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Publié le 9 Décembre 2013

Mme Lepage, ne pouvant me connecter sur le site du Huffington Post qui oblige à passer par un compte FB pour le faire, ce qui est tout à fait anti-démocratique, c'est ici que je répondrai à votre article du Huffington Post de ce jour (9 décembre 2013) :

http://www.huffingtonpost.fr/corinne-lepage/decryptage-debats-sur-le-tabac-_b_4413092.html?1386608423


Selon vous : "Le couperet est tombé par le biais du tribunal de commerce de Toulouse, la cigarette électronique est un produit destiné à être fumé -produit assimilé du tabac-. Les réjouissances des vapoteurs post vote du Parlement européen s'envolent en fumée ouvrant une nouvelle période d'incertitude juridique."

C'est aller trop vite, il y a un appel de la décision, qui de plus n'est qu'une décision de tribunal du commerce. Je ne pense pas que cette juridiction soit à même de décider quel est le statut de la e-cigarette (je n'aime pas ce mot, car ce n'est pas une cigarette, d'où la confusion générale!). Comme je l'ai écrit dans ma récente lettre ouverte à Mme la Ministre de la Santé et à tous nos élus : "La e-cigarette n'est pas un produit du tabac, c'est une alternative au tabac, et elle n'est pas non plus un médicament, comme l'a confirmé le Parlement européen. L'urgence serait de décider les instances européennes à retirer la e-cigarette de la Directive, afin qu'elle puisse être votée rapidement, ce qui est encore possible. Il est nécessaire de proposer une législation sur la e-cigarette qui tienne réellement compte des données scientifiques, et non pas d'un principe de précaution exacerbé basé sur le manque d'information des décideurs."


Selon vous, toujours : "Ce dossier voit une opposition spécifique entre les lobbys du tabac, les buralistes, les distributeurs et fabricants de cigarettes électroniques (mobilisant les vapoteurs), l'industrie pharmaceutique (ne souhaitant pas d'alternative aux substituts nicotiniques)."

Je crois que vous n'avez pas bien compris que les utilisateurs se sont mobilisés eux-mêmes, ils n'ont pas eu besoin des distributeurs ni des fabricants pour cela. Il existe des associations d'utilisateurs (ce qu'on a jamais vu avec la cigarette!) qui sont indépendantes des fabricants. Elles ont tout fait pour garder cette indépendance. C'est le cas de AIDUCE, l'association française. A l'inverse, comme je l'ai écrit : "Il est évident que l'industrie du tabac fait tout ce qu'elle peut en ce moment pour influer sur les décisions, et serait trop heureuse de faire capoter la Directive."



Selon vous, et c'est en partie vrai : "L'article 18 concerne la cigarette électronique, et l'article 17 concerne les nouveaux produits mis sur le marché. Les problèmes liés à l'article 17 sont directement liés à l'article 18. Cet article peut être lu de différentes manières et si l'article 18 venait à disparaitre, il pourrait être un vecteur pour l'introduction des cigarettes électroniques sous un nouveau statut."

C'est bien pour cette raison que j'ai écrit, qu'il ne fallait pas seulement retirer l'article 18 de la Directive, mais supprimer toute mention de la e-cigarette, qui n'a rien à faire dans la Directive européenne sur les produits du tabac (car ce n'est est pas un, de même, mais pas au même titre, que les substituts nicotiniques ne sont pas considérés comme des produits du tabac). Il serait ensuite possible de commencer un nouveau processus législatif pour les produits contenant de la nicotine.


Selon vous : "Quel est l'intérêt du consommateur et de la santé publique? Lutter contre le tabac est évidemment un impératif de santé publique, ce qui n'empêche toutefois pas l'union européenne de continuer à subventionner les producteurs de tabac! Pour sortir de la dépendance tabagique, la cigarette électronique peut être une aide précieuse à tous les fumeurs. Idéalement, la cigarette électronique aurait dû faire l'objet d'un texte réglementant son usage mais les points de vue diamétralement opposés entre les membres du Conseil n'auraient pas permis de fixer un cadre rapidement dans un marché en très forte croissance. Le délai de mise en place aurait conduit à légiférer trop tardivement alors que le marché aurait déjà été trop fortement implanté. Mais, si la cigarette électronique doit être un outil de sevrage, elle ne doit en aucun cas servir à un but diamétralement opposé: constituer un sas d'entrée à la dépendance au tabac."

Vous reconnaissez vous même que la e-cigarette pourrait constituer un bénéfice de santé publique, et je suis tout à fait d'accord. Et que la e-cigarette aurait dû faire l'objet d'un texte spécifique. C'est exactement ce que j'ai proposé dans ma lettre ouverte. Mais contrairement à ce que vous dites : "Il n'y a aucune urgence à faire cela, il n'y a aucun danger immédiat qui puisse le justifier. Au contraire, il serait raisonnable de prendre le temps de développer une législation adéquate respectant le processus habituel, incluant:
- une évaluation des données scientifiques;
- une évaluation de l'impact sur les utilisateurs et les fabricants (prenant en compte les conséquences comme la création d'un marché parallèle ou de fabrication artisanale);
- une réelle consultation (des experts, des utilisateurs et des fabricants);
- et un examen minutieux du processus légis
latif de la part des états membres."


