Publié le 29 Mai 2014

Communiqué de presse

Jeudi 29 mai 2014 (Londres, Paris, Varsovie) – Plus de 50 éminents scientifiques de 15 pays ont demandé à l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) de reconsidérer son intention de classer les e-cigarettes de la même manière que les cigarettes de tabac, mettant en garde qu'une telle décision risquerait de faire manquer une occasion majeure de réduire la prévalence du tabagisme et la mortalité et les maladies qui lui sont associées (1).

Anticipant la prochaine réunion de la Convention-cadre pour la lutte antitabac (CCLAT) de l'OMS (2) à Moscou, en octobre prochain, les scientifiques ont réagi à un document confidentiel d'une réunion préparatoire de la CCLAT indiquant que l'OMS considère les e-cigarettes comme une «menace» pour la santé publique, et a l'intention de marginaliser leur utilisation comme une alternative accessible au tabac et aux cigarettes (3).

"Si l'OMS arrive à ses fins et étouffe les e-cigarettes, elle ne passera pas seulement à côté de ce qui est clairement une des plus grandes innovations de la santé publique des trois dernières décennies, pouvant sauver des millions de vies, mais elle dérogera à sa propre charte qui propose de permettre aux consommateurs de prendre le contrôle de leur propre santé, ce qu'ils font déjà eux-mêmes par millions (4)," a déclaré Jacques Le Houezec, signataire de la lettre, Conseiller en Santé publique et dépendance tabagique, Rennes, France, et conférencier clé du prochain Forum mondial sur la nicotine (5), "Les e-cigarettes font partie de la solution, pas du problème."

Il y a 1,3 milliard de fumeurs dans le monde, et l'OMS estime que le tabac causera au 21ème siècle jusqu'à un milliard de décès prématurés et évitables. Un tel nombre de décès, de maladies, et les souffrances qui les accompagnent, exigent que nous recherchions sans relâche toutes les manières pratiques et éthiques possibles pour réduire ce fardeau.

Les politiques de contrôle du tabac ont réussi à communiquer les méfaits associés au tabagisme, et à encourager la prise de mesures pour réduire sa prévalence, ce qui a considérablement réduit le tabagisme dans certaines parties du monde - principalement dans les pays développés (mais le tabagisme continue d'augmenter dans de nombreuses autres parties du monde).

Cependant, dans les pays développés, beaucoup de gens continuent de fumer – environ 20% de la population du Royaume-Uni, mais environ 30% dans d'autres pays comme l'Espagne ou la France. La plupart des fumeurs veulent arrêter de fumer, mais beaucoup trouvent difficile de renoncer à la nicotine, ou n'en ont simplement pas envie.

"Si l'OMS suggère que les e-cigarettes sont aussi dangereuses que les autres produits du tabac, elle enverra un message erroné et sombre aux millions d'utilisateurs actuels de e-cigarettes qui les ont utilisées pour arrêter de fumer," a déclaré Robert West, un signataire de cette lettre, Professeur de psychologie de la santé et Directeur des études sur le tabac à l'University College de Londres. "Cela découragerait les fumeurs de les essayer, et nous passerions à côté d'une occasion majeure de réduire la mortalité due au tabagisme à l'échelle mondiale."

Les scientifiques savent depuis des années que les gens "fument pour la nicotine, mais meurent de la fumée." Les décès et les maladies attribuables au tabac proviennent de l'inhalation de particules de goudron et de gaz toxiques dans les poumons.

Les signataires de cette lettre croient fermement que les produits de "réduction du risque tabagique", comme les e-cigarettes et d'autres produits moins dangereux que la cigarette, comme le snus, pourraient être la solution. Les personnes qui fument actuellement pourraient faire beaucoup moins de mal à leur santé s'ils consommaient de la nicotine sous une forme à faible risque, non-combustible.

"L'utilisation d'e-cigarettes a été une révolution menée par les consommateurs, et s'est développée comme une initiative de santé publique menée par la base, qui pourrait sauver des millions de vies," a déclaré John Britton, Professeur d'Epidémiologie à l'Université de Nottingham, RU. "Elle s'est amplifiée à une vitesse qui montre à quel point les fumeurs veulent et choisissent des produits à base de nicotine qui ne tuent pas. J'espère que l'OMS et les décideurs de la santé publique reconnaitront et exploiteront les bénéfices de santé que les e-cigarettes peuvent procurer."

Dans leur lettre à la Directrice générale de l'OMS, Margaret Chan, les 53 signataires affirment que les produits de réduction du risque tabagique pourraient jouer un rôle significatifs pour atteindre les objectifs de 2025 de l'ONU, qui visent à réduire les maladies non transmissibles.

Ils affirment que les objectifs de réduction de la consommation de tabac de l'OMS devraient être alignés avec le but ultime de réduire les maladies et les décès prématurés. Il serait contre-productif d'inclure les produits à base de nicotine à faible risque, telles que les cigarettes électroniques, au sein de ces objectifs - comme cela a été proposé – au contraire, ces produits devraient avoir un rôle important dans la réalisation de ces objectifs.

Notes aux éditeurs

(1) La lettre signée par 53 experts scientifiques et experts des politiques de santé, et les annexes d'information, sont disponibles sur le site Nicotine Science and Policy: http://nicotinepolicy.net/n-s-p/1751-statement-who-052014
la version française est ci-dessous

(2) La Convention-cadre pour la lutte antitabac a été adoptée en 2003 et établit un cadre pour le contrôle et la réduction de la consommation de tabac. À l'exception notable des États-Unis, la plupart des pays (173) sont Parties de la convention. La sixième session de la Conférence des Parties devrait être tenue à Moscou du 13 au 18 octobre 2014 http://www.who.int/fctc/en/

(3) Un document divulgué suggère que l'OMS a adopté une approche hostile aux e-cigarettes et à d'autres alternatives au tabagisme. Ces documents et un commentaire sont disponibles ici:

(4) Action on Smoking and Health. (2014). http://www.ash.org.uk/media-room/press-releases/:over-2-million-britons-now-regularly-use-electronic-cigarettes. Au Royaume-Uni, le nombre de personnes utilisant des e-cigarettes a triplé en deux ans, atteignant maintenant 2,1 millions – environ un tiers sont maintenant des ex-fumeurs.

