuellement réfractaires aux approches existantes. L'émergence de la cigarette électronique et l'arrivée probable de dispositifs contenant de la nicotine plus efficaces, actuellement en développement, fournit une alternative radicale au tabac, et les preuves à ce jour suggère que les fumeurs sont prêts à utiliser ces produits en nombre substantiel.

Les cigarettes électroniques, et d'autres dispositifs délivrant de la nicotine, offrent donc de larges avantages potentiels pour la santé, mais maximiser les bénéfices tout en minimisant les méfaits et les risques pour la société exige une réglementation appropriée, une surveillance attentive, et la gestion des risques. Toutefois, la possibilité d'exploiter ce potentiel dans les politiques de santé publique, en complément des politiques globales de lutte antitabac existante, ne devrait pas être manquée.

Le défi majeur pour la poursuite du développement de produits plus sûrs délivrant de la nicotine sera le cadre réglementaire émergent aux États-Unis et dans l'Union européenne, et la direction fixée par l'Organisation mondiale de la Santé. Cela nécessitera une compréhension claire, chez les utilisateurs et les décideurs politiques, des risques relatifs impliqués dans les différentes façons de prendre la nicotine. La principale différence est entre les produits comportant une combustion et ceux qui ne comportent pas de combustion, mais juste une vaporisation de la nicotine: la différence de risque est de 1 à 2 ordres de grandeur. Les avantages potentiels de la construction de cette vision dans les politiques de santé sont extrêmement grands.

Clive Bates propose ensuite des pistes pour une réglementation rationnelle des drogues :

  • Évitez des objectifs irréalistes. Nous devrions accepter qu'une société sans drogue ou sans risque est impossible et peu souhaitable, et les efforts pour y parvenir seront extrêmement nuisible, comme ils l'ont toujours été dans le passé.

  • Focaliser les objectifs sur les méfaits et le bien-être. L'objectif des politiques devrait être de gérer l'utilisation des drogues récréatives de façon à maximiser le bien-être et réduire les méfaits, tout en respectant les libertés individuelles et les choix personnels. [...]

  • Développer une justification claire de l'intervention. Les choix politiques doivent être fondés sur une justification claire de l'intervention du gouvernement, largement basés sur : la prévention des dommages à des tiers; la réduction des méfaits pour les utilisateurs sans empêcher l'utilisation; et la limitation de l'adoption par les nouveaux utilisateurs, mais médiés par le respect de la liberté individuelle et le droit de se livrer à des comportements à risque s'ils ne nuisent pas à autrui.

  • Évaluer tous les coûts, les risques et les avantages pertinents. Le cadre politique doit être fondé sur un examen nuancé des risques et des avantages de l'usage des substances psychoactives et des risques et des avantages des interventions politiques, en prenant attentivement en compte l'impact des conséquences imprévues, mais prévisible, de politiques mal conçues.

  • La réglementation doit être proportionnelle au risque. Là où les utilisateurs ont un éventail d'options pour obtenir des effets fonctionnels similaires, un soin particulier doit être pris afin d'assurer que la réglementation ne faussent pas le choix ou favorise des options plus risquées. [...]

  • Appliquer les principes de bonne réglementation. Les mesures réglementaires doivent être fondées sur les preuves, proportionnées au risque, et non discriminatoire, tout en étant soumises à la justification et à la remise en cause afin d'être modifiées en réponse à de nouvelles informations. Ce sont des tests qui devraient être appliqués à la réglementation de tout marché de la consommation, et il n'y a aucune raison de ne pas les appliquer aux drogues récréatives.

  • Considérez la situation non seulement le produit. Les décideurs doivent tenir compte de la situation dans laquelle les drogues récréatives sont utilisées, qui peuvent aller de siroter du vin dans un restaurant parisien haut de gamme, à la misère d'une fumerie de crack mexicain. Les préjudices sont souvent définis par le contexte, et peuvent être atténués par l'amélioration de la situation dans laquelle les drogues sont utilisées.

  • Aider les consommateurs à faire des choix grâce à une bonne communication. Dans la communication des risques, il est nécessaire, mais il ne suffit pas, de dire simplement la vérité. Les communicateurs de risques doivent dire la vérité mais aussi prendre soin d'assurer que la communication est correctement comprise et basée sur une compréhension scientifique réaliste des risques.

  • Engager les consommateurs comme des parties prenantes. Beaucoup de consommateurs ont des connaissances et des idées qui ne sont pas appréhendées par la littérature scientifique, et il y a beaucoup de jugements de valeur dans l'élaboration des politiques qui ont besoin d'être informés par les personnes directement touchées. Le mantra "Rien pour nous sans nous", qui trouve son origine dans le discours politique sur la réponse au HIV/sida doit résonner dans les oreilles de ceux qui font la politique sur les drogues récréatives.

Enfin il termine avec un chapitre sur les jeunes :

Compte tenu de l'émotion, de la peur et de la colère qui entoure cette question, les idées discutées ci-dessus représentent un ordre du jour extrêmement difficile pour quiconque prend des décisions, même si une large reconnaissance est à gagner pour les dirigeants qui finiront par les mettre en œuvre. Les arguments contre les interdictions et pour une réglementation éclairée, axée sur les risques, sont extrêmement forts. Cependant, les opposants à cette direction dans la pensée politique ont ce qu'ils considèrent comme un argument puissant de force majeure qui remplace tout: "pensez aux enfants".

Bien sûr, nous devons penser aux enfants. Mais nous ne devons pas laisser la société adulte être mise en forme par des tentatives excessives de contrôler le comportement des jeunes ou de les isoler de la vie adulte. Quand il s'agit de parler de drogues récréatives, nous devons reconnaître que beaucoup de jeunes grandissent avec un appétit pour le risque, sont hostiles à l'autorité, recherchent des expériences d'adultes pour se lier avec l'autre, et ainsi de suite. Tout comme la disponibilité de la contraception pour les adolescents peut sembler cautionner le sexe chez les adolescents, elle offre une meilleure stratégie que l'abstinence prônée par des mots comme "seul le vrai amour attend" suivie par d'inévitables grossesses chez les adolescentes.

Beaucoup peut être fait pour décourager l'usage de drogues chez les adolescents, mais trop de découragement ou de blocage stimulera une opposition de principe à l'autorité imposées par les adultes. Pour obtenir les meilleurs résultats en matière de bien-être, nous devrions traiter les jeunes avec respect et essayer de réduire les risques auxquels ils sont exposés, par une approche similaire à l'approche éclairée de l'utilisation de drogues récréatives chez l'adulte. La réaction à l'augmentation de l'utilisation d'e-cigarettes par les adolescents aux Etats-Unis a fourni un aperçu fascinant des divisions de la santé publique. Pour certains, c'est une tragédie et il y a urgence, exigeant une intervention réglementaire énergique. Pour d'autres, y compris moi, c'est un triomphe, car elle est accompagnée d'une baisse record du tabagisme chez les adolescents - il semble que la technologie bien moins nocive de délivrer de la nicotine, qu'est l'e-cigarette, est en train de remplacer le moyen le plus dangereux de prendre de la nicotine : le tabagisme.