Selon vous : "Par ailleurs, les effets de la cigarette électronique à long terme sont encore largement inconnus. La cigarette électronique ne peut être uniquement placée sous le régime commun de la responsabilité des producteurs et cela en regard des risques à long terme qui sont totalement inconnus. Les produits contenus dans la cigarette électronique et leur mode de consommation ne bénéficient d'aucun recul."

Nous sommes bien d'accord, et c'est aussi ce que demandent les utilisateurs eux-même, il faut qu'il y ait un contrôle et une réglementation qui leur permettent de consommer des produits en étant rassurés de leur qualité.

Par contre je suis tout à fait contre l'idée qu'il n'y a aucun recul. Il y a maintenant une littérature scientifique conséquente qui grossit de jour en jour sur les effets et la toxicité de la e-cigarette et des e-liquides. Il y a de plus un grand nombre d'utilisateurs qui utilisent ces produits depuis plusieurs années et qui témoignent tous plutôt d'une amélioration de leur santé que l'inverse. Et comment pourrait-on imaginer qu'il en soit autrement lorsque l'on connaît les ravages que cause le tabac! Je ne vous ferais pas l'offense de vous rappeler les chiffres !

Je vous conseille plutôt d'aller lire les présentations qui ont été faites lors du e-cigarette Summit de Londres (réunion organisée par le forum des utilisateurs anglais, sans le soutien financier des fabricants ) début novembre, vous y trouverez une très bonne analyse de ce que l'on sait de la e-cigarette aujourd'hui.


Selon vous : "Contrairement aux arguments développés par le lobby des cigarettes électroniques, les cadres médicament / paramédical / dispositifs médicaux peuvent être très souples et fournir les outils juridiques pour contrôler ce marché. Ces cadres ne conduisent pas de facto à une vente en pharmacie."

Sauf en France madame, le médicament est pour l'instant monopole des pharmacies, tout comme le tabac est monopole des buralistes. Et je ne pense pas que cela soit prêt de changer.


selon vous : "Pour pouvoir trancher le Parlement doit se mettre d'accord avec le Conseil de l'Union. Sur les 28 membres, 15 membres ont déjà fait le choix pour un encadrement médicament. Le rapport remis jeudi dernier par la commission ad hoc à la Ministre de la santé belge ne devrait pas faciliter la tâche pour aller vers une législation de produit de consommation courante. La cigarette électronique y est présentée comme étant un produit dangereux, cheval de Troie de l'industrie du tabac pour cibler une population non fumeuse et produit pouvant se révéler contre-productif pour le sevrage tabagique d'une personne motivée pour arrêter de fumer."

A votre avis, à qui devons-nous cette position quelque peu fantaisiste, quand on connaît un peu le sujet, si ce n'est des lobbies du tabac et pharmaceutique. Comment peut-on oser présenter la e-cigarette comme un produit dangereux et continuer à vendre sans scrupule, y compris aux mineurs qui peuvent très facilement s'en procurer, le tabac. Quant à l'argument selon lequel la e-cigarette viserait les jeunes et les non-fumeurs, c'est un argument fallacieux qui n'est étayé à ce jour, par aucune des études qui ont été publiées sur ce sujet. Dans celles-ci, le pourcentage d'utilisateurs réguliers est inférieur à 1%. Il ne faut pas confondre ceux qui ont essayé, comme ils essaient aussi la cigarette, avec un bien plus grand danger, et ceux qui les utilisent (dans la plupart des études, c'est l'avoir utilisé au moins une fois dans les 30 derniers jours qui est le critère, ça ne fait pas de ces tentatives, des utilisateurs).


Et pour conclure, selon vous : "En résumé, les institutions européennes vont devoir trancher sur 2 points majeurs : le contrôle de la mise sur le marché et le contrôle des points de vente. Pour ma part, au vu des données actuellement disponibles, la prudence pousse à un contrôle des produits et, au vu du potentiel en santé publique, à une distribution large avec un encadrement notamment sur l'âge (interdit au moins de 18 ans), une interdiction de la publicité et des messages sanitaires sur les risques. Mais le risque est grand que ce consensus raisonnable soit rejeté et que l'article 18 soit exclu du vote final. Le sujet serait alors repris dans quelques années, à une époque où la cigarette électronique sera très largement répandue quelque en soit ses effets, où les cigarettiers auront pu reprendre leur sinistre labeur de publicité en faveur du tabac sur la cigarette électronique, où de nombreux emplois se seront développés dans ce secteur, rendant quasi impossible une réglementation conforme à l'intérêt général."

Encore une fois Mme Lepage, il n'y a pas péril en la demeure, et Il n'y a aucune urgence à légiférer, car il n'y a aucun danger immédiat qui puisse le justifier.

La meilleure solution à l'heure actuelle serait de :
1) finaliser la Directive sur les produits du tabac (en excluant la e-cigarette);
2) dans l’intérim, utiliser à bon escient les plus de 17 Directives qui peuvent s'appliquer (voir l'annexe dans ma lettre ouverte);
3) commencer un nouveau processus législatif pour les produits contenant de la nicotine après les élections européennes du mois de mai 2014 qui tienne compte des données scientifiques, d'une évaluation de l'impact, d'une réelle consultation et d'un examen minutieux de la part des états membres, en cohérence avec les principes de précaution et de non discrimination, ainsi que des bases juridiques appropriées (ce qui n'est pas le cas actuellement).
Comme je le rappelle dans ma lettre ouverte : "Je ne suis pas un spécialiste de tous ces processus, aussi je vous renvoie vers une analyse beaucoup plus détaillée de Clive Bates : http://www.clivebates.com/?p=1666"

Mais il me semble que cette solution est la meilleure que vous puissiez suggérer pour permettre un vote rapide de la Directive européenne sur les produits du tabac, et jeter les bases d'une législation appropriée aux produits contenant de la nicotine, dont la e-cigarette.