(5) Le Forum mondial sur la nicotine se tiendra à Varsovie du 27 au 28 juin 2014 http://gfn.net.co/

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Publié le 29 Mai 2014

Dr Margaret Chan
Directrice Générale
Organisation Mondiale de la Santé

Avenue Appia 20
CH-1211 Genève 27

 

CC : Secrétariat de la CCLAT, Parties de la CCLAT, Bureaux régionaux de l'OMS

 

26 mai 2014

 

Réduire le nombre de décès et de maladies dus au tabagisme – La réduction du risque tabagique et la Convention cadre pour la lutte antitabac (CCLAT)

 

Chère Dr Chan,

Nous vous écrivons avant le début des importantes négociations sur les politiques de contrôle du tabac qui auront lieu plus tard cette année, lors de la sixième Conférence des Parties (CdP) de la CCLAT. Le travail de l'OMS et la CCLAT restent cruciaux dans la réduction du nombre intolérable de cancers, de maladies cardiovasculaires et de maladies respiratoires, causés par l'usage du tabac. Comme l'OMS l'a déclaré, le tabac causera au 21ème siècle jusqu'à un milliard de décès prématurés et évitables. Un tel nombre de décès, de maladies et les souffrances qui les accompagnent, exigent que nous recherchions sans relâche toutes les manières pratiques, éthiques et légales possibles pour réduire ce fardeau.

Nous constatons avec inquiétude qu'une stratégie critique semble avoir été négligée ou même délibérément marginalisée dans les préparatifs de la CdP-6 de la CCLAT. Il s'agit de la stratégie de «réduction du risque tabagique» - l'idée que les 1,3 milliard de personnes qui fument actuellement pourraient faire beaucoup moins de mal à leur santé s'ils consommaient de la nicotine sous une forme à faible risque, non-combustible.

Nous savons depuis des années que les gens «fument pour la nicotine, mais meurent de la fumée» : la grande majorité des décès et des maladies attribuables au tabac proviennent de l'inhalation de particules de goudron et de gaz toxiques dans les poumons. Nous observons un rapide développement de produits à base de nicotine qui peuvent effectivement se substituer aux cigarettes, mais présentant des risques très faibles. Ce sont, par exemple, les e-cigarettes et d'autres produits vaporisés, du tabac non fumé à faible contenu en nitrosamines, comme le snus, et d'autres produits non combustibles à faible risque à base de nicotine ou de tabac, qui peuvent devenir des alternatives viables au tabagisme dans l'avenir. Pris ensemble, ces produits de réduction du risque pourraient jouer un rôle important pour atteindre les objectifs de 2025 de l'ONU concernant les maladies non transmissibles (MNT), en faisant baisser la prévalence tabagique et la consommation de cigarettes. En effet, il est difficile d'imaginer des réductions importantes des maladies non transmissibles liées au tabac sans la contribution de la stratégie de réduction du risque tabagique. Même si la plupart d'entre nous préfèreraient que les gens arrêtent de fumer et d'utiliser de la nicotine, l'expérience montre que de nombreux fumeurs ne peuvent pas ou ne veulent pas renoncer à la nicotine et continueront à fumer s'il n'y a pas d'alternative plus sûre disponible qui soit acceptable pour eux.

 

Nous suggérons respectueusement que les principes suivants devraient sous-tendre l'approche de santé publique de la réduction du risque tabagique, sous l'impulsion de l'OMS:

 

  1. La réduction du risque tabagique fait partie de la solution et non du problème. Elle pourrait apporter une contribution significative à la réduction du fardeau mondial que représentent les maladies non transmissibles causées par le tabagisme, et le faire beaucoup plus rapidement que les stratégies classiques. Si les instances régulatrices traitent les produits à base de nicotine à faible risque de la même manière que les produits du tabac traditionnels, et cherchent à réduire leur utilisation sans reconnaissance de leur potentiel en tant qu'alternative à faible risque au tabagisme, elles les définissent incorrectement comme une partie du problème.

  2. Les politiques de réduction du risque tabagique doivent être proportionnelles au risque et fondées sur les preuves, et tenir compte de la réduction importante de risque qui est obtenue lorsqu'un fumeur passe à un produit à base de nicotine à faible risque. La règlementation doit être proportionnée et équilibrée pour exploiter les bénéfices considérables pour la santé, tout en gérant les risques résiduels. L'architecture de la CCLAT n'est actuellement pas bien adaptée à cet effet.

  3. Par mesure de précaution, les instances régulatrices devraient éviter de soutenir les mesures qui pourraient avoir l'effet pervers de prolonger la consommation de cigarettes. Les politiques qui sont excessivement restrictives ou contraignantes pour les produits à faible risque peuvent avoir pour conséquence involontaire de protéger les cigarettes de la concurrence des alternatives moins dangereuses, et par là même de causer des dommages. Toute politique relative aux produits à faible risque, c’est-à-dire les produits non combustibles à base de nicotine, doit être évaluée pour ce potentiel effet pervers.