*Clive Bates a eu une carrière diversifiée dans le secteur privé, public et associatif, notamment en tant que Directeur de Action on Smoking and Health (Action sur le tabagisme et la santé) au Royaume-Uni et en tant que membre fondateur de la Transform Drug Policy Foundation. Il dirige maintenant Counterfactual, une société de conseil et de plaidoyer des approches novatrices pour le développement durable.
Cet article a été écrit sans financement et a été initialement publié dans un numéro spécial de la Revue politique française, Politique Internationale - Numéro spécial: La santé publique et la politique fiscale. Septembre 2015. Paris, France.

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Publié le 17 Novembre 2014

Le CDC (US Centers for Disease Control and Prevention) vient de publier les données de l'enquête annuelle chez les jeunes de 2013. En comparant avec les données de 2011 et 2012, on peut réaliser ces graphiques, selon l'âge des adolescents (aux USA, le collège correspond en gros aux élèves de la 6ème à la 4ème, le lycée à ceux de la 3ème à la terminale).

Les données du CDC (Etats-Unis) montrent aussi une baisse du tabagisme chez les jeunes

Comme on peut le voir sur le graphique des collèges, l'utilisation d'e-cigarette s'est stabilisée entre 2012 et 2013, alors que l'utilisation de cigarettes de tabac a baissé, de même que le total des deux au cours de la même période.

Les données du CDC (Etats-Unis) montrent aussi une baisse du tabagisme chez les jeunes

Sur le graphique des lycées, ont peut voir une augmentation de l'utilisation d'e-cigarette entre 2012 et 2013, et une baisse de l'utilisation de cigarettes de tabac, même si le total des deux n'a pas baissé, il y a moins de fumeurs de cigarettes.

Ces chiffres vont donc dans le même sens que ce qui est observé en Angleterre (données ASH), dans le Minnesota, ou à Paris (données PST), soit une baisse régulière de la consommation de cigarettes de tabac chez les adolescents. Ce n'est pourtant pas ce qui est rapporté dans la presse, ou par notre Ministre de la santé, lorsque l'on brandit l'hypothétique passerelle de l'e-cigarette vers le tabagisme. Pourtant, de temps en temps, des journalistes creusent un peu plus la question, et évitent de dramatiser, mais ils sont encore trop peu nombreux. Le risque au final est de décourager les fumeurs d'utiliser un produit qui peut les aider à arrêter de fumer, et de réduire considérablement leur risque tabagique.

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Publié le 27 Octobre 2014

Une étude sur la vape montre que l'utilisation régulière favorise l'arrêt

Il y a un débat dans la communauté scientifique et médicale autour de l'efficacité du Vaporisateur personnel de nicotine (VP) dans l'arrêt du tabac. Cette enquête réalisée en deux temps apporte quelques réponses.

Un échantillon représentatif de la population américaine a été interrogé en 2011/2012 sur l'utilisation de nouveaux produits du tabac (tabac non-fumé etc..., dans lesquels ils ont inclus le VP !!). En 2014, une nouvelle enquête interrogeant 695 fumeurs choisis parmi les 1374 qui avaient été interrogés lors de la première enquête (soit 51%), a établi leur statut tabagique et leur utilisation de VP. Les personnes ont été classées selon qu'elles étaient des utilisateurs réguliers de VP (au moins quotidiennement pendant 1 mois), des utilisateurs intermittents (qui l'utilisaient régulièrement, mais pas quotidiennement), et des non-utilisateurs ou des testeurs (ceux l'avaient utilisé tout au plus 1 ou 2 fois). Lors de l'enquête de 2014, 23% étaient utilisateurs réguliers, 29% étaient utilisateurs intermittents, 18% l'avaient utilisée 1 ou 2 fois, et 30% ne l'avaient pas essayé.

L'arrêt du tabac était la première raison avancée par tous les utilisateurs de VP (par 52,6% de l'ensemble de l'échantillon et par 65,9% des utilisateurs réguliers). Au total, 13,1% des 695 fumeurs interrogés lors de la première vague avaient arrêté de fumer.

Le taux d'arrêt le plus fort (20,4%) a été observé chez les utilisateurs réguliers de VP, comparé à 8,5% des utilisateurs intermittents et 12,4% des non-utilisateurs et testeurs, malgré tout il n'y avait pas de différence significative entre les groupes. Cependant, en analysant les données en prenant en compte certains facteurs (âge, sexe, niveau d'études, ethnicité, et dépendance tabagique), les auteurs montrent que les utilisateurs réguliers de VP sont 6 fois plus susceptibles que les non-utilisateurs ou les testeurs d'avoir arrêté de fumer.

Cet effet n'a pas été retrouvé chez les utilisateurs intermittents. Une association négative a même été retrouvée entre l'utilisation intermittente et un indicateur de motivation à l'arrêt (la perception d'être non-fumeur dans 1 an). Les auteurs concluent que l'utilisation régulière du VP pendant au moins 1 mois est fortement associée à l'arrêt du tabac, et que d'autres études similaires sont nécessaire pour mieux comprendre quels mécanisme sont en jeu.

Référence: Biener L, Hargraves JL. A Longitudinal Study of Electronic Cigarette Use in a Population-Based Sample of Adult Smokers: Association With Smoking Cessation and Motivation to Quit. Nicotine Tob Res. 2014 Oct 9. pii: ntu200. [Epub ahead of print] PubMed PMID: 25301815

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Publié le 13 Juin 2014

Rencontre entre experts internationaux de la vape à Milan

Mercredi 11 juin, s'est déroulé à Milan une conférence intitulée «La cigarette électronique, point de vue sur l'économie, la santé et la culture" réalisé en collaboration entre la Fiesel, l'association des vapoteurs italiens et la LIAF, la Ligue anti-tabac italienne.

Une salle comble a écouté attentivement l'intervention de conférenciers experts de différentes régions du monde afin de discuter des avantages que la cigarette électronique peut apporter à la lutte antitabac et la prévention des maladies dues au tabagisme.

S'exprimant au nom de la Ligue anti-tabac italienne, Riccardo Polosa dans sa présentation a souligné que les campagnes médiatiques lancées au cours des dernières années ont répandu dans l'imaginaire collectif une «biographie trompeuse» de la cigarette électronique. Le soi-disant "bruit du Web" a déformé un instrument qui a immédiatement montré un excellent potentiel pour faire arrêter de fumer des millions de fumeurs: «C'est irresponsable de la part des médias et des autorités d'insister sur les messages alarmistes sur la e-cig quand les preuves scientifiques indiquent la direction opposée - dit Polosa - les sociétés scientifiques et médicales devraient applaudir des deux mains ce produit extraordinaire au lieu de le diaboliser sous le couvert du principe de précaution."