Je vous remercie d'avoir pris le temps de me lire, car je ne doute pas que vous le ferez.

Bien cordialement,

Jacques Le Houezec

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Publié le 4 Décembre 2013

Des médecins canadiens recommandent la e-cigarette

Un reportage télévisé a été diffusé dimanche 1er décembre sur la chaîne de radio-canada. Alors que les e-cigarettes avec nicotine sont interdites au Canada, des médecins la recommandent à leur patients. Martine Robert tabacologue, Gaétan Ostiguy pneumologue et Martin Juneau cardiologue développent dans ce reportage les arguments en faveur de l'utilisation de la e-cigarette pour aider les fumeurs à arrêter de fumer. Mais les autorités de santé publique du Québec sont encore réticentes et se basent sur les mêmes arguments que l'on entend ici en Europe de la part des associations anti-tabac.

Pourtant, au Canada, c'est François Damphousse, de l'association du droit des non fumeurs, qui a aidé à réaliser ce reportage !

En attendant le feu vert pour mettre la vidéo, je vous mets un lien d'une émission radio qui a eu lieu après sa diffusion.

http://www.985fm.ca/audioplayer.php?mp3=201788

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Publié le 15 Novembre 2013

Vous pouvez aussi rejoindre l'appel des 100 (médecins, professionnels de santé et grand public) ici:

You can now join the call (physicians, health professionals, or public/individual) at:

http://www.toslog.com/philippepresles/6185/1/accueil

(click on "je rejoins l'appel")

L'appel des 100 relayé par le Quotidien du médecin : http://www.lequotidiendumedecin.fr/actualite/sante-publique/l-e-cigarette-apporte-une-reponse-au-manque-physique-et-psychologique-affir

The French version was published today in Le Parisien (la version française est disponible ici):

http://www.leparisien.fr/reactions/societe/l-appel-de-100-medecins-en-faveur-de-la-cigarette-electronique-15-11-2013-3317849.php

CALL OF 100 PHYSICIANS IN FAVOUR OF ELECTRONIC CIGARETTES

Initiated and coordinated by Dr. Philippe Presles
Tobaccologist


As physicians and health professionals we see patients severely affected by tobacco smoking daily, many of which will die or be disabled despite our daily care. This is the most serious problem of public health in the world. However, we see further expand the use of electronic cigarettes that clearly help many smokers to turn the page of tobacco. But misconceptions have emerged that limit their diffusion, while its potential in terms of public health is real.

It is therefore appropriate to say that :

  • This is the combustion of tobacco that is harmful to health of smokers, not nicotine. It is well established that nicotine replacement therapy is not harmful to health of smokers who want to quit. The same is true for the nicotine in e-cigarettes;

  • The main toxins produced by the combustion of tobacco, present in the smoke, are the carbon monoxide or CO, responsible for myocardial infarction and stroke, carcinogens from tar, and fine particles resulting in chronic obstructive bronchitis. The dangers of electronic cigarettes are considerably much lower than those of tobacco, since their vapor contains no CO, no tar, and no fine solid particles;

  • The characteristics of the electronic cigarettes should always be compared to those of the conventional cigarette, and if doubts and debates on the perfect long-term safety of some of its components persist, they must be opposed to the absolute certainty of harmfulness of tobacco;

  • Electronic cigarettes can be recommended to all smokers who want to quit smoking, and can be used in combination with patches or with other smoking cessation therapies, if its use is not sufficient to maintain abstinence. E-cigarettes are less addictive than conventional cigarettes, and thus helps to a rapid or gradual tobacco smoking cessation.

We therefore recommend to our colleagues to actively learn about electronic cigarettes, which are a new public health issue in our common fight against tobacco-related diseases. The report and expert opinion on the e-cigarettes from The French Office for Tobacco Prevention (OFT, May 2013 ) is in this respect a remarkable synthesis : http://www.ofta-asso.fr/docatel/Rapport_e-cigarette_VF_1.pdf

We recommend that research to improve e-cigarettes and e-liquids continue actively, so as to satisfy a growing number of smokers and effectively assist them in smoking cessation. To this end, we support the position of the French authorities not to make e-cigarettes as a medicine, and so to leave the opportunity for research to all potentially concerned industry, to improve safety and efficacy of these products.