  4. Les objectifs et les indicateurs de réduction de la consommation de tabac devraient être ciblés afin d'atteindre le but ultime de réduire les maladies et les morts prématurées, sans se focaliser sur l'utilisation de la nicotine en soi, et donc se concentrer principalement sur la réduction du tabagisme. Lors de la conception des objectifs du cadre des Maladies Non Transmissibles (MNT) ou sur les Objectifs de Développement Durable, il serait contre-productif et potentiellement dangereux d'inclure les produits à base de nicotine à faible risque, telles que les e-cigarettes, au sein de ces objectifs. Au contraire, ces produits devraient avoir un rôle important dans la réalisation de ces objectifs.

  5. La réduction du risque tabagique est fortement compatible avec les bonnes politiques et pratiques de santé publique, et il serait contraire à l'éthique et nuisible d'empêcher les fumeurs de passer à des produits de réduction du risque. Comme la Charte d'Ottawa de l'OMS l’affirme: «la promotion de la santé est le processus qui permet aux personnes de mieux contrôler et d’améliorer leur santé". La réduction du risque tabagique permet aux fumeurs de contrôler les risques associés à la prise de nicotine et de la réduire à des niveaux très faibles ou négligeables.

  6. Il est contre-productif d'interdire la publicité pour les e-cigarettes et pour les autres alternatives au tabagisme à faible risque. Le cas de l'interdiction de la publicité du tabac repose sur les méfaits que le tabac provoque, mais aucun argument de ce type ne peut s'appliquer, par exemple aux e-cigarettes, qui sont beaucoup plus susceptibles de réduire les dommages par la réduction du tabagisme. Le contrôle de la publicité visant les non-fumeurs, et en particulier les jeunes est certainement justifiée, mais une interdiction totale aurait de nombreux effets négatifs, y compris la protection du marché de la cigarette et le soutien implicite pour les compagnies de tabac. Il est possible de cibler la publicité vers les fumeurs, pour qui les avantages sont potentiellement énormes et les risques minimes. Il est inapproprié d'appliquer l'article 13 de la CCLAT (publicité sur le tabac, promotion et parrainage) à ces produits.

  7. Il est inapproprié d'appliquer aux produits vaporisés la législation visant à protéger les personnes ou les travailleurs contre la fumée de tabac. Il n'existe aucune preuve à l'heure actuelle de risque significatif pour la santé de la vapeur émise par les e-cigarettes. Les décisions quant à savoir s'il est permis ou interdit d'utiliser une e-cigarette dans un espace particulier devraient incomber aux propriétaires ou exploitants de ces espaces publics, qui peuvent prendre un large éventail de facteurs en compte. L'article 8 de la CCLAT (Protection contre l'exposition à la fumée de tabac) ne doit pas être appliqué à ces produits.

  8. Le régime fiscal pour les produits à base de nicotine doit tenir compte du risque, et être organisé pour inciter les utilisateurs à basculer du tabagisme vers les produits à faible risque. Une taxation excessive des produits à faible risque par rapport au tabac fumé dissuaderait les fumeurs de les essayer et causerait plus de tabagisme et de mal qu'une taxation raisonnable.

  9. L'OMS et les gouvernements nationaux devraient adopter une vision objective des arguments scientifiques, et ne pas accepter ou promouvoir les interprétations erronées des données diffusées par les média ou certains activistes. Par exemple, on a fait grand cas de «l’effet de passerelle», dans lequel l'utilisation de produits à faible risque pourrait, dit-on, amener à utiliser des produits fumés à haut risque. Nous ne sommes au courant d'aucune preuve crédible qui soutiendrait cette hypothèse. En effet, des arguments similaires ont été faits sur l'utilisation de tabac sans fumée en Scandinavie, mais la preuve est désormais faite que ce type de produit a apporté une contribution significative à la réduction de la prévalence tabagique et des maladies liées au tabac, en particulier chez les hommes.

  10. L'OMS et les Parties de la Convention cadre doivent se baser sur des évaluations scientifiques et politiques objectives, dans une perspective internationale. Le Groupe d'étude de l'OMS sur la réglementation des produits du tabac (TobReg) a produit une série de rapports d'experts de haute qualité entre 2005 et 2010. Ce comité devrait être composé d'experts de renommée mondiale et chargé de fournir d'autres conseils indépendants de haute qualité à l'OMS et aux Parties, sur les questions soulevées ci-dessus.

 

 

Le potentiel de ces produits de réduire le risque tabagique, afin de réduire le fardeau des maladies dues au tabagisme, est très grand, et ces produits pourraient être parmi les innovations les plus importantes du 21ème siècle en matière de santé– pouvant peut-être sauver des centaines de millions de vies. L'envie de les contrôler et de les supprimer, en tant que produits du tabac, devrait être réfrénée, et une réglementation adaptée à leur usage et conçue pour libérer leur potentiel devrait être défendue par l'OMS. Nous sommes profondément préoccupés par le fait que la classification de ces produits en tant que produits du tabac, et leur inclusion dans la Convention cadre, puisse faire plus de mal que de bien, et entraver les efforts visant à atteindre les objectifs de réduction des maladies non transmissibles, pour lesquels nous sommes tous engagés. Nous espérons que, sous votre direction, l'OMS et la CCLAT seront à l'avant-garde scientifique, qu'ils adopteront une politique contre le tabac efficace et éthique, incluant la réduction du risque tabagique.


Nous vous serions reconnaissants de bien vouloir nous adresser votre réaction à ces propositions.
 