Jacques Le Houezec, consultant en santé publique à Rennes, en France, a présenté des données qui montrent clairement que la cigarette électronique fait déjà diminuer le nombre de fumeurs dans des pays comme la Grande-Bretagne ou la France, où sa propagation a rencontré moins d'opposition. "La cigarette électronique est un produit perturbateur qui a le potentiel de sauver des millions de vies - dit-il - et «le symbole d'une révolution en santé publique, qui a surgi spontanément grâce aux consommateurs, sans coût supplémentaire pour l'Etat et ses contribuables. Il est probable que la cigarette électronique pourrait dans un avenir proche remplacer toutes les «blondes» réalisant ainsi un objectif impossible à atteindre avec les mesures de contrôle du tabac traditionnelles adoptée jusqu'ici."

Selon Umberto Tirelli, oncologue de renommée internationale, qui fait face depuis de nombreuses années au problème des cancers causés par le tabagisme, insiste sur le fait que les femmes en sont les nouvelles victimes: "Chaque année, 6000 femmes développent un cancer du poumon, le double de leurs mères. Dans quelques années, - dit-il - ce sera la principale cause de décès pour elles." Et il poursuit: "Avec l'introduction de la cigarette électronique et l'élimination des substances cancérogènes présentes dans les cigarettes classiques il y a une réduction substantielle de l'exposition à ces agents cancérigènes. En France et en Angleterre, où il y a aussi une augmentation du nombre de vapoteurs, par exemple, il y aura une réduction de certaines des maladies associées au tabac et en particulier des tumeurs. J'espère que même en Italie - a conclu Tirelli - avec l'abandon de la diabolisation de la cigarette électronique, nous pourrons obtenir les mêmes résultats."

Enfin, Konstantinos Farsalinos, un expert reconnu de la cigarette électronique, a présenté des données sur la toxicité des liquide: "Les études toxicologiques ont confirmé que le risque de l'inhalation de vapeur de cigarette électronique est beaucoup plus faible que celui de la fumée de tabac. En particulier, on sait que la très grande majorité des substances toxiques produites par les cigarettes conventionnelles ne sont pas présentes dans l'e-cig. Bien sûr, l'amélioration est encore possible et donc des études ciblées sont nécessaires pour augmenter la sécurité de certains produits"- a ajouté Farsalinos. Selon le chercheur grec les fumeurs devraient être encouragés à vaper activement: "Les institutions devraient promouvoir l'accessibilité et la compétitivité de ces produits par rapport aux cigarettes conventionnelles."

Dans sa présentation, Sabrina Capozzolo, députée nationale du Parti démocrate, a dit que la taxation de la cigarette électronique au même niveau que celle du tabac a été une grosse erreur, et le résultat d'une politique à court-terme peu consciente de la dynamique complexe de ce secteur de l'industrie "nous allons travailler pour un système fiscal plus équitable qui pourra stimuler le secteur de la production en Italie" a-t-elle déclaré. Certes, une réglementation des produits est nécessaire, mais elle doit être mesurée et tenir compte des avantages pour la santé publique et protéger le "Made in Italy." Nous sommes déterminés à faire en sorte que les producteurs ne souffrent pas d'une taxation inéquitable. Un examen approfondi de la réglementation de ces produits est en cours et nous espérons aboutir d'ici Juillet," a ajouté Madame Capozzolo.

Pour conclure la journée, le président de Fiesel (association des vapoteurs italiens), Massimiliano Federici, a dit qu'il était très heureux des messages positifs et pleins d'espoir apportés par la conférence. "Les éléments de preuve que les experts accumulent et qui ont été clairement illustré aujourd'hui sont de bon augure pour un redressement généralisé dans le secteur en Italie. Certes, plus d'attention et de rigueur devraient être mises en œuvre dans les systèmes de production pour protéger les consommateurs. L'engagement de Fiesel Confesercenti est de veiller à ce que ces recommandations soient traduites dans les faits." Représentant aussi Confesercenti, Angelo Sbarra, a également donné un aperçu sur la propagation des cigarettes électroniques en Italie et à l'étranger.

Les présentations des 4 experts sont téléchargeables sur le site de la LIAF.

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Publié le 21 Mai 2014

Tout d'abord, je dois vous assurer que je suis profondément européen. Je crois en l'Europe, mais pas celle qui nous est donnée actuellement.

Je crois en des valeurs que certains politiques partagent, et que j'ai toujours soutenus jusqu'à présent, aucun parti en particuliers, mais des valeurs de solidarité, d'égalité, de partage, de développement durable, d'écologie.

Nos représentants au Parlement européen n'écoutent plus les gens qui les ont élu. C'est facile de faire des promesses qui ne sont jamais tenues. Mais arrive un moment ou le peuple ne "marche" plus dans la combine.

Ce soir je viens d'entendre encore des promesses, plus alléchantes les unes que les autres, mais que je sais n'être que des mots vides de sens. D'où ma colère.

Bien sûr, ma supplique ici ne concerne que le tabagisme... qui s'en préoccupe vraiment?

Juste un "truc" comme ça, parmi d'autres... pourtant, en France cela représente 200 morts par jours, près de 80 000 morts par an... en Europe 700 000..., mais non, personne parmi la classe politique ne daigne s'y intéresser. Ou alors, c'est après avoir écouté d'une oreille distraite les suppliques des lobbyistes des grandes firmes qui leur expliquent que ça ne sert à rien de prendre des mesures drastiques, sauf contre les seules choses qui pourraient avoir un impact véritable sur la santé publique. Bien sûr on ne leur présente pas les choses de cette façon...on les menace de délocalisation, de perte de revenus fiscaux, de choses qui leur sont si douces à leur oreilles....

Pourtant depuis quelques temps les fumeurs ont décidé de prendre leur destin en main. C'est rien, juste une petite chose qui est arrivée en catimini, mais qui par le bouche à oreille s'est développée de façon considérable. En plus, ils ont eu l'outrecuidance de parler entre eux, de créer des forums de discussion, de se conseiller entre eux, de s'entraider, de se rebeller,et même de créer une association (AIDUCE)...

Cette petite chose c'est le vaporisateur personnel (VP) de nicotine (autrement appelé cigarette électronique, mais je n'aime pas ce mot, l'objet est tellement aux antipodes de cette "tueuse" comme ils l'appellent). Oh, le gros mot!!! Quoi? les fumeurs auraient l'incivilité de trouver un moyen de se sevrer du tabac sans qu'on le leur ait donner l'ordre? Horreur!!!

Alors, tout le monde se pointe vent debout pour mettre un peu d'ordre dans tout ça. Les gouvernements, les médecins (même si depuis certains ont pris la mesure des choses, heureusement), la presse bien sûr! Faire peur, ça fait vendre! et puis surtout la communauté du contrôle du tabac, toutes ces associations bien pensantes, qui veulent tellement de bien à leur concitoyens. La dépendance à la nicotine, quelle horreur! La dépendance c'est mal, même si ça ne fait de mal à personne, c'est juste que ça dérange la morale des bien pensant.

On nous refait le coup du snus, ce produit du tabac le moins dangereux qui soit, et que l'Europe s'est empressée de bannir en 1992, de peur (tiens c'est bizarre, ce sont les même arguments qu'on entend maintenant!) que ça rende les jeunes dépendants. Résultat des courses, quelques centaine de milliers de morts, voire plus, qui auraient pu être évitées. Pourtant, nous avons une expérience naturelle, en Suède et en Norvège, qui montre que ce produit aurait pu sauver la vie de tant de fumeurs. Mais non, on a préféré interdire de vente ce produit.

