Publié le 24 Mai 2016

L'association SOVAPE est née !

Afin de pérenniser le succès incontestable du 1er Sommet de la vape, Jacques LE HOUEZEC (initiateur du Sommet), Sébastien BEZIAU, Nathalie DUNAND et Laurent CAFFAREL créent l’association SOVAPE pour assurer un avenir solide à cette manifestation qui a installé la vape comme solution majeure de réduction des risques en matière de tabagisme, en faisant dialoguer usagers, professionnels, industriels, sociétés savantes et acteurs de la santé publique.


L’objet de l’association est “d’agir et dialoguer” pour défendre la réduction des
risques et des méfaits du tabagisme dans les politiques publiques. Pour cela, elle portera
chaque année le Sommet de la vape, en cherchant à en améliorer le contenu et la
portée sociétale, médiatique et politique, pour en faire le temps fort du dialogue entre
les autorités, les professionnels de la santé, ceux du tissu associatif et l'opinion
publique.


Soucieuse de s'inscrire singulièrement et utilement dans le paysage de la lutte contre
les risques du tabagisme, SOVAPE s’établit sur un modèle « à dons et subventions » :
ses statuts lui permettront de rechercher toutes sortes de financements publics ou
privés afin de mener des actions d'envergure, durables ou ponctuelles. La politique de
collecte et la nature des fonds récoltés seront publiées pour assurer la transparence de
l'association.

SOVAPE se positionne ainsi comme un nouvel acteur de la réduction des risques et
des dommages dont le principal objectif est de défendre la vape comme alternative
au tabagisme.

A l’occasion du 1er Sommet de la vape qui s'est déroulé le 9 mai 2016 au CNAM à
Paris, le Pr Benoît Vallet, directeur général de la santé, a acté la création d’un groupe
de travail sur la vape. De part son objet et sa vocation, SOVAPE entend donc participer
activement à ce groupe.

Jacques LE HOUEZEC, Président de SOVAPE
06 87 75 18 44 - jacques.lehouezec@amzer-glas.com
L’association est en cours de création (statuts / dépôt). Plus d’information sur le site Internet.

Communiqué de presse

Press release

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Publié le 12 Mai 2016

Communiqué : les conclusions du 1er Sommet de la vape

English version: Statement from the 1er Sommet de la vape

Incontestable succès du premier sommet de la vape qui a permis de rapprocher les avis des instances dirigeantes de plusieurs acteurs de santé publique, des usagers, et des professionnels du secteur.

Alors que les connaissances sur le vaporisateur personnel (cigarette électronique ou VP) progressent à grands pas, le Premier Sommet de la Vape a réuni toutes les parties prenantes (associations de contrôle du tabac et de réduction des risques, fabricants et distributeurs, usagers, scientifiques et représentants de l'Etat) au Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM) le 9 mai 2016 pour faire le point ensemble sur les données actuelles et déterminer la conduite à tenir à l'avenir sur les produits de la vape. La journée s’est terminée par la promesse de la création d'un groupe de travail initié par la DGS (Direction Générale de la Santé).

Six points font consensus parmi les participants au premier Sommet de la vape, ils doivent encourager les fumeurs à utiliser cette alternative novatrice pour arrêter le tabac :

1. En utilisation normale, les émissions de la vape ont une composition au minimum 20 fois moins toxique que la fumée de tabac.

2. Les produits de la vape, y compris les liquides, sont classés comme des produits de consommation courante. Des normes existent actuellement. Ces exigences de qualité (AFNOR ou autres exigences équivalentes) doivent permettre de rassurer les fumeurs désireux de trouver une alternative au tabagisme.

3. La vape a très certainement permis à de très nombreux fumeurs d'arrêter de fumer ou de réduire significativement leur consommation de tabac.

4. L'utilisation d'arômes, la dose adéquate de nicotine et un matériel adapté à chaque fumeur sont les clefs du succès pour remplacer le tabac par la vape.

5. L’e-cigarette apparait chez les adolescents plus comme un concurrent du tabac que comme un produit d’initiation et les craintes d’y voir une porte d’entrée massive en tabagie s‘estompent en 2016 ; la vigilance reste cependant de mise.

6. Des études de suivi de cohortes de consommateurs sur le long terme sont nécessaires afin de confirmer les bénéfices du vaporisateur personnel.

Trois points restent l’objet de débats, principalement liés à la place du produit dans la société :

7. Les vapoteurs et de nombreux professionnels de santé demandent un signal fort et clair de la part des autorités sanitaires.

8. La publicité directe et indirecte autour du tabac est unanimement désavouée. Une éventuelle interdiction de publicité généralisée des produits de la vape incluant les boutiques est elle aussi majoritairement désavouée.