Cordialement,

 

 

Signataires de cette déclaration au 26 mai 2014

Professor David Abrams
Professor of Health Behavior and Society.
The Johns Hopkins Bloomberg School of
Public Health. Maryland. USA.
Professor of Oncology (adjunct).
Georgetown University Medical Center,
Lombardi Comprehensive Cancer Center.
Washington DC.
United States of America

Professor Tony Axéll
Emeritus Professor Geriatric Dentistry
Consultant in Oral Medicine
Sweden

Professor Pierre Bartsch
Respiratory physician,
Faculty of Medicine
University of Liège
Belgium

Professor Linda Bauld
Professor of Health Policy
Director of the Institute for Social Marketing
Deputy Director, UK Centre for Tobacco
and Alcohol Studies
University of Stirling
United Kingdom

Professor Ron Borland
Nigel Gray Distinguished Fellow in Cancer
Prevention at Cancer Council Victoria
Professorial Fellow School of Population
Health and Department of Information
Systems
University of Melbourne,
Australia

Professor John Britton
Professor of Epidemiology;
Director, UK Centre for Tobacco & Alcohol
Studies,
Faculty of Medicine & Health Sciences
University of Nottingham,
United Kingdom

Associate Professor Chris Bullen
Director, National Institute for Health
Innovation
School of Population Health,
University of Auckland,
New Zealand

Professor Emeritus André Castonguay
Faculty of Pharmacy
Université Laval,
Quebec,
Canada.

Dr Lynne Dawkins
Senior Lecturer in Psychology,
Co-ordinator: Drugs and Addictive
Behaviours Research Group
School of Psychology,
University of East London,
United Kingdom

Professor Ernest Drucker
Professor Emeritus
Department of Family and Social Medicine,
Montefiore Medical Center/Albert Einstein
College of Medicine
Mailman School of Public Health
Columbia University
United States of America

Professor Jean François Etter
Associate Professor
Institut de santé globale,
Faculté de médecine,
Université de Genève,
Switzerland

Dr Karl Fagerström
President, Fagerström Consulting AB,
Vaxholm,
Sweden

Dr Konstantinos Farsalinos
Researcher, Onassis Cardiac Surgery
Center, Athens, Greece
Researcher, University Hospital
Gathuisberg, Leuven,
Belgium

Professor Antoine Flahault
Directeur de l'Institut de Santé Globale
Faculté de Médecine, Université de
Genève, Suisse/ Institute of Global Health,
University of Geneva, Switzerland
Professor of Public Health at the Faculté
de Médecine, Université Paris Descartes,
Sorbonne Paris Cité,
France

Dr Coral Gartner
Senior Research Fellow
University of Queensland Centre for
Clinical Research
The University of Queensland,
Australia

Dr Guillermo González
Psychiatrist
Comisión de Rehabilitación en Enfermedad
Mental Grave
Clínica San Miguel
Madrid,
Spain

Dr Nigel Gray
Member of Special Advisory Committee on
Tobacco Regulation of the World Health
Organization
Honorary Senior Associate
Cancer Council Victoria
Australia

Professor Peter Hajek
Professor of Clinical Psychology and
Director, Health and Lifestyle Research
Unit
UK Centre for Tobacco and Alcohol
Studies
Wolfson Institute of Preventive Medicine,
Barts and The London School of Medicine
and Dentistry Queen Mary University of
London,
United Kingdom

Professor Wayne Hall
Director and Inaugural Chair, Centre for
Youth Substance Abuse Research
University of Queensland
Australia

Professor John Hughes
Professor of Psychology, Psychiatry and
Family Practice
University of Vermont
United States of America

Professor Martin Jarvis
Emeritus Professor of Health Psychology
Department of Epidemiology & Public
Health
University College London,
United Kingdom

Professor Didier Jayle
Professeur d’addictologie
Conservatoire National des Arts et Métiers
Paris,
France

Dr Martin Juneau
Directeur, Direction de la Prévention
Institut de Cardiologie de Montréal
Professeur Titulaire de Clinique
Faculté de Médecine,
Université de Montréal,
Canada

Dr Michel Kazatchkine
Member of the Global Commission on Drug
Policy
Senior fellow, Global Health Program,
Graduate institute, Geneva,
Switzerland

Professor Demetrios Kouretas
School of Health Sciences and Vice Rector
University of Thessaly,
Greece

Professor Lynn Kozlowski
Dean, School of Public Health and Health
Professions,
Professor of Community Health and Health
Behavior,
University at Buffalo,
State University of New York,
United States of America

Professor Eva Králíková
Institute of Hygiene and Epidemiology
Centre for Tobacco-Dependence
First Faculty of Medicine
Charles University in Prague and General
University Hospital in Prague,
Czech Republic

Professor Michael Kunze
Head of the Institute for Social Medicine
Medical University of Vienna,
Austria

Dr Murray Laugesen
Director
Health New Zealand, Lyttelton,
Christchurch,
New Zealand

Dr Jacques Le Houezec
Consultant in Public Health, Tobacco
dependence,
Rennes,
France
Honorary Lecturer, UK Centre for Tobacco
Control Studies,
University of Nottingham,
United Kingdom

Dr Kgosi Letlape
President of the Africa Medical Association
Former President of the World Medical
Association
Former Chairman of Council of the South
African Medical Association
South Africa

Dr Karl Erik Lund
Research director
Norwegian Institute for Alcohol and Drug
Research,
Oslo,
Norway

Dr Gérard Mathern
Président de l'Institut Rhône-Alpes de
Tabacologie
Saint-Chamond,
France

Professor Richard Mattick
NHMRC Principal Research Fellow
Immediate Past Director NDARC (2001-
2009)
National Drug and Alcohol Research
Centre (NDARC)
Faculty of Medicine
The University of New South Wales,
Australia

Professor Ann McNeill
Professor of Tobacco Addiction
Deputy Director, UK Centre for Tobacco
and Alcohol Studies
National Addiction Centre
Institute of Psychiatry
King's College London,
United Kingdom