Et vous voulez nous resservir les mêmes arguments pour le VP? Ah oui, mais là, les vapoteurs ne sont pas d'accord. Ils ne se laisseront pas faire (ICE de l'EFVI). Vous l'avez bien vu en octobre au Parlement européen. Ils vous l'ont fait savoir. Ce qui a permis au moins, dans un premier temps, d'éviter la classification du VP en tant que médicament. Mais qu'à cela ne tienne, les lobbies ont tôt fait de rectifier le tir. Puisque les députés européens ont dit non, on va passer par la Commission, tellement plus malléable. Et derrière des portes fermées, cette institution, non élue, s'est empressé de remettre les choses dans le droit chemin. Elle a obtenu ce qu'elle voulait. Classifier la e-cigarette, ni tout à fait comme un produit du tabac, ni tout à fait comme un médicament, mais certainement pas ce qu'elle est, un produit de consommation courante qui permet aux fumeurs de prendre leur santé en main, sans que cela ne coûte un cent aux gouvernements!

C'est la même chose partout, le MHRA anglais tiens absolument à en faire un médicament, la FDA, un produit du tabac, et l'OMS ne veut même pas en entendre parler, il faut tout simplement l'interdire, car pour elle c'est la même chose que le tabac!

Vous n'avez même pas écouté les scientifiques qui vous ont dit, grâce à leurs études, que ce produit innovant et déstabilisant pour la cigarette, pouvait être un bénéfice révolutionnaire pour la santé publique. Ou plutôt, vous avez repris leurs études en les déformant, en interprétant leurs données de façon erronée, pour justifier vos buts préconçus, totalement moralistes, sans qu'ils ne soient basés sur les preuves.

Pourtant depuis, les études montrent que ces scientifiques avaient raison, les ventes de tabac reculent, les fumeurs arrêtent de fumer avec le VP, les jeunes arrêtent aussi de fumer...

Ce qui va résulter de ces élections risque d'être catastrophique pour la démocratie. L'exemple du VP n'est que la pointe de l'iceberg que je mets en avant ici, mais réfléchissez bien, c'est la même chose pour tous les domaines. Vous avez perdu le lien avec vos concitoyens. Votre seul but c'est d'être élu, et ré-élu, pas de défendre vos concitoyens. Il ne faudra pas venir vous plaindre après ces élections.

Mais, c'est décidé, je n'irai pas voter dimanche, même si cela me coûte.

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Publié le 14 Mai 2014

Mise à jour: 31/05/14
Mon message sur le blog de Mme Touraine a été validé.

Notre Ministre de la santé répond à Nicolas Bedos, daignera-t-elle répondre à mon message? (pas à ce jour en tout cas)

http://www.marisoltouraine.fr/2014/05/lettre-a-nicolas-bedos/

J'en doute. Je le reproduis donc ici.

Madame la Ministre,
Je vous ai déjà écrit plusieurs fois, sans réponse… http://jlhamzer.over-blog.com/d%C3%A9saccord-avec-les-propos-de-la-ministre-de-la-sant%C3%A9-concernant-la-e-cigarette
Les ventes de cigarettes reculent comme jamais (http://jlhamzer.over-blog.com/2014/05/les-ventes-de-cigarettes-reculent-encore-de-7-9-en-mars.html), est-ce un hasard? NON !
Les arguments que vous avancez pour limiter l’utilisation du vaporisateur personnel de nicotine (VPN), comme je préfère l’appeler, ne sont validés par aucune étude scientifique. Tout comme la réglementation proposée par l’Europe (http://jlhamzer.over-blog.com/2014/01/d%C3%A9claration-scientifique-sur-la-directive-tabac-europ%C3%A9enne.html). La France pourrait devenir, grâce à la situation particulière que nous avons jusqu’à présent, un laboratoire expérimental de l’utilisation du VPN. Réfléchissez, vous pourriez devenir la Ministre qui a eu la vision de l’avenir, celle qui aura eu le courage politique de résister à l’appel de Big Tobacco, et qui démontrera que le VPN peut sauver des vies. Vous le savez très bien, 73000 morts par an, 200 par jour (et encore, si seulement nous avions des données plus récentes!!!). Ne soyez pas sourde aux messages innombrables des vapeurs. Ecoutez-les. Travaillons ensemble à définir des normes de fabrication, qui rassureront les utilisateurs, et convaincront les fumeurs que ce produit peut leur sauver la vie. Vous ferez la plus belle action de santé publique du siècle! Regardez, écoutez, même les tabacologues ne sont pas sourds à ce point (http://jlhamzer.over-blog.com/2014/04/l-oft-publie-un-avis-d-experts-sur-le-recours-a-l-e-cigarette-dans-l-arret-du-tabac.html). Les organisations internationales comme l’OMS se trompent et sont mal conseillées, nous allons (avec un groupe d’experts du monde entier) envoyer une lettre à la Directrice de l’OMS, Margaret Chan, en espérant que cette institution, si importante et si écoutée, comprenne enfin que la réduction du risque tabagique n’est pas un vain mot. Le status quo actuel, « quit or die » est insupportable. Comment pouvez-vous vous en satisfaire?
S’il vous plaît, écoutez ce que les scientifiques ont à vous dire. Des millions de vies dépendent de vos décisions. Ce n’est pas rien. Sans vouloir être emphatique, imaginez que votre nom puisse être associé à celui de Simone Veil ou de Robert Badinter, rien de moins. Il suffit d’un peu de courage, que nous serons des millions à applaudir. Vos services de la DGS savent où me trouver, je suis à votre disposition.
Avec tout mon respect, et en espérant que vous puissiez lire ces quelques lignes.
Jacques Le Houezec
Conseiller en santé publique, dépendance tabagique.

Si seulement ces quelques lignes pouvaient changer le cours des choses....

I have a dream... !

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Publié le 5 Mai 2014

Voici un reportage de Radio Canada sur le vaporisateur de nicotine avec l'accent si chantant de nos cousins d'Amérique ;-)

Les vapeurs reconnaitrons sans doute un reviewer qu'ils connaissent bien. Il faut souligner le courage des médecins, tabacologues, et infirmières comme Martin Juneau ou Martine Robert, et même le représentant canadien de Droit des non fumeurs, François Damphousse, qui osent parler ouvertement du bénéfice du VP dans un pays où l'on n'a pas le droit d'acheter des liquides nicotinés... quoique...regardez le reportage.

http://ici.radio-canada.ca/emissions/telejournal_18h/2013-2014/Reportage.asp?idDoc=336549&autoPlay=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2014/cbft/2014-04-30_18_00_00_tj18h_0003_04_400.asx

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Publié le 1 Avril 2014

Results of ETINCEL-OFDT survey on electronic cigarettes

Prevalence, purchase behaviour, usage, and motivation of e-cigarette users

(Original publication in French is available from OFDT website)

(Scroll down for a PDF version of this translation)