Signatories :

Addiction :

- Dr Eve Gelsi, gastro-entérologie, CHRU de Nice

- Pr Pascal Perney, CHU de Nîmes

Allergology :

- Dr Etienne Bidat, Hôpital Ambroise-Paré

- Dr Pierrick Hordé, Boulogne-Billancourt

Andrology :

- Dr Pierre Desvaux, urologie, sexologie, Hôpital Cochin

Anaesthesia-resuscitation :

- Dr William Murphy, Hôpital européen Georges-Pompidou

Biology :

- Dr Carole Emile, CHI Le Raincy-Montfermeil

Cancerology :

- Dr Thierry Dorval, Institut Curie

- Dr Marc Espié, sénologie, Hôpital Saint-Louis

Cardiology :

- Dr Alain Cornen, Réanimation cardiaque, Hôpital privé Clairval

- Pr Martin Juneau, Institut Cardiologique de Montréal

- Dr Pascal Lim, Hôpital Henri-Mondor

Cardiac and Thoracic Surgery :

- Pr Alain Pavie, Hôpital Pitié-Salpêtrière

Dental Surgery :

- Dr Paul Cattanéo, Paris

- Dr Jean-Philippe Roset, Strasbourg

Digestive and Oncological Surgery :

- Pr Jean-Marc Chevallier, Hôpital européen Georges-Pompidou

- Pr Yves Panis, Hôpital Beaujon

Maxillofacial Surgery :

- Pr Pierre Bouletreau, Centre hospitalier Lyon-Sud

Orthopedic Surgery :

- Pr Thomas Bauer, Hôpital Ambroise-Paré

- Pr Philippe Hardy, Hôpital Amboise-Paré

- Pr Rémy Nizard, Hôpital Lariboisière

Plastic, Reconstructive, and Aesthetic Surgery, Hand Surgery

- Pr Christian Dumontier, CHRU de Nice

Thoracic and Vascular Surgery :

- Pr Emmanuel Martinod, Hôpital Avicenne

Vascular and Endocrine Surgery :

- Pr Eric Allaire, Hôpital Henri-Mondor

- Pr Jean-Pierre Becquemin, Hôpital Henri-Mondor

- Pr Pascal Desgranges, Hôpital Henri-Mondor

Dermatology :

- Dr Philippe Evenou, Paris

Endocrinology and Metabolic Diseases :

- Dr Saïd Bekka, diabétologie, CH de Chartes

- Dr Arnaud Cocaul, nutrition, Hôpital Pitié-Salpêtrière

- Dr Jean-Michel Lecerf, nutrition, Institut Pasteur et CHRU de Lille

Geriatry :

- Pr Claude Jeandel, CHU de Montpellier

Gynaecology :

- Dr Joëlle Bensimhon, Hôpital Cochin

- Dr David Elia, Genesis, Paris

- Pr René Frydman, expert reproduction, hôpital Foch de Suresnes

- Dr Christian Jamin, endocrinologie, Paris

- Dr Michèle Lachowsky, psychosomatique, Paris

- Dr Joseph Monsonego, Eurogyn, Paris

- Dr Michèle Pierobon, Paris

Hepatic Gastric Enterology :

- Dr Charles Hagège, Paris

- Pr Patrick Marcellin, hépatologie, Hôpital Beaujon

General Physicians :

- Dr Michel Brack, Paris

- Dr Luc Buhannic, Laboratoire Doliage, Surennes

- Dr Antoine Chollier, Boulogne-Billancourt

- Dr Franck Gigon, La Varenne Saint-Hilaire

- Dr Catherine de Goursac, Paris

- Dr Didier Jourdan, Vieillevigne

- Dr Michel Murino, CIO kantarhealth, Paris

- Dr Alain Rivière, Monfort-en-Chalosse

- Dr Nathalie Szapiro-Manoukian, Trévoux-Tréguignec

Physical Medicine and Re-adaptation :

- Dr Marie-Sandrine Mann-Batard, UGECAM Clémenceau, Strasbourg

Sport Medicine :

- Dr Daniel Gloaguen, Tregunc

- Dr Roland Krzentowsky, rééducation et réadaptation fonctionnelle, Paris

Vascular Medicine :

- Dr Philippe Blanchemaison, Paris

- Dr Christian Gardon-Mollard, Chamalières

- Dr Jean-Pierre Laroche, CHU de Montpellier

- Dr Gilles Miserey, Rambouillet

Neurology :

- Pr Hugues Chabriat, Hôpital de Lariboisière

- Pr Jean-Louis Mas, Hôpital Sainte-Anne

- Dr Caroline Papeix, Hôpital Pitié-Salpêtrière

- Dr Didier Rougemont, Paris

- Pr Emmanuel Touzé, CHU de Caen

Ophthalmology :

- Dr Salomon-Yves Cohen, Hôpital de Lariboisière

- Dr Sandrine Galleri, Istres

- Dr Jean-Paul Lumbroso, Chirurgie réfractive, Paris

- Pr Eric Souïed, Centre hospitalier intercommunal de Créteil

- Dr Xavier Subirana, Paris

- Dr Ronan Tanguy, Lyon

Ears Nose and Throat :

- Dr Michel Hanau, chirurgie cervico-faciale, cancérologie, Groupe Santé Victor Pauchet, Amiens

- Dr Jean-Michel Klein, Président du syndicat national des ORL

- Dr Patrick Sachot, chirurgie cervico-faciale, Clermont-l'Hérault

- Dr Robert Vincent, Chirurgie cervico-faciale, cophochirurgie, Clinique du Dr Jean Causse, Colombiers

Pharmacy :

- Dr Françoise Murjas, Marseille

Exercise Physiology :

- Dr Thibaut Guiraud, Clinique Saint-Orens, Toulouse

Chest Physicians :

- Dr Catherine Daniel, cancérologie, Institut Curie

- Dr Alain Livartowski, cancérologie, Institut Curie

- Dr Gérard Mathern, tabacologie, Saint-Chamond

- Pr Charles-Hugo Marquette, cancérologie, soins intensifs respiratoires, CHRU de Nice