Dr Hayden McRobbie
Reader in Public Health Interventions,
Wolfson Institute of Preventive Medicine,
Queen Mary University of London,
United Kingdom

Dr Anders Milton
Former President of the Swedish Red Cross
Former President and Secretary of the
Swedish Medical Association
Former Chairman of the World Medical
Association
Owner & Principal Milton Consulting,
Sweden

Professor Marcus Munafò
Professor of Biological Psychology
MRC Integrative Epidemiology Unit at the
University of Bristol
UK Centre for Tobacco and Alcohol Studies
School of Experimental Psychology
University of Bristol,
United Kingdom

Professor David Nutt
Chair of the Independent Scientific
Committee on Drugs (UK)
Edmund J Safra Professor of
Neuropsychopharmacology
Head of the Department of
Neuropsychopharmacology and Molecular
Imaging
Imperial College London,
United Kingdom

Dr Gaston Ostiguy
Professeur agrégé
Directeur de la Clinique de cessation
tabagique
Centre universitaire de santé McGill
(CUSM)
Institut thoracique de Montréal,
Canada

Professor Riccardo Polosa
Director of the Institute for Internal
Medicine and Clinical Immunology,
University of Catania,
Italy.

Dr Lars Ramström
Director
Institute for Tobacco Studies
Täby,
Sweden

Dr Martin Raw
Special Lecturer
UK Centre for Tobacco and Alcohol
Studies
Division of Epidemiology and Public Health
University of Nottingham,
United Kingdom

Professor Andrzej Sobczak
Department of General and Inorganic
Chemistry,
Faculty of Pharmacy and Laboratory
Medicine,
Medical University of Silesia, Katowice,
Poland
Institute of Occupational Medicine and
Environmental Health
Sosnowiec,
Poland

Professor Gerry Stimson
Emeritus Professor, Imperial College
London;
Visiting Professor, London School of
Hygiene and Tropical Medicine
United Kingdom

Professor Tim Stockwell
Director, Centre for Addictions Research of BC
Professor, Department of Psychology
University of Victoria, British Columbia,
Canada

Professor David Sweanor
Adjunct Professor, Faculty of Law,
University of Ottawa
Special Lecturer, Division of Epidemiology
and Public Health,
University of Nottingham,
United Kingdom

Professor Umberto Tirelli
Director Department of Medical Oncology
National Cancer Institute of Aviano
Italy

Professor Umberto Veronesi
Scientific Director
IEO Istituto Europeo di Oncologia
Former Minister of Health,
Italy

Professor Kenneth Warner
Avedis Donabedian Distinguished
University Professor of Public Health
Professor, Health Management & Policy
School of Public Health
University of Michigan
United States of America

Professor Robert West
Professor of Health Psychology and
Director of Tobacco Studies
Health Behaviour Research Centre,
Department of Epidemiology & Public
Health,
University College London
United Kingdom

Professor Dan Xiao
Director of Department Epidemiology
WHO Collaborating Center for Tobacco or
Health
Beijing Institute of Respiratory Medicine,
Beijing Chao-Yang Hospital,
China

Dr Derek Yach
Former Executive Director, Non-
Communicable Diseases
Former Head of Tobacco Free Initiative,
World Health Organisation (1995-2004)
Senior Vice President Vitality Group plc
Director, Vitality Institute for Health
Promotion
United States of America

 

 

 

 

 

 

 

 


 

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Publié le 28 Mai 2014

Mise à jour de la position de ASH (Londres) sur l'ecig.

http://www.ash.org.uk/files/documents/ASH_715.pdf

1. Les cigarettes électroniques ne sont pas des cigarettes. Elles ne contiennent pas de tabac et leur utilisation n'est pas fumer.

2. ASH, en ligne avec les recommandations de NICE sur la réduction du risque, indique qu'il est toujours mieux de cesser toutes les formes d'utilisation de la nicotine.

3. Cependant, pour ceux qui restent dépendants à la nicotine, NICE recommande l'utilisation de produits contenant de la nicotine comme alternative à la cigarette ou pour réduire sa consommation, ou en cas d'abstinence temporaire, pour aider à réduire les méfaits du tabagisme.

4. NICE ne peut pas recommander l'utilisation de la nicotine par des produits non médicamenteux, mais de nombreux fumeurs trouvent que les cigarettes électroniques peuvent les aider. Les enquêtes de ASH montrent que leur utilisation a triplé au cours des deux dernières années, passant de 700.000 à 2,1 millions d'utilisateurs.

5. Les cigarettes électroniques se révèlent plus attrayantes pour les fumeurs que les substituts nicotiniques, tout en leur offrant une alternative plus sûre par rapport à la cigarette. Des preuves existent qu'elles peuvent être efficaces pour aider les fumeurs à arrêter, et peu de preuves qu'elles sont utilisées par des personnes n'ayant jamais fumé.

6. Le nombre d'enfants et de jeunes qui utilisent régulièrement des cigarettes électroniques reste très faible et leur utilisation est presque entièrement due aux fumeurs et aux ex-fumeurs. C'est aussi ce que l'on observe dans d'autres pays comme les Etats-Unis.

7. ASH est en faveur d'une réglementation renforcée pour assurer la sécurité et la fiabilité des cigarettes électroniques et empêcher leur promotion aux non-fumeurs et aux enfants.
8. Toutefois, en l'absence de preuve de préjudice important pour les personnes à proximité, ASH ne soutient pas l'idée d'inclure les cigarettes électroniques dans les lois d'interdiction de fumer, qui interdirait complètement leur utilisation dans les lieux publics.

Nos associations de lutte antitabac et autres Haut conseil de la santé publique pourraient s'en inspirer... c'est un peu plus basé sur les preuves !