 

OFDT - Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies [French Monitoring Centre for Drugs and Drug Addiction]
Note n°2014-01: results from ETINCEL-OFDT survey (November 2013)
Saint-Denis, France, 12/02/2014

Aurélie Lermenier and Christophe Palle (OFDT - «Indicators» Unit)
Design and follow-up of the survey : Marie-Line Tovar («General Population Surveys» Unit) & Aurélie Lermenier

English translation by Jacques Le Houezec, translation notes are indicated within brackets [ ]

 

Presentation of the survey

While electronic cigarettes appear as a growing phenomenon in France over the last two years, data on prevalence and usage remain fragmentary and difficult to interpret due to the lack of information on the methodologies used. Being deeply involved in issues related to tobacco, for the last ten years the OFDT has produced monthly statistical reports and launched every year a detailed summary review. However, it has become increasingly difficult to interpret trends in the tobacco market without taking into account electronic cigarettes. This is why, at the end of 2013, OFDT decided to conduct a survey focusing on this product, with the aim to provide the government and professionals, within a short time frame, the first reliable estimate of this phenomenon1, in order to measure its impact on tobacco for the 2013 annual report.

The ETINCEL-OFDT survey (telephone survey for information on electronic cigarettes) was conducted between 12 and 18 November 2013 among a representative sample of 2,052 individuals aged 15 to 75 years, from the metropolitan population (excluding Corsica). A land-line telephone data base (including numbers starting with 01 to 05 [old numbers denoting geographical areas, before introduction of cable and DSL connections] and 09 [non-geographical numbers, after introduction of cable and DSL], stratified by region and urban category) was randomly generated. The sample of individuals from this data base, interviewed by telephone during one week, was established by the method of quota sampling according to sex, age group, and occupational category. The results were calibrated to the latest data from the INSEE (Institut National de la Statistique et des Études Économiques [French National Institute for Statistics and Economic Studies]).

The questionnaire consisted of 17 questions (see Annex 1). It addresses the issues of awareness of electronic cigarettes, frequency of use, purchase behaviour of electronic cigarettes and e-liquids or refills, user motivations, etc. Questions about tobacco use were also asked to the respondents in order to know the smoking status (e.g. current or ex-smoker) of electronic cigarette users and measure the potential impact on smoking prevalence.

This paper presents the main results of the ETINCEL-OFDT survey and puts them in perspective with other studies conducted in France.

1 Other works and initiatives are under-way to better document the subject: the INPES survey, a regular monitoring and behavioural profile of users of the electronic cigarette by the polling organization IPSOS, a study commissioned by the Ministry of Health at the National Laboratory of Metrology and Testing (including an Internet user survey), and a working group including the Independent Association of E-cigarettes Users (AIDUCE), the E-cigarette Trade Association (ex-CACE, now FIVAPE), the French Office for the Prevention of Tobacco Smoking (OFT), and the National Consumer Institute (INC), with the aim of improving information on products.

 

A large majority of French people are aware of electronic cigarettes

In November 2013, almost nine out of ten French people (88% [86.8 to 89.6])2 stated that they were aware, at least by name, of electronic cigarettes. In March 2012, the Eurobarometer on tobacco3 indicated that electronic cigarettes awareness in France was already significant, but three points below the European average of 66%. Awareness of this product was greater among young people aged 15 to 24 years (93%) and among managers and higher intellectual professions (93%) and was slightly lower among 65-75 years (83%), and therefore among the retired (85%). Awareness among smokers, who are the target audience for electronic cigarette marketing campaigns (presenting it more or less openly as a means of smoking cessation), was higher than in people who never or virtually never smoked (93% vs. 85%).

2 Figures in brackets indicate the 95% confidence interval.

3 Survey conducted between February 25 and March 11, 2012 in the 27 Member States of the European Union (EU) on user behaviour and purchase of tobacco, with three questions on the electronic cigarette. In total, more than 26,700 individuals aged 15 years and older, selected by a random method, were interviewed face -to-face in all EU countries. In France, it was about 1,059 individuals (see TNS Opinion & Social, Attitudes of European Towards tobacco , Special Eurobarometer 385, Brussels , European Commission, 2012 , 167 p.).

 

What is an electronic cigarette?

Developed in China in the mid-2000s, the electronic cigarette, also known as the e-cigarette mimics the feeling of a classic tobacco cigarette. There are two types : disposable (looks like a real cigarette) and rechargeable (AC or USB cable ; it then rather looks as a large pen). Rechargeable electronic cigarettes (the majority of the French market) consists of a battery, a clearomiser that contain a resistance and the e-liquid, and a tip that allow to inhale the vapour generated at the clearomiser. By pressing a button, the battery supplies the resistance with power which heats the e-liquid soaked by the wick of the clearomiser and turns it into vapour, which is inhaled by the user. The e-liquid is made of propylene glycol and/or vegetable glycerin, various flavours (tobacco, mint, apples, etc.), a small proportion of alcohol and/or purified water, and may contain or not nicotine at different concentrations.

 

Already one in five French people used it at least once

At the end of 2013, 18% [16.7-20.1] of people surveyed reported having used at least once an electronic cigarette. This is 2.5 times more than in March 2012, when the rate of experimentation in France was 7 % (identical to that in all countries of the European Union).3

Among those who had not yet tried electronic cigarettes, only a small minority (2.3% [1.6-3.0]) intended to do in the near future. This proportion of potential experimenters was twice as high among manual workers (4.9%), and five times higher among smokers (11.2%).4

4 The over representation of manual workers among potential electronic cigarette experimenters is partly due to the fact they are more likely than average to smoke (33% vs. 27%). Unemployed people, and to a lesser extent, self-employed workers, merchants and business owners are also more likely than average to smoke and more often declare their intention to try electronic cigarettes, but the difference is not significant.

 

Rather young experimenters, and tobacco users

Men were more likely than women to have ever used electronic cigarettes (22% vs. 15%). The proportion of experimenters decreased as age increased (Figure 1) : nearly a third (31%) of 15-24 years-old had tried them, as opposed to no more than one in five of 35-44 years-old, and one in ten (9%) between 55-64 years-old. For reasons probably more related to age than professional status, retired people were less likely to try these products. Not surprisingly, being a smoker or having smoked in life influences the level of experimentation : half of smokers (51%) report having tried electronic cigarettes as opposed to only 12% in ex-smokers, and 3.5 % among respondents who never or rarely smoked.5 Thus, among the experimenters, three quarters were smokers, one in six was a former smoker and nearly one in ten (9% ) had never smoked or had only tried smoking. Furthermore, although the sample size makes it difficult to draw geographic comparisons, experimentation appears less common in the north (Nord-Pas-de-Calais: 7.9 %) than in the west (23,1% in the area consisting of the regions Brittany, Pays de la Loire, and Poitou-Charentes) and the South west (21,3% in Aquitaine, Limousin, and Midi-Pyrénées).

5 This difference by current or past smoking status is also checked in Britain where a survey of over 12,000 adults was conducted in February 2013 by the Association of Prevention Action on Smoking and Health (ASH ) for the prevalence of use ( cf. ASH , Use of e- cigarettes in Great Britain Among adults and young people (2013) , London, ASH , 2013 , 4 p.).