- Dr Hervé Pegliasco, cancérologie, allergologie, Hôpital européen de Marseille

- Dr Jean-Baptiste Stern, Institut Mutualiste Montsouris

Psychiatry :

- Dr Paul Bensussan, expert agréé à la cours de cassation, Versailles

- Dr Nicolas Duchesne, Montpellier

- Dr Yann Hodé, Centre hospitalier de Rouffach

- Dr Pascal Josse, CSAPA et CHU de Nancy

- Pr Christophe Lançon, addictologie, Hôpitaux-Sud Marseille

- Dr Hervé Montes, Orléans

Radiology :

- Dr Thierry Buhé, Saint-Brieuc

- Dr Francis Tobolsky, Paris

Rheumatology :

- Pr Maxime Breban, Hôpital Ambroise-Paré

Public Health :

- Dr Edouard Bidou, Paris

- Pr Jean-François Etter, Institut de médecine sociale et préventive de Genève

- Pr Antoine Flahault, Université Paris Descartes

Sexology :

- Dr Pascal de Sutter, Université de Louvain

Tobaccology (smoking cessation) :

- Dr Gilbert Lagrue, pionnier de la tabacologie à Henri-Mondor

- Dr Béatrice Le Maître, CHU de Caen

- Dr Jacques Le Houezec, Rennes

- Dr Philippe Presles, Institut Moncey

Trauma Emergency :

- Dr Françoise Benhamou, Hôpital Ambroise-Paré

Urology :

- Pr François Haab, Hôpital Tenon

- Pr Gilles Karsenty, Hôpital de la Conception, Marseille

- Pr Arnaud Méjean, Hôpital européen Georges-Pompidou

- Pr Alexandre de la Taille, Hôpital Henri-Mondor

- Pr Olivier Traxer, Hôpital Tenon

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Publié le 5 Novembre 2013

Une étude de Jean-François Etter et Chris Bullen

On sait peu de choses sur le changement dans le comportement des utilisateurs de cigarettes électroniques dans le temps. Nous avons suivi 477 utilisateurs de cigarettes électroniques pendant un mois et 367 utilisateurs sur un an.

Nous avons constaté que l'usage de la cigarette électronique n'a pas d' effets délétères sur le comportement tabagique.

Objectif: Evaluer le changement de comportement sur ​​12 mois chez les utilisateurs de cigarettes électroniques ("vapoteurs").

Méthodes: Enquête longitudinale sur Internet, de 2011 à 2013. Les participants ont été inscrits sur des sites dédiés à l'e-cigarette et le sevrage tabagique. Nous avons évalué l'utilisation des e- cigarettes et de tabac chez la même cohorte au départ, puis après un mois (n = 477 ) et un an ( n = 367).

Résultats: La plupart des participants (72%) étaient d'anciens fumeurs et 76% utilisaient des e- cigarettes tous les jour. Au départ, les utilisateurs actuels vapotaient depuis 3 mois, tiraient 150 bouffées par jour sur leur e- cigarette et utilisaient des liquides de remplissage contenant 16 mg/ml de nicotine, en moyenne. Presque tous les vapoteurs quotidiens au départ vapotaient toujours après un mois ( 98%) et un an ( 89%). Chez les vapoteurs quotidiens, le nombre de bouffées par jour sur l'e-cigarettes est resté inchangé entre le début et un an. Parmi les anciens fumeurs qui vapotaient quotidiennement au départ, 6 % avaient recommencé à fumer après un mois et également 6% après un an. Parmi les utilisateurs doubles (les fumeurs qui vapotaient quotidiennement au départ), 22% avaient cessé de fumer après un mois et 46% après un an. Parmi les vapoteurs qui fumaient encore lors du suivi, la consommation de cigarettes a diminué de 5,3 cig. par jour après un mois (de 11,3 à 6,0 cig./jour, p=0,006), mais est resté inchangé entre le début et 1 an de suivi.

Conclusions: Les e-cigarettes peuvent contribuer à la prévention des rechutes chez les anciens fumeurs et au sevrage tabagique chez les fumeurs actuels.

Auteurs: Jean -François Etter (1), Chris Bullen (2)

1) Institut de médecine sociale et préventive, Faculté de médecine, Université de Genève, Suisse

2) Institut national pour l'innovation en santé , École de santé des populations, Université d'Auckland , Nouvelle-Zélande

Lien vers l'article/ link to the article : Addictive Behaviors

Abstract in English

Objective: To assess behavior change over 12 months in users of e-cigarettes (“vapers”).

Methods: Longitudinal Internet survey, 2011 to 2013. Participants were enrolled on websites dedicated to e-cigarettes and smoking cessation. We assessed use of e-cigarettes and tobacco among the same cohort at baseline, after one month (n = 477) and one year (n = 367).