9. La réglementation du vapotage dans les lieux publics et de travail apparaît comme le point le moins consensuel, même si tous reconnaissent l’absence ou quasi absence de risque sanitaire. Cependant, l'obligation d'avoir des espaces de vapotage au sein des lieux de travail proposée par le gouvernement a été rejetée par les parlementaires. Cette disposition doit être réintroduite dans la loi de Santé comme une option possible, mais sans caractère obligatoire.

 

Ainsi ce Sommet de la Vape, dont l’indépendance a été assurée par financement participatif sur internet de 444 donateurs, fait clairement le point sur les consensus et les divergences. Tel que le préconise l'Académie Nationale de Médecine, et celle de Pharmacie, qui n'ont pourtant pas encouragé la réduction du risque par le passé, ainsi que le Haut Conseil de la Santé Publique, il convient d'encourager les fumeurs à essayer le vaporisateur personnel pour quitter leur dépendance au tabac.

 

Comité d’organisation : Pr Didier JAYLE • Jacques LE HOUEZEC • Pr Bertrand DAUTZENBERG

Communiqué du 1er Sommet de la vape

 

www.sommet-vape.fr

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Publié le 1 Mai 2016

Communiqué de presse : 9 associations invitent la ministre de la santé à participer au 1er Sommet de la vape

Cigarette électronique : après le Royaume-Uni, la France doit prendre une position claire, 9 associations invitent la ministre de la santé à participer au 1er Sommet de la vape.


Dans son rapport « La nicotine sans la fumée: la réduction des méfaits du tabac » publié cette semaine, le Collège Royal des Médecins britanniques conclut que la cigarette électronique est susceptible d'être bénéfique pour la santé publique et que les fumeurs peuvent être rassurés et encouragés à l’utiliser comme alternative au tabac.

Après la publication l'été dernier du rapport du Public Health England, déclarant que la vape était au moins 95% moins nocive que le tabagisme, le Collège Royal renchérit en disant « Bien qu'il ne soit pas possible d'estimer précisément les risques à long terme pour la santé associés à l'e-cigarette, les données disponibles suggèrent qu'ils ne devraient pas dépasser 5% de ceux qui sont associés au tabac fumé, et pourraient être sensiblement inférieurs à ce chiffre. »

La Commission de l'Audition publique sur la « Réduction des risques et des dommages liés aux conduites addictives » qui s'est tenue les 7 et 8 avril derniers à Paris, propose une nouvelle alliance. Il insiste sur le fait que les utilisateurs de substances addictives doivent être considérés comme experts de leurs usages et être acteurs dans les approches et les politiques menées pour réduire les risques associés à leurs consommations.

Comme la quasi totalité des outils de réduction des risques, le vaporisateur personnel (ou cigarette électronique) s'est développé sous l'influence des utilisateurs. Ce sont eux qui en ont fait évoluer l'efficacité et la sécurité par une approche communautaire. Les forums puis les réseaux sociaux, sont devenus des lieux d'échange et de soutien, permettant aux fumeurs novices en la matière de s'informer et de progresser vers une réduction de consommation ou une abstinence complète du tabac. Beaucoup de boutiques spécialisées sont devenues des lieux de transmission de ces savoirs, et leurs vendeurs des acteurs de santé publique. Comme souvent dans la RdRD, les travaux et expertises scientifiques ont été appelés pour accompagner et sécuriser ces nouveaux chemins trouvés par les usagers.

Malgré cela, les autorités de Santé Publique, sont restées sourdes à cette expertise venue du terrain puis de la communauté scientifique. En France, la Loi de modernisation du système de santé et la future transposition de la Directive européenne menacent le développement de la vape. Elles freinent l'innovation en favorisant les cigarettes électroniques commercialisées par l'industrie du tabac, qui seule aura les moyens financiers, comme l'industrie pharmaceutique, de supporter les contraintes administratives et financières imposées par cette Directive.

Le 9 mai 2016 se tiendra à Paris (Conservatoire des Arts et Métiers) le 1er Sommet de la vape* (http://www.sommet-vape.fr/) qui réunira les principaux acteurs de la vape et ceux de la lutte contre le tabac.

Les associations signataires de ce communiqué demandent à la Ministre de la Santé, Mme Marisol Touraine, de venir honorer de sa présence ce sommet afin de dialoguer avec les associations et utilisateurs. Il en va de la vie de millions de fumeurs, car rappelons-le le tabagisme fait 78000 morts par an en France chaque année, et la prévalence tabagique de notre pays (34% de fumeurs, et 33% des jeunes de 17 ans) nous place loin derrière nos voisins d'Outre-Manche (18% de fumeurs). La cigarette électronique est une arme de réduction massive des risques mortels liés au tabac.

Rapport du Royal College of Physicians (en anglais)
Traduction française du communiqué de presse du RCP
* Le 1er de Sommet de la vape a été financé intégralement par une cagnotte citoyenne des vapoteurs.