 

Electronic cigarette use concerns one in fifteen person in the last month

At the end of 2013, recent use (within the last thirty days and excluding experimentation) of electronic cigarettes concerned 6.0% [5.0-7.0] of French people, or a third of those who tried them.6 Although they were more likely to experiment than older people, 15-24 years-old were proportionately less likely to have used it in the month preceding the survey, followed by 25-34 years-old. It is after the age of 35 that people seemed more likely to "adopt" electronic cigarettes after having tried them (Figure 1): regardless of their age group, more than one experimenter in three reported recent use. It is likely that the trendy effect is playing more in young people experimentation, who would try it more by curiosity, while older users are more likely to use them specifically to reduce or stop tobacco use.

6 In March 2013, a so-called omnibus telephone survey ( on various topics ) Ipsos Observer, with a sample of 950 individuals representative of the adult population ( quota method ) resulted in a proportion of 3.5% of users more or less regular.

 


 

 

 

 

Figure 1 : Proportion of experimenters (blue bars), recent use (red bars), and daily use (green bars) of electronic cigarettes, by age group
Source : ETINCEL-OFDT survey (November 2013)

 

Unlike experimental use, more common in men, there was no gender difference in recent (and daily) use of electronic cigarettes. Apart from the lower proportion of retired people among users in the last month (3.1%), given their age, there was also no significant differences according to their socio-economic category. However, as for experimental use, use in the last month was higher in the West of the country (9.3%), and lower in the North (1.6%), possibly due to an easier access to cheaper tobacco in Belgium and Luxembourg.

All recent users of electronic cigarettes reported current tobacco use, or having used tobacco in their lifetime, but smokers were significantly more likely to use electronic cigarettes than ex-smokers (78% vs. 22%).

 

Slightly more than 3% of daily users

More than half (54%) of those who used electronic cigarettes in the last month use them daily, or 3.3% [2.5 to 4.1] of French people (Figure 2). As already observed for recent use, the difference between the youngest and the oldest users was confirmed for daily use: among recent users of electronic cigarettes, only 44% of 15-24 years-old used them daily, as opposed to 50-75% of 50-75 years-old. This seems to reinforce the hypothesis that young people would bow to fashion, whereas those being over 50 years-old are more likely engaged in giving up tobacco use or in harm-reduction, as soon as they try them, certainly in relation with being older. When faced with health damages, actual or perceived as very likely, caused by usually long-life (several decades) smoking, older smokers tend to turn to electronic cigarettes to reduce their risks.7

7 According to a British study, electronic cigarettes would deliver half as much formaldehyde (a known carcinogen), 23 times less toluene (a toxin), 130 times less acetaldehyde (suspected carcinogen) and 30-145 times less tobacco specific nitrosamines (highly carcinogenic): Maciej L. Goniewicz "E-cigarettes: a review of Their efficacy and potential for harm reduction."

 

Figure 2 : Proportion of experimenters, recent users, and daily users of electronic cigarettes in France
Experimental use: 18 %, Use in the last month: 6 %, Daily use: 3.3 %, Exclusive use: 1,3%

Source : ETINCEL-OFDT survey (November 2013)

 

Many daily users of electronic cigarettes are still using tobacco, since two-thirds of them were dual users (tobacco and electronic cigarettes). However, among them, more than six in ten (62%) used "electronic cigarettes most of the time and tobacco sometimes"; a quarter of them responded the opposite.
Exclusive electronic cigarette users, i.e those who do not currently use tobacco, represented 1.3% [0.8-1.8] of the surveyed sample, and the vast majority (81%) used them daily.

 

A growing usage since spring 2013

Three quarters (76%) of vapers8 who used electronic cigarettes during the thirty days preceding the survey started using them less than six months ago, that is to say, since April-May 2013, which coincides with a period of extensive media coverage, particularly related to a report on the subject submitted by OFT9 to the Ministry health. Only 13% reported having started to use them more than one year ago.

The vast majority (78%) of those who used electronic cigarettes in the last month owned their own electronic cigarette, while 16% used those belonging to other people (the remainder sharing them with one other user: spouse, friend, etc.). This latter figure may be explained by the desire to test the product and the liquid flavours before making a purchase that represents a certain upfront investment: a minimum spend of 50 Euros for a rechargeable electronic cigarette and a little less than 6 Euros per 10 ml bottle of e-liquid. A lower proportion of vapers aged 15-24 owned their own electronic cigarette (44%), probably because they are often less likely to be regular users, while the proportion rose to 93% among 35-54 years-old.

Nearly a quarter (24%) of recent users reported not knowing the nicotine content of the liquid or refill for the electronic cigarette they used (the majority of these being people who did not own their own). Among those who did know, 11% reported using a 0 mg/ml concentration (no nicotine), highlighting the low proportion of non-nicotine-dependent users, or those who have successfully given up, after a gradual reduction in nicotine dosage. Four in ten vapers choose a medium dosage (between 7 and 12 mg/ml), while the remaining users were equally distributed (24%) between low dosage (between 1 and 6 mg/ml) and high ones (greater than 12 mg/ml).10

8 The most common term for people using electronic cigarettes

9 French Office for the Prevention of Smoking, Report and expert opinion on e-cigarettes, Paris, OFT, 2013, 212 p.

10 Nicotine concentration rarely, if ever, exceed 20 mg/ml in French outlets.

 

Purchases mainly in speciality shops

The electronic cigarettes market is still poorly organized and regulated,11 and it is shared by many manufacturers and retailers. However, the majority of purchases by those surveyed (58%) were made in speciality shops for this type of product, even though the purchases in tobacconists [a monopoly for tobacco sales in France] was by no means negligible (21% - Figure 3). The Internet is a rather small source of supply: 9% of those surveyed bought their electronic cigarette online. Purchases from pharmacies [a monopoly for drugs in France, where there exist no GSL even for OTC drugs], which are actually prohibited to sale these products,12 or from supermarkets were mentioned, but concerned very few purchasers. Speciality shops were also the source of the majority of purchases of e-liquids and refills: 54% of those surveyed used them, whilst 24% did it in a tobacconist.

No matter where they purchased their electronic cigarette, a very large proportion of users used the same supply channel for purchasing refills. This was especially true for tobacconists (91%) but also for speciality shops (88%): although there is no evidence to establish whether this was in the same place, this figure may well suggest that users are attached to the personal relationship with a vendor who can advise them.

Finally, the market for disposable electronic cigarettes appears to be very small: only 4% of those who had used electronic cigarettes in the last month used these type of products, which are sold mostly for trial purposes, rather than of loyalty. Indeed, they are easy to use, similar to conventional cigarettes and allow to try the product at a low cost. It is likely that with the increase in electronic cigarettes use, disposables have experienced a decline in their market share.