Results: Most participants (72%) were former smokers, and 76% were using e-cigarettes daily. At baseline, current users had been using e-cigarettes for 3 months, took 150 puffs/day on their e-cigarette and used refill liquids containing 16 mg/ml of nicotine, on average. Almost all the daily vapers at baseline were still vaping daily after one month (98%) and one year (89%). Of those who had been vaping daily for less than one month at baseline, 93% were still vaping daily after one month, and 81% after one year. In daily vapers, the number of puffs/day on e-cigarettes remained unchanged between baseline and one year. Among former smokers who were vaping daily at baseline, 6% had relapsed to smoking after one month and also 6% after one year. Among dual users (smokers who were vaping daily at baseline), 22% had stopped smoking after one month and 46% after one year. In dual users who were still smoking at follow-up, cigarette consumption decreased by 5.3 cig/day after one month (from 11.3 to 6.0 cig./day, p = 0.006), but remained unchanged between baseline and 1-year follow-up.

Conclusions: E-cigarettes may contribute to relapse prevention in former smokers and smoking cessation in current smokers.

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Publié le 20 Juin 2013

Cette étude est très importante, car elle est la première à analyser précisément la façon dont les utilisateurs de e-cigarette vapotent, et à évaluer la quantité de e-liquide utilisée.

Pour cela, 45 vapoteurs expérimentés et 35 fumeurs, de 20 à 45 ans, ont été recrutés. Les vapoteurs, tous anciens fumeurs, vapotaient quotidiennement des e-liquides avec des concentrations de nicotine allant de 6 mg/ml à 12 mg/ml. Ils vapotaient en moyenne depuis 7 mois et utilisaient 5 ml de e-liquide chaque jour. Les fumeurs n'avaient jamais utilisé de e-cigarette. Ils étaient tous abstinents depuis la veille au soir (au moins 8h) de e-cig pour les uns, et de cigarettes pour les autres.

La e-cigarette utilisée dans l'étude était une eGo-T munie d'un atomiseur Epsilon (clearomiseur), considérée comme une e-cig de seconde génération. Un e-liquide à 9 mg/ml a été utilisé pour l'étude.

Les vapoteurs ont utilisé la e-cig ad libitum (à volonté) pendant 20 minutes, pendant qu'ils étaient filmés afin, par la suite, d'analyser image par image pour déterminer les caractéristiques topographiques du vapotage (durée d'allumage de la diode déclenchant la batterie, durée d'inhalation, durée d'exhalaison). Les fumeurs ont aussi été filmés en fumant 2 cigarettes (7 mg de goudron, 0,7 mg de nicotine, selon la machine à fumer), puis un autre jour, en vapotant pendant 10 minutes (après avoir reçu des instructions concernant l'utilisation de la e-cig). Les images vidéos étaient prisent à 25 images/secondes, ce qui donne une précision d'analyse image par image de 40 ms.

Afin de minimiser les biais d'évaluation, seules 10 bouffées de cigarette ou de e-cig consécutives ont été analysées dans les 2 groupes. Les 3 premières bouffées n'étaient pas analysées, afin de laisser un temps d'adaptation aux utilisateurs, les bouffées analysées ont été les bouffées 4 à 13.

Pour déterminer la quantité de e-liquide utilisé par les vapoteurs (pas par les fumeurs), le clearomiseur était pesé avant utilisation, puis après 5 minutes et 20 minutes de vapotage. Le temps de 5 minute a été utilisé car il représente à peu près le temps nécessaire pour fumer une cigarette, les 20 minutes ont été choisies car elles représentent le temps d'utilisation d'un inhaleur de nicotine (substitut nicotinique) pour délivrer 4 mg de nicotine.

Les résultats montrent que la durée de la bouffée de e-cig prise par les vapoteurs est significativement (p<0,001) plus longue (4,2 +/- 0,7 s) que la bouffée de cigarette ou de e-cig prise par les fumeurs (2,1 +/- 0,4 s et 2,4 +/- 0,5 s, respectivement). A l'inverse, la durée de l'inhalation est significativement (p<0,001) moindre avec la e-cig chez les vapoteurs (1,3 +/- 0,4 s) que chez les fumeurs (2,2 +/- 0,4 s et 2,0 +/- 0,4 s, respectivement). Par contre, aucune différence n'a été observée sur la durée d'exhalaison (1,7 +/- 0,5 s ; 1,8 +/- 0,4 s et 1,7 +/- 0,3 s, respectivement).

Les vapoteurs ont pris 13 bouffées en 5 minutes et 43 bouffées en 20 minutes (soit 1 bouffée toutes les 20 à 30 s), ce qui correspond à 62 mg (ou 0,05 ml) et 219 mg (ou 0,18 ml) de e-liquide (la quantité de e-liquide consommée est significativement corrélée au nombre et à la durée des bouffées, et aucun effet dû à l'âge, l'historique du tabagisme ou à la durée d'utilisation d'une e-cig quotidiennement, n'a été observé). Selon ces données, et la concentration à 9 mg/ml du e-liquide utilisé, les e-cig, dans ces conditions d'utilisation, ont délivré 0,46 +/- 0,12 mg de nicotine en 5 minutes et 1,63 +/- 0,41 mg de nicotine en 20 minutes.

Afin de comparer avec la consommation de cigarettes, et en estimant qu'une cigarette délivre environ 1 mg de nicotine au fumeur en 5 minutes (c'est la mesure moyenne observée dans les études), il a été estimé avec ces données qu'il faudrait un e-liquide dosé à 21 mg/ml de nicotine pour délivrer 1 mg au vapoteur. Et pour délivrer 4 mg de nicotine en 20 minutes (similaire à l'inhaleur), il faudrait un e-liquide dosé à 24 mg/ml de nicotine.