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Publié le 28 Mai 2014

OFDT : Tableau de bord mensuel Tabac

avril 2014 : http://www.ofdt.fr/ofdt/fr/tt140527.pdf

(scroll down for English)

Selon ces données de l'OFDT, les ventes de cigarettes reculent de 4,6 % en avril 2014 par rapport à avril 2013. La chute amorcée en 2013 continue. Le cumul janvier-avril 2014 représente une baisse de 7,8% par rapport à la même période en 2013.

Il en va de même pour le tabac à rouler, qui baisse 8,2% en avril 2014 ( -7,7% sur le cumul janvier-avril). Preuve que les fumeurs ne se reportent pas sur le tabac à rouler.

Les ventes de traitements pour l’arrêt du tabac continuent de chuter, de 23,2% en avril, -30,2% pour le cumul janvier-avril, les patchs étant les plus touchés (-57,8%), et les consultations en tabacologie ont accueilli moins de nouveaux patients (-3,1%), et le nombre d’appels à Tabac info service baisse aussi (-14,1%).

L'OFDT publie aussi aujourd'hui un bilan des années 2004-2014. D'après la lecture de la partie sur l'e-cigarette, il semblerait que ces braves gens ont été "recadrés", et reprennent de bon cœur les désinformations publiées dans l'avis du Haut conseil de la santé publique.

Les ventes de tabac reculent encore en avril !

According to these OFDT data, cigarette sales felt by 4.6% in April 2014 compared to April 2013. The trends observed in 2013 are confirmed. The cumulative data for January-April 2014 represent a decrease of 7.8%.

A similar trend is observed for roll-your-own tobacco, which decreased by 8.2% in April (-7.7% for January-April), compared to last year.

Sales of smoking cessation treatments continued to fall, -23.2% in April, -30.2% for January-April, patches being the most affected (-57.8​​%). Smoking cessation centers received also fewer new patients (-3.1%), and the number of calls to the quitline (Tabac info service) also decreased (-14.1%).

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Publié le 27 Mai 2014

Journée Mondiale contre le tabac : une conférence de presse bâclée.

Sur le site de l'AIDUCE :

À l’approche de la Journée Mondiale contre le tabac le 31 mai, l’Alliance contre le tabac a organisé hier une conférence de presse à l’Assemblée nationale, à laquelle l’AIDUCE a assisté. Une partie des propositions concernait un durcissement des contrôles anti-tabac, notamment l’interdiction de fumer devant des enfants, que ce soit sur les terrasses des cafés, en voiture, dans les parcs ou sur les plages et une autre consistait en une attaque en règle contre le vaporisateur personnel (VP), couramment appelé cigarette électronique.... Lire la suite

____________

 

L'aveuglement, ou la volonté aveugle de vouloir à tout prix éliminer le vaporisateur de nicotine, dont les fumeurs se sont emparés pour arrêter de fumer et réduire leur risque tabagique, conduit les associations de lutte contre le tabac dans le mur. Nous saurons leur rappeler le moment venu, qu'ils ont œuvré à favoriser le tabac et son industrie, qu'ils se targuent de vouloir contrôler!

Les données scientifiques s'accumulent, et ils ne pourront plus bientôt, au même titre que l'OMS, assimiler le vaporisateur de nicotine aux produits du tabac, et renvoyer les fumeurs au tabac, sans qu'un jour ils n'aient à rendre compte de leurs actes.

A l'occasion de la journée sans tabac, de nombreuses voix se feront entendre. Que nous réservent les autorités, si elles se fient à ces associations qui veulent étouffer dans l'oeuf le vaporisateur de nicotine? Elles ne passeront pas seulement à côté de ce qui est clairement une des plus grandes innovations de la santé publique des trois dernières décennies, pouvant sauver des millions de vies, mais elle dérogeront à la charte de l'OMS qui propose de permettre aux consommateurs de prendre le contrôle de leur propre santé, ce qu'ils font déjà eux-mêmes par millions grâce à leur vaporisateur.

 

Nous saurons les mettre devant leurs responsabilités le moment venu.

 

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Publié le 25 Mai 2014

AIDUCE : "Né au début de 2013, il y a un an Aiduce s’ouvrait aux adhérents. Quel combat nous avons mené depuis ! D’une sombre vallée menacée d’ennemis redoutables et sans merci, l’association mue par ses volontaires a combattu les réseaux d’influence des puissants lobbies, les partisans du pouvoir arbitraire, les dogmatiques de la ‘dénormalisation’, les fanatiques du comportement prescrit ; en rassurant les vapoteurs qu’ils n’étaient pas seuls ; en puisant de leur intelligence et expérience ; pour qu’aujourd’hui nous apercevions des lueurs d’espoir nous guider à travers les champs encore piégés par les démons de l’ignorance et de monstrueux intérêts commerciaux ; vers les hautes terres où nous serons libres, en adultes responsables, de choisir une alternative inoffensive et efficace au tabac. Voici notre histoire."

http://www.aiduce.fr/aiduce-presentation-bilan/

Mais n'oubliez pas, si vous voulez qu'AIDUCE continue sa route, il faut signer et faire signer l'ICE de l'EFVI !

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Publié le 21 Mai 2014

Tout d'abord, je dois vous assurer que je suis profondément européen. Je crois en l'Europe, mais pas celle qui nous est donnée actuellement.

Je crois en des valeurs que certains politiques partagent, et que j'ai toujours soutenus jusqu'à présent, aucun parti en particuliers, mais des valeurs de solidarité, d'égalité, de partage, de développement durable, d'écologie.