11 A professional organization, the Collective actors of the electronic cigarette (CACE), [now called FIVAPE for Inter-professional Federation for Vaping) was created in January 2013. It includes manufacturers, distributors, retailers, etc. of the electronic cigarette sector, and aims to defend the interests of its members at national and European level, in particular by proposing specific regulations. They also initiated a training center for professionals near Bordeaux. In December 2013, another organization, the National Union of Professional of electronic cigarettes (Synapce) was also created.

12 Electronic cigarettes not being a medical device or a drug and not part of the list of authorized products for sale in pharmacies (Article L.5125-24 of the Code of Public Health), they should not be sold in pharmacies. Despite reminders from the National Agency for Medicines and Health Products (MSNA) and the Council of the College of Pharmacists, many pharmacies continue to sale them (http://pourquoi-docteur.nouvelobs.com/E-cigarette---l-Ordre-denonce-les-ventes-illegales-en-pharmacie-3025.html).

 

Figure 3: Distribution of locations where electronic cigarettes are purchased in France
Speciality shop 58%, Tobacconist 21%, The Internet 9%, Pharmacies 5%, Other places 8%

Source : ETINCEL-OFDT survey (November 2013)

 

Primary motivation : giving up completely

Half (51%) of people surveyed who reported simultaneous use of tobacco and electronic cigarettes spontaneously claimed that their main and ultimate goal was to stop completely the use of both products.13 Among the motivating factors reported, next came, but far behind, the reduction of tobacco consumption but without giving up entirely (11.5%), and then substituting electronic cigarettes for tobacco (8.2%), both of which might relate to a form of harm-reduction. Other users highlighted the decrease in health risks, reduction in tobacco inconveniences, cost, and the ability vape anywhere.

The product is therefore strongly linked to the idea of smoking cessation, and even beyond that to reduce or even to eliminate any nicotine dependence. According to a survey conducted in Great Britain among users of electronic cigarettes,14 the idea of smoking cessation was also the most common: 34% of vapers reported using electronic cigarettes to quit smoking, and 28% "because they had already tried to quit and wanted something to help to stop for good." They were 22% to want to reduce their consumption without giving up completely, and the same proportion to be motivated by the potential savings.15
Among the very small proportion of surveyed people who were former smokers (even occasional ones) and had used electronic cigarettes within the last month (namely 1.2%), most of them (84%) considered they had completely stopped smoking by using them: this represents 1% of the French population. Without presuming the effectiveness of electronic cigarettes for smoking cessation,16 especially as the numbers here are very small, it seems that smokers are convinced of its usefulness for achieving this goal, as an alternative to nicotine replacement therapy and smoking cessation medications. This opinion is also shared by a significant part of the population: as 43% of French people believe that these products are an effective mean to reduce or stop smoking.17

13 This objective was slightly more often cited by users aged 50-75, confirming the hypothesis that older users are more motivated to quitting than the younger ones, however, the difference was not significant.

14 Action on smoking and health (ASH), op. cit.

15 Unlike the question in this survey for which a single response ("primary and long-term objectives") was possible, the British respondents could give multiple answers, so the total exceeds 100%.

16 In September 2013 , The Lancet published the results of a study conducted in New Zealand (University of Auckland) on the efficacy of electronic cigarettes on smoking cessation: this product appeared to be comparable to the nicotine patch in helping smokers to quit over a period of at least six months, however, it was more effective in reducing daily consumption among those who did not quit, and seemed to be more appealing than the patch, particularly in the long-term (see BULLEN C. et al . "Electronic cigarettes for smoking cessation : a randomized controlled trial ," The Lancet , vol 382, 2013 , pp. 1629-1637.

17 Survey conducted by Clopinette, one of the market leaders in electronic cigarettes in France , on 22 and 23 November 2013 among a representative sample of 969 French adults (quota sampling method).

 

Conclusion

In November 2013, the vast majority of the French population had heard about electronic cigarettes, and between 7.7 to 9.2 million people had tried them, mainly young people and smokers. In the month preceding the survey, 6% of the population were using electronic cigarettes. Between 1.1 and 1.9 million people reported daily use of electronic cigarettes in France: some 67% of tobacco smokers used them mainly to stop or reduce their daily tobacco consumption, and therefore potentially the health risks associated with smoking. Although 9% of those using electronic cigarettes reported having never or rarely smoked tobacco, all the regular vapers were or had been smokers: electronic cigarettes appear therefore, at least for the moment, to rather be a way out of smoking, rather than a "gateway" into smoking.

The exclusive use of electronic cigarettes is fairly limited, but may increase over time, as smokers use these products to reduce their tobacco dependence. The ultimate goal of vapers is focused on complete cessation; with three quarters of regular users having started using electronic cigarettes less than six months before the survey, more time may be needed before effective cessation is confirmed, which at the end of 2013, represents 1% of the French population.

Rechargeable electronic cigarettes represent the vast majority of the market (over 95% of those who had vape in the month) and the purchase of the object itself and the refills are made primarily in speciality shops (over 50 %) and tobacconists (over 20 %).

Further surveys are needed to consolidate these findings and their evolution over time. At the beginning of 2014, the increased media attention and the strong momentum of the electronic cigarette market show no sign of slowing: it is therefore likely that the number of users, going from experimentation to daily use, will continue to rise.

 

 

 

Annex 1. Questionnaire

Survey on behaviour of use and purchase of electronic cigarettes and tobacco

 

Part I : Electronic Cigarette

Q1 - Have you heard, even if only by name, of electronic cigarettes, also known as “e-cigarettes”, “personal vaporisers” or “vaporette”?

1- Yes

2- No

 

Q2 - (if yes to Q1) Have you ever tried an electronic cigarette?

1- Yes

2- No

 

Q3 - (if no to Q2) Do you intend to try an electronic cigarette in the near future?

1- Yes - Go to Q10

2- No - Go to Q10

 

Q4 - (if yes to Q2) Have you used an electronic cigarette within the last 30 days (apart from for the first time)?

1- Yes

2- No - Go to Q10

 

Q5 - (if yes to Q4) How often do you use electronic cigarettes?

Interviewer: List responses

1- Every day

2- Several times a week

3- Once a week

4- Two to three times a month

5- Once a month

6- (Don’t know)

 

Q6 - (if yes to Q4) When did you start using electronic cigarettes?

Interviewer: List responses

1- Within the last 30 days

2- Between 1 and 6 months ago

3- More than 6 months ago, but less than a year ago

4- One year ago or more

5- (Don’t know)

 

Q6bis - (if yes to Q4) Do you have your own electronic cigarette?

Interviewer: List responses

1- Yes, I have my own

2- No, I share it with someone else

3- No, No, I use other people’s - Go to Q9

4- Other (explain) - Go to Q9

 

Q7 - ( if yes to Q4) Where did you most recently buy your electronic cigarette?

1- From a shop specialising in electronic cigarettes

2- Online

3- From a tobacconist

4- From a chemist

5- Other (explain)

 

Q8 - (if yes to Q4) Where did you buy your most recent e-cigarette refill (liquid, cartridge, etc.)?

1- From a shop specialising in electronic cigarettes

2- Online

3- From a tobacconist

4- From a chemist

5- Other (explain)

6- (Not applicable, I use disposable cigarettes)

 

Q9 - (if yes to Q4) What dose of nicotine do you use in your electronic cigarette?