Cette étude permet de définir un "standard" de la topographie d'utilisation de la e-cigarette pour les futures études chez les vapoteurs. En effet, utiliser la norme ISO retenue pour analyser la fumée de cigarette (1 bouffée de 2 s toutes les 60 s), sous-estimerait le mode de consommation des vapoteurs. Les auteurs proposent donc de retenir les paramètres mesurés dans cette étude, soit une bouffée de 4 s toutes les 20 à 30 s, à condition d'utiliser des e-cig de dernière génération, plus performantes que les anciennes qui ne supportaient pas cette fréquence, et en particulier chauffait trop, produisant un effet désagréable (dry puff, ou bouffée sèche due à la surchauffe ou à l'arrivée trop lente du e-liquide sur la résistance).

Enfin, les auteurs concluent en faisant la critique de la proposition contenue dans la révision de la Directive européenne sur les produits du tabac, de limiter les e-liquides sans autorisation de mise sur le marché à 4 mg/ml. Cette étude démontre clairement, pour la première fois, que pour satisfaire les besoins d'un fumeurs commençant à vapoter, une concentration de 20 à 24 mg/ml de nicotine est nécessaire. Il est intéressant de noter qu'empiriquement, c'est à peu près la limite proposée par l'ANSM en France (20 mg/ml), qui pour l'instant est toujours en vigueur. Cette étude permet enfin de se reposer sur des données réelles, qui manquaient jusqu'à présent, afin de pouvoir proposer aux vapoteurs des e-liquides suffisamment dosés pour leur permettre d'abandonner rapidement la cigarette, ce qui a été observé dans certaines études où la concentration de nicotine utilisée était en moyenne de 18 mg/ml.

Pouvoir proposer aux fumeurs une alternative crédible et considérablement moins nocive que le tabac permettra d'appliquer au plus grand nombre une réduction du risque tabagique significative, et aura un impact énorme sur la santé publique.

Farsalinos KE et al. Int J Environ Res Public Health. 2013 Jun 18;10(6):2500-14. Article en libre accès : http://www.mdpi.com/1660-4601/10/6/2500

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Publié le 11 Juin 2013

Publié le 11 Juin 2013

C'est le titre d'un article du "Market Intelligence Center" que l'on peut lire ici (pour les anglophones) : http://www.marketintelligencecenter.com/articles/283636 (article in English, see my comment below)

En voici une traduction:

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" De tous les cancers, le cancer du poumon est sans doute le plus facile à éviter. C'est assez facile... ne fumez pas, et réduisez considérablement le risque de développer un cancer du poumon, ou si vous êtes fumeurs, il faut arrêter de fumer pour diminuer ce risque.

Ça paraît simple... mais la réalité l'est nettement moins. La nicotine est fortement addictive, et comme peut l'attester tout fumeur ou ex-fumeur, arrêter de fumer n'est pas si simple. La plupart des fumeurs peuvent en plaisanter en disant qu'ils l'ont fait des centaines de fois, mais à chaque fois pour seulement 1 jour ou 2.

Les aides pour arrêter de fumer incluent les patchs et les gommes à la nicotine, mais celle qui semble promise à un bel avenir, c'est la e-cigarette, ou e-cig en raccourci.

Les promoteurs de la e-cig soulignent que vaporiser un liquide à base de nicotine ne pose pas le problème du risque de cancer dû aux milliers de substances contenues dans la cigarette conventionnelle, mais n'est pas non plus sans aucun danger. On ne sait pas avec certitude s'il existe un risque quelconque lié à la consommation de nicotine pure, mais il est de toute façon minime par rapport au risque de contracter un cancer du poumon.

L'industrie de la e-cig croît rapidement, et avec les millions de fumeurs du monde entier, il n'est pas surprenant de voir l'industrie du tabac s'y intéresser. Altria (MO), qui contrôle environ 50% du marché américain va s'y engager et va l'annoncer mardi. Le second acteur américain, Reynolds American (RAI) s'y met aussi, et va lancer sa propre marque de e-cig dans le Colorado, avant de l'étendre au reste du pays, et la compagnie 3ème sur le marché américain, Lorillard (LO) a déjà acquis la marque Blu.

La question est de savoir si les nouveaux fumeurs vont ou non se tourner vers la e-cig, ou si le marché est limité seulement aux fumeurs actuels qui envisagent d'arrêter de fumer. Tout va dépendre de la liberté de publicité, et ce que les études à venir diront du risque associé à la e-cig.

S'il est démontré qu'elles ne provoquent pas de cancer, le marché sera beaucoup plus rentable, parce que les fumeurs pourront passer à ce nouveau produit sans aucune intention d'arrêt.

Le temps nous dira de quelle taille ce marché pourra être, mais avec les millions de fumeurs qui essayent d'arrêter de fumer chaque jour, il est tout à fait évident pour les compagnies de tabac d'investir dans ce domaine. Après tout, ce sont eux les maîtres de l'addiction, et ils envisagent donc de profiter financièrement de ces mêmes gens qui essayeront de se libérer de cette dépendance.

Je pense que plus il y aura de compagnies qui vendent des e-cig, et mieux ce sera... mais j'espère vraiment que les compagnies de tabac vont se planter. Elles ont fait preuve de tellement peu d'éthique en vendant leurs cigarettes, et ont nié pendant des décennies les dangers du tabac. Je pense que ces nouvelles startups qui n'ont pour but que d'aider les fumeurs, devraient être les seules à réussir, pas les compagnies de tabac qui ont fait des milliards de profits en vendant un produit dont ils savaient qu'il tuait leurs consommateurs."