Signataires :

Dr Anne Borgne, RESPADD
Jean-Pierre Couteron, Fédération Addiction
Brice Lepoutre, Aiduce
Jean-Louis Loirat, Oppelia
Dr William Lowenstein, SOS Addictions
Pr Amine Benyamina, Fédération Française d'Addictologie
Pr Michel Reynaud, Actions Addictions
Dr Pierre Rouzaud, Tabac & Liberté
Dr Alain Rigaud, ANPAA

Téléchargez le communiqué de presse

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Publié le 28 Avril 2016

Communiqué de presse du Collège royal des médecins britanniques (traduction JLH)

 

LE NOUVEAU RAPPORT DU RCP DIT QU'IL FAUT PROMOUVOIR LARGEMENT LA CIGARETTE ELECTRONIQUE COMME SUBSTITUT AU TABAGISME

 

Un nouveau rapport publié aujourd'hui par le Collège royal des médecins britanniques, intitulé « La nicotine sans la fumée: la réduction des méfaits du tabac », conclut que la cigarette électronique est susceptible d'être bénéfique pour la santé publique au Royaume-Uni. Les fumeurs peuvent donc être rassurés et encouragés à l'utiliser, et le public peut être rassuré que l'e-cigarette est beaucoup plus sûre que le tabagisme.

Le tabagisme est une dépendance mortelle. La moitié des fumeurs meurent tôt, perdant une moyenne d'environ 3 mois d'espérance de vie pour chaque année de tabagisme après l'âge de 35 ans, environ 10 ans de vie au total. Bien que la prévalence du tabagisme au Royaume-Uni soit tombée à 18%, 8,7 millions de personnes fument encore. La réduction des risques et des méfaits fournit une stratégie supplémentaire pour protéger ce groupe de fumeurs de l'invalidité et d'un décès prématuré.

Depuis que l'e-cigarette est disponible au Royaume-Uni, en 2007, son utilisation a été entourée de controverse médicale et publique. Ce nouveau rapport de 200 pages examine la science, la politique publique, la réglementation et l'éthique entourant l'e-cigarette et d'autres sources de nicotine sans tabac, et aborde ces controverses et ces malentendus avec des conclusions fondées sur les dernières données disponibles :

  • L'e-cigarette n'est pas une passerelle vers le tabagisme : au Royaume-Uni, l'utilisation de l'e-cigarette est limitée presque entièrement à ceux qui utilisent déjà, ou ont utilisé, le tabac

  • L'e-cigarette ne provoque pas la normalisation du tabagisme : il n'y a aucune preuve que la thérapie nicotinique de substitution (TNS) ou l'utilisation de l'e-cigarette ait donné lieu à une renormalisation du tabagisme. Aucun de ces produits n'a à ce jour attiré de façon significative les adultes n'ayant jamais fumé, ou n'a démontré de signes de progression vers le tabagisme chez les jeunes

  • L'e-cigarette et l'arrêt du tabac : chez les fumeurs, l'utilisation de l'e-cigarette est susceptible de mener à une tentative d'arrêt du tabac qui ne se serait pas autrement produite, et chez certains d'entre eux à un succès de l'arrêt. De cette façon, la cigarette électronique peut agir comme porte de sortie du tabagisme

  • L'e-cigarette et les dommages à long terme : la possibilité d'un préjudice d'utilisation à long terme de l'e-cigarette ne peut pas être écarté en raison de l'inhalation des ingrédients autres que la nicotine, mais est sans doute très faible, et nettement inférieur à celui résultant du tabagisme. Avec des normes de produits appropriées pour réduire au minimum l'exposition aux autres ingrédients, il devrait être possible de réduire encore les risques pour la santé. Bien qu'il ne soit pas possible d'estimer précisément les risques à long terme pour la santé associés à l'e-cigarette, les données disponibles suggèrent qu'ils ne devraient pas dépasser 5% de ceux qui sont associés au tabac fumé, et pourraient être sensiblement inférieurs à ce chiffre.

 

Le rapport reconnaît la nécessité d'une réglementation proportionnée, mais suggère que la réglementation ne devrait pas être autorisée à freiner de manière significative le développement et l'utilisation des produits de réduction des risques par les fumeurs. Une stratégie réglementaire devrait adopter une approche équilibrée en cherchant à assurer la sécurité des produits, permettre et encourager les fumeurs à utiliser le produit au lieu du tabac, et de détecter et de prévenir les effets qui s'opposeraient aux objectifs généraux de la politique de lutte contre le tabagisme.