Nos représentants au Parlement européen n'écoutent plus les gens qui les ont élu. C'est facile de faire des promesses qui ne sont jamais tenues. Mais arrive un moment ou le peuple ne "marche" plus dans la combine.

Ce soir je viens d'entendre encore des promesses, plus alléchantes les unes que les autres, mais que je sais n'être que des mots vides de sens. D'où ma colère.

Bien sûr, ma supplique ici ne concerne que le tabagisme... qui s'en préoccupe vraiment?

Juste un "truc" comme ça, parmi d'autres... pourtant, en France cela représente 200 morts par jours, près de 80 000 morts par an... en Europe 700 000..., mais non, personne parmi la classe politique ne daigne s'y intéresser. Ou alors, c'est après avoir écouté d'une oreille distraite les suppliques des lobbyistes des grandes firmes qui leur expliquent que ça ne sert à rien de prendre des mesures drastiques, sauf contre les seules choses qui pourraient avoir un impact véritable sur la santé publique. Bien sûr on ne leur présente pas les choses de cette façon...on les menace de délocalisation, de perte de revenus fiscaux, de choses qui leur sont si douces à leur oreilles....

Pourtant depuis quelques temps les fumeurs ont décidé de prendre leur destin en main. C'est rien, juste une petite chose qui est arrivée en catimini, mais qui par le bouche à oreille s'est développée de façon considérable. En plus, ils ont eu l'outrecuidance de parler entre eux, de créer des forums de discussion, de se conseiller entre eux, de s'entraider, de se rebeller,et même de créer une association (AIDUCE)...

Cette petite chose c'est le vaporisateur personnel (VP) de nicotine (autrement appelé cigarette électronique, mais je n'aime pas ce mot, l'objet est tellement aux antipodes de cette "tueuse" comme ils l'appellent). Oh, le gros mot!!! Quoi? les fumeurs auraient l'incivilité de trouver un moyen de se sevrer du tabac sans qu'on le leur ait donner l'ordre? Horreur!!!

Alors, tout le monde se pointe vent debout pour mettre un peu d'ordre dans tout ça. Les gouvernements, les médecins (même si depuis certains ont pris la mesure des choses, heureusement), la presse bien sûr! Faire peur, ça fait vendre! et puis surtout la communauté du contrôle du tabac, toutes ces associations bien pensantes, qui veulent tellement de bien à leur concitoyens. La dépendance à la nicotine, quelle horreur! La dépendance c'est mal, même si ça ne fait de mal à personne, c'est juste que ça dérange la morale des bien pensant.

On nous refait le coup du snus, ce produit du tabac le moins dangereux qui soit, et que l'Europe s'est empressée de bannir en 1992, de peur (tiens c'est bizarre, ce sont les même arguments qu'on entend maintenant!) que ça rende les jeunes dépendants. Résultat des courses, quelques centaine de milliers de morts, voire plus, qui auraient pu être évitées. Pourtant, nous avons une expérience naturelle, en Suède et en Norvège, qui montre que ce produit aurait pu sauver la vie de tant de fumeurs. Mais non, on a préféré interdire de vente ce produit.

Et vous voulez nous resservir les mêmes arguments pour le VP? Ah oui, mais là, les vapoteurs ne sont pas d'accord. Ils ne se laisseront pas faire (ICE de l'EFVI). Vous l'avez bien vu en octobre au Parlement européen. Ils vous l'ont fait savoir. Ce qui a permis au moins, dans un premier temps, d'éviter la classification du VP en tant que médicament. Mais qu'à cela ne tienne, les lobbies ont tôt fait de rectifier le tir. Puisque les députés européens ont dit non, on va passer par la Commission, tellement plus malléable. Et derrière des portes fermées, cette institution, non élue, s'est empressé de remettre les choses dans le droit chemin. Elle a obtenu ce qu'elle voulait. Classifier la e-cigarette, ni tout à fait comme un produit du tabac, ni tout à fait comme un médicament, mais certainement pas ce qu'elle est, un produit de consommation courante qui permet aux fumeurs de prendre leur santé en main, sans que cela ne coûte un cent aux gouvernements!

C'est la même chose partout, le MHRA anglais tiens absolument à en faire un médicament, la FDA, un produit du tabac, et l'OMS ne veut même pas en entendre parler, il faut tout simplement l'interdire, car pour elle c'est la même chose que le tabac!

Vous n'avez même pas écouté les scientifiques qui vous ont dit, grâce à leurs études, que ce produit innovant et déstabilisant pour la cigarette, pouvait être un bénéfice révolutionnaire pour la santé publique. Ou plutôt, vous avez repris leurs études en les déformant, en interprétant leurs données de façon erronée, pour justifier vos buts préconçus, totalement moralistes, sans qu'ils ne soient basés sur les preuves.

Pourtant depuis, les études montrent que ces scientifiques avaient raison, les ventes de tabac reculent, les fumeurs arrêtent de fumer avec le VP, les jeunes arrêtent aussi de fumer...

Ce qui va résulter de ces élections risque d'être catastrophique pour la démocratie. L'exemple du VP n'est que la pointe de l'iceberg que je mets en avant ici, mais réfléchissez bien, c'est la même chose pour tous les domaines. Vous avez perdu le lien avec vos concitoyens. Votre seul but c'est d'être élu, et ré-élu, pas de défendre vos concitoyens. Il ne faudra pas venir vous plaindre après ces élections.

Mais, c'est décidé, je n'irai pas voter dimanche, même si cela me coûte.

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Publié le 21 Mai 2014

Firstly, I must assure you that I am profoundly European. I believe in Europe, but not the one that is currently proposed.

I believe in the values ​​that some politicians share, and I've always supported them so far, no party in particular, but the values ​​of solidarity, equality, sharing, sustainability, ecology.