De: Michael Fowlkes

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Pourquoi ne pas envisager que tous les vapoteurs du monde boycottent les e-cigarettes vendues par les compagnies de tabac, et ne favoriser que les petites compagnies qui se sont développées sans l'aide de celles-ci ? Ce serait peut-être un moyen de gagner le support des associations de contrôle du tabac, si négatives jusqu'à présent sur le rôle que pourrait jouer la e-cigarette pour dénormaliser le tabac ?

What if vapers from all over the world start to boycott e-cigs from tobacco companies, and favour only those made by startup companies independent from Big Tobacco ? It could win the support from the tobacco control community, who until now is very negative about e-cigs, as it could play a big role in denormalising tobacco.

Jacques Le Houezec

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Publié le 11 Juin 2013

L'article annonçant que les e-cigarettes était une option plus sûre selon le rapport NICE, a été modifié dès le lendemain. Y aurait-il eu des pressions ?

David Dorn, de vapour trail TV a twitté une copie du titre original que voici ci-dessous. Il y a de quoi se poser des questions sur le pourquoi d'une telle auto(??)-censure, non ?

La page originale du Dailymail online du 4 juin !

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Publié le 6 Juin 2013

AIDUCE : Le rapport OFT sur les cigarettes électroniques : une analyse pertinente plombée par des recommandations fumeuses et sans fondement scientifique

http://www.aiduce.fr/le-rapport-oft-sur-les-cigarettes-electroniques-une-analyse-pertinente-plombee-par-des-recommandations-fumeuses-et-sans-fondement-scientifique/

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Publié le 5 Juin 2013

C'est le titre de cet article du Daily mail online, après la sortie des recommandations cliniques pour l'aide à l'arrêt de NICE qui met l'accent sur la réduction du risque tabagique.

E-cigs 'are the safer option': New guidelines urge doctors to advise products for smokers finding it difficult to quit

Avec ces nouvelles recommandations de NICE (Institut National pour l'Excellence en santé et en soin), l'Angleterre devient officiellement le premier pays à prôner la réduction du risque tabagique, avec la possibilité pour les fumeurs d'utiliser les substituts nicotiniques pour s'arrêter, mais aussi pour ceux qui n'y arrivent pas ou ne le désirent pas, de les utiliser à long-terme pour réduire leur consommation de tabac.

S'il n'est pas démontré (par manque d'études) que la réduction de consommation a un effet bénéfique sur la santé à long-terme, il est par contre démontré que les personnes qui s'engagent dans un processus de réduction ont plus de chances de s'arrêter de fumer un jour.

Ce qui est encourageant, c'est que malgré la focalisation de ces recommandations sur les substituts nicotiniques, l'article et son titre insistent sur la e-cigarette, sans la dénigrer, bien au contraire. Le vent commencerait-il à tourner en faveur du vaporisateur personnel? L'opinion publique et les utilisateurs commencerait-ils à être entendus?

Il y a tout de même un petit bémol quand on lit ces recommandations entre les lignes. On ne parle pas vraiment de substituts nicotiniques, mais de "produits contenant de la nicotine ayant une autorisation de mise sur le marché" (licensed nicotine-containing products), et ceci tout au long de ces recommandations. Pourquoi ce langage?

Probablement pour se préparer à l'arrivée d'autres produits contenant de la nicotine, que les classiques substituts nicotiniques. Et que pourraient-ils être?

La e-cigarette, ou vaporisateur personnel, bien sûr !

En effet, aucune recommandation particulière n'est donnée à son propos dans ce rapport de NICE, qui indique que le MHRA (l'équivalent de notre ANSM, agence du médicament) n'a pas encore statué sur la e-cigarette ou les autres produits contenant de la nicotine - on évoque un gel de nicotine), mais que l'on attend une décision pour le printemps 2013 (sic! va falloir qu'ils se dépêchent). Mais le fait d'utiliser partout dans ce rapport, et même dans les commentaires sur ce rapport, ce terme de "produits contenant de la nicotine ayant une autorisation de mise sur le marché", semble indiquer la volonté du MHRA d'opter pour un statut de médicament, plutôt que pour celui de produit de consommation courante.

Cela risque de provoquer la colère des vapoteurs d'outre-Manche et de les mobiliser, tout comme les vapoteurs français se mobilisent après que notre Ministre de la Santé ait assimilé vapotage et tabagisme de façon irresponsable la semaine dernière (des pétitions ont été lancées dans de nombreux pays européens, voir celle de l'AIDUCE, l'association indépendante des utilisateurs de la cigarette électronique).

Cet article du Daily mail online est tout de même encourageant, car il présente la e-cigarette comme une alternative crédible pour favoriser la réduction du risque tabagique. Espérons que nos journalistes français s'en inspirent, car pour l'instant on ne peut pas dire que la e-cigarette soit présentée de façon objective dans les médias.

D'autres articles anglais vont dans le même sens:

http://uk.news.yahoo.com/cigarettes-nice-changes-guidance-smokers-104023396.html#LB1LGgC

http://m.guardian.co.uk/society/2013/jun/04/e-cigarettes-health-revolution-smokers

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