Interviewer: for zero nicotine, use code 0 and for “don’t know” use code 99

/__/__/

 

Part II : Tobacco

We are now going to ask you some questions on your tobacco consumption (cigarettes, roll your own tobacco, cigars, cigarillos, pipe, shisha/hookah, etc.) in addition to your use of electronic cigarettes.

 

Q10 - Do you smoke tobacco, even if only occasionally?

1- Yes

2- No - Go to Q12

 

Q11 - (if yes to Q10) Did you smoked tobacco within the last 30 days…?

Interviewer: List responses

1- Every day

2- Several times per week

3- Once per week

4- Two to three times in the month

5- Only once in the month

6- (Don’t know)

 

Q12 - (if no to Q10) Have you ever in your life smoked tobacco regularly or from time to time?

1- Yes, regularly

2- Yes, from time to time

3- (I have only tried it) - Go to Q17

4- (Never) - Go to Q17

 

Q13 - (if yes to Q12 and yes to Q4) Did you completely stop smoking due to the use of electronic cigarettes ?

1- Yes - Go to Q17

2- No - Go to Q17

 

Q14 - (if yes to Q10) Where did you last buy your tobacco for your own consumption (pack of cigarettes, roll your own tobacco, cigars, cigarillos, pipe, shisha/hookah, etc.) ?

Interviewer: do not prompt

1- From a tobacconist in France

2- From a tobacconist in a country bordering France (Spain, Andorra, Monaco, Italy, Switzerland, Germany, Luxembourg, Belgium)

3- From a tobacconist in another country

4- From duty-free

5- Online

6- On the street

7- Other

8- (Don’t know)

 

Part III : Tobacco and electronic cigarette

Q15 - (if yes to Q4 and yes to Q10) Do you currently use…?

Interviewer: List responses

1- Electronic cigarettes most of the time and tobacco sometimes

2- Electronic cigarettes as often as tobacco

3- Tobacco most of the time and electronic cigarettes sometimes

4- (Other)

 

Q16 - (if yes to Q4 and yes to Q10) In the long term, is your main reason for using electronic cigarettes to…? ONE RESPONSE ONLY

Interviewer: Do not prompt – use codes

1- Stop smoking and vaping completely (tobacco and electronic cigarettes)

2- Reduce my tobacco consumption without stopping smoking tobacco

3- Reduce my tobacco consumption without stopping using electronic cigarettes

4- Substitute electronic cigarettes for tobacco

5- Reduce my spending on tobacco/save money

6- Be able to vape wherever I like (in the office, at home, etc.)

7- Reduce tobacco-related issues (bad breath, yellow teeth, smell of stale smoke, etc.)

8- Reduce the risk of harming my health without stopping smoking tobacco/they are less dangerous for my health

9- No longer be addicted to nicotine/gradually reduce my nicotine dependence using e-cigarettes

10- Other (explain)

11- (Don’t know)

 

 

Annex 2. Regulation

 

At National level

Current French legislation does not consider electronic cigarettes to be a tobacco products, since they do not contain tobacco and do not involve combustion. For this reason, they are not strictly speaking subject to tobacco product regulations, although they are tending towards it. An amendment prohibiting sale to minors was therefore included in the consumer bill (agreement having been reached on this point, this prohibition is set to become law in 2014) and the Ministry of Health wants to ban their use in public places and bars, restaurants etc., despite the fact that no legislative framework has yet been agreed (the Ministry having referred the matter to the Conseil d’État, which has yet to rule). For the moment, only an organisation’s internal regulations can limit their use (as is already the case for some public transport systems, such as RATP, SNCF, Air France, etc.) and the Saint-Lô city council is the only authority to date to have banned use of electronic cigarettes (by administrative order) inside local authority buildings.

Advertising electronic cigarettes is not specifically prohibited, but may fall within the ambit of France’s “Évin” law, which prohibits “any direct or indirect advertising or promotion of tobacco or tobacco products”. Indeed, the hand to mouth behaviour, the vapour released, the possible presence of nicotine, etc. are all so similar to a real cigarette that it is considered that they could possibly encourage smoking. It is this point of law, and more generally, the infringement of the monopoly on tobacco sales that have prompted a French tobacconist to take action for “unfair and illegal competition” against an electronic cigarette retailer located in the vicinity of his business. In December 2013, the Commercial Court of Toulouse found in his favour, relying on Article L.3511-1 of the Code de la Santé Publique [French Public Health Code], which defines tobacco products as “products designed to be smoked […] whether or not they contain tobacco, with the sole exclusion of products designed for medicinal purposes”. The electronic cigarette retailer has appealed this decision, which, if confirmed, could set a precedent and result in the closure of speciality shops in favour of reinstating the tobacconists’ monopoly.

In France, electronic cigarettes are also not considered to be smoking cessation aids or medicinal products, since no manufacturer has claimed as such, which would require them to obtain authorisation to place such products on the market. In the absence of sufficient scientific research on the safety of electronic cigarettes, or on any potentially harmful effects they may have on health, the Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (AFSSAPS, which became the Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé, the French National Agency for the Safety of Medicines and Health Products, or ANSM) advised against using them in 2011 (http://ansm.sante.fr/var/ansm_site/storage/original/application/6badbfed8724d925b6fafc331da6becc.pdf).

 

At European and international levels

Discussions to provide a framework for electronic cigarettes at European level fall within the scope of the review of the Tobacco Products Directive 2001/37/EC, which regulates the manufacture, presentation and sale of these products. In December 2012, the European Commission submitted to the European Council and the European Parliament a proposal for a Directive, which was the subject of numerous debates between the various parties involved throughout 2013. Originally planned for September, the proposal to strengthen legislation on tobacco products was examined by the European Parliament in October 2013 (increase in the size of health warnings, prohibition on flavoured cigarettes (except for menthol, for which an extension is granted), list of authorised additives, etc.). The decision to classify electronic cigarettes as tobacco products or medicinal products having not yet been taken, their status as ordinary consumer goods will therefore be retained.

In mid-December, the 28 Member States of the European Union reached agreement on this future “Tobacco Directive” to control tobacco smoking and to better regulate the electronic cigarette market. Consequently, sales of these products to those under 18 years-old will be prohibited, although countries which deem them to be medicinal products may continue to do so (without obliging others, such as France, to do so), the maximum concentration of nicotine will be set at 20 mg/ml (which is a level rarely, if ever, exceeded in points of sale in France) and the European Commission is to submit a report on the health risks associated with using electronic cigarettes within two years.

This agreement is set to be ratified by the European Parliament and at a plenary meeting of the Member States in February/March 2014, before being definitively adopted. After this, each country will have two years to transpose the Directive into domestic law, which means it will not be in force before 2016.

At international level, the World Health Organisation advises against using electronic cigarettes, as long as there is no scientific evidence that they are safe. Only a few countries have imposed a total ban on this product, among them, Brazil, Argentina and Singapore; in others, such as Switzerland and Canada, only zero-nicotine electronic cigarettes can be marketed.

 

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