Our representatives in the European Parliament no longer listen to the people who elected them. It is easy to make promises that are never kept. But there comes a time when the people are sick to be fooled.

Tonight I just heard more promises, more attractive as each other, but I know this are only empty words. Hence my anger.

Of course, my discourse herein applies only to smoking ... who really cares ?

Just a " thing " like that, among other ... yet , in France it represents 200 deaths per day, nearly 80 000 deaths per year, in Europe... 700 000... but no, none of the politicians do deign to be interested. Or maybe it is after listening with half an ear to the supplications of lobbyists of large companies that explain to them that it is useless to take drastic measures, except against the only things that could have a real impact on public health. Of course, they do not present them that way... they are threatened with relocation, loss of tax revenues, things which are so sweet to their ears....

Yet for some time smokers have decided to take their destiny. It's nothing, just a little thing that happened on the sly, but by word of mouth has grown significantly. In addition , they had the audacity to talk to each other, create discussion forums, to advise each others, help each other, to rebel, and even create an association (AIDUCE) ...

This little thing is the personal nicotine vaporizer (PV) (otherwise called electronic cigarettes, but I do not like that word, the object is so diametrically opposed to this " killer " as they call it). Oh, the big word ! What? smokers would find a way to quit tobacco without being have ordered ? Horror !

So everyone, upwind, would like to put some order in all this. Governments, health professionals (even if some have since changed their mind, thanks for this), the press of course ! Scaring people sells paper! and above all the tobacco control community, all these well-meaning associations, who want so much to their fellow citizens. Addiction to nicotine, how horrible! Addiction is bad, even if it does not hurt anyone, it's just that it bothers moral thinking well.

They replay the snus story, the less harmful tobacco product, that Europe was quick to ban in 1992, fear (hey it's weird, it's the same arguments we hear now!) it makes young people dependents. Bottom line, a few hundred thousand dead, or more, which could have been avoided. Yet, we have a natural experiment in Sweden and Norway, which shows that this product could have saved the lives of many smokers. But no, they preferred prohibit selling this product.

And you want to play it agains with VP ? Ah yes, but then, vapers do not agree. They will not let you do it again (ICE of EFVI). You saw it in October, at the European Parliament. They let you know it. This allowed at least initially, to avoid classification of PV as medication. But never mind, the lobbies were quick to rectify. Since MEPs say no, we will go through the Commission, so much more malleable. And behind closed doors, this institution, not elected, was quick to put things in the right way. It got what it wanted. Classification of the e-cigarettes, not exactly like a tobacco product, not exactly like a medicine, but certainly not what it is, a consumer product that allows smokers to take control of their health, and at no cost to governments !

It is the same everywhere, the English MHRA definitely want to make it a medicine, FDA, a tobacco product, and WHO does not even want to hear about it, it should simply be banned, because for them it is the same as tobacco !

You have not even listened to the scientists who have told you, through their studies, that this innovative and disruptive technology for cigarettes, could be a revolutionary benefit for public health. Or rather, you have distorted their data, interpreting them incorrectly, to justify your preconceived goals, totally moralistic, and certainly not evidence-based.

Yet, since then, studies have shown that these scientists were right, tobacco sales are down, smokers quit with the PV, youth also quit ...

What will result from these elections may be disastrous for democracy. The example of the PV is only the tip of the iceberg that I put forward here, but I think it is the same for all areas. You have lost touch with your fellow citizens. Your only goal is to be elected and re-elected, not to defend your citizens. Please do not come back to complain after the elections.

But, it is decided, I will not vote on Sunday, even if it costs me.

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Publié le 17 Mai 2014

Reçu ce message ce soir ;-)

Bonjour Jacques Le Houezec,

Votre blog fête ses 1 ans aujourd’hui !

Toute l'équipe d'OverBlog est heureuse de souhaiter un joyeux anniversaire à votre blog Le blog de Jacques Le Houezec.

Joyeux anniversaire mon blog !

Mon blog a 1 an ! ... en fait non, un peu plus :-o

En fait "over blog" a des problèmes de mémoire on dirait, mon premier post sur ce blog remonte au 17 décembre 2012 :-/

http://jlhamzer.over-blog.com/archive/2012-12/

 

Effectivement, c'est moi qui ai des problèmes de mémoire :-/

J'avais créé un autre blog avant, et je l'ai fait migrer ici il y a un an ;-)

... merci Ludo de me rafraîchir la mémoire ;-)

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Rédigé par Jacques Le Houezec

Publié le 16 Mai 2014

A survey on more than 3,000 adolescents from schools in Paris, France.

This is good news! The increased popularity of e-cigs among youth participated in a important decrease of tobacco use between 2011 and 2014.

Among 12-15, smoking decreased from 20.2% in 2011 to 11.1% in 2014.

Among 16-19, smoking decreased from 42.9% in 2011 to 33.5% in 2014.

The figure below represents the evolution in 16-19 years old between 2001 and 2014. Globally, the number of non-smokers has increased, and the number of exclusive tobacco smokers was substantially reduced (from 42.9% to 22.3%).

No doubt that e-cigs have changed the way adolescents see tobacco use. Not as cool as it used to be. We need to follow up the trends over the years, but this is certainly not showing any gateway effect into smoking.

Link to the press release (in French) :

http://www.leparisien.fr/societe/etude-les-ados-moins-accros-au-tabac-16-05-2014-3845399.php

According to a new survey, youth smoking decreased during the last 4 years while e-cig used increased

And below is a more detailed figure showing separately 12-15 and 16-19, including dual users (tobacco cigarettes + e-cigarettes).

According to a new survey, youth smoking decreased during the last 4 years while e-cig used increased

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