Le professeur John Britton, président du Groupe consultatif sur le tabac du RCP, a déclaré:

« L'utilisation croissante de la cigarette électronique comme substitut à l'usage du tabac a été un sujet de grande controverse, avec beaucoup de spéculation sur ses risques et avantages potentiels. Ce rapport doit rassurer sur la quasi-totalité des inquiétudes sur ces produits, et conclut que, qu'avec une réglementation mesurée, la cigarette électronique a le potentiel d'apporter une contribution importante de prévention des morts prématurées, des maladies et des inégalités sociales en matière de santé que le tabagisme provoque actuellement au Royaume-Uni. Les fumeurs devraient être rassurés, ces produits peuvent les aider à arrêter de fumer pour de bon ».

La Présidente du RCP, Professeur Jane Dacre a déclaré:

« Depuis le premier rapport du RCP sur le tabac, Le tabagisme et la santé, en 1962, nous avons constamment  demandé plus et de meilleures politiques et services pour prévenir l'initiation au tabagisme et aider les fumeurs à arrêter de fumer. Ce nouveau rapport se fonde sur ce travail et conclut que, pour tous les risques potentiels, la réduction des risques et des méfaits a un potentiel énorme pour empêcher la mort et l'incapacité dus à l'usage du tabac, et  pour accélérer notre progression vers une société sans tabac. Avec une gestion prudente et une réglementation proportionnée, la réduction des risques et des méfaits offre la possibilité d'améliorer la vie de millions de personnes. C'est une opportunité ,qu'avec soin, nous devrions prendre ».

Le rapport en anglais est disponible sur le site du RCP


Résumé du rapport

  • Le tabagisme est la principale cause évitable de décès, d'invalidité, et d'inégalités sociales en matière de santé, au Royaume-Uni.
  • La plupart des dommages à la société et aux personnes causés par le tabagisme dans un avenir à court terme se produira chez les personnes qui fument aujourd'hui.
  • La poursuite vigoureuse des politiques de lutte antitabac classiques encourage davantage de fumeurs à arrêter de fumer.
  • Cesser de fumer est très difficile et la plupart des adultes qui fument aujourd'hui continueront de fumer pendant de nombreuses années.
  • Les gens fument parce qu'ils sont dépendants à la nicotine, mais les méfaits du tabagisme sont dus à d'autres composants de la fumée de tabac.
  • La mise à disposition de la nicotine, à laquelle les fumeurs sont dépendants, sans les composants nocifs de la fumée de tabac peut empêcher la plupart des dommages causés par le tabagisme.
  • Jusqu'à récemment, les produits à base de nicotine ont été commercialisés en tant que médicaments pour aider les gens à arrêter de fumer.
  • Le TNS est le plus efficace pour aider les gens à arrêter de fumer lorsqu'ils sont utilisés conjointement avec un soutien professionnel, mais beaucoup moins lorsqu'il est utilisé sans.
  • L'e-cigarette est commercialisée en tant que produits de consommation courante et se révèle être beaucoup plus populaire que le TNS comme substitut et concurrent des cigarettes de tabac.
  • L'e-cigarette semble être efficace lorsqu'elle est utilisée par les fumeurs comme une aide à l'arrêt.
  • L'e-cigarette ne répond pas actuellement aux normes des médicaments et est probablement plus dangereuse que le TNS.
  • Cependant, le danger pour la santé découlant de l'inhalation de vapeur d'e-cigarette, selon les données disponibles aujourd'hui, ne devrait pas dépasser 5% des méfaits causés par le tabac fumé.
  • Les évolutions technologiques et l'amélioration des normes de production pourraient réduire le risque à long terme de l'e-cigarette.
  • Certains craignent que l'e-cigarette n'augmente la consommation de tabac par renormalisation de l'acte de fumer, agissant comme une passerelle vers le tabagisme chez les jeunes, et qu'elle ne soit utilisée que pour un arrêt temporaire, et non définitif.
  • À ce jour, au Royaume-Uni, il n'y a aucune preuve que ces craintes soient fondées.
  • Au contraire, les données disponibles à ce jour indiquent que l'e-cigarette est utilisée presque exclusivement comme une alternative plus sûre au tabac fumé, par des fumeurs confirmés qui tentent de réduire les dommages à eux-mêmes ou à leur entourage, ou d'arrêter de fumer complètement.
  • Une réglementation est nécessaire pour réduire les effets négatifs directs et indirects de l''utilisation de l'e-cigarette, mais cette réglementation ne devrait pas entraver significativement le développement et l'utilisation des produits de réduction des risques par les fumeurs.
  • La stratégie réglementaire devrait donc adopter une approche équilibrée en cherchant à assurer la sécurité des produits, permettre et encourager les fumeurs à utiliser le produit au lieu du tabac, et de détecter et de prévenir les effets qui s'opposeraient aux objectifs généraux de la politique de lutte contre le tabagisme.
  • L'industrie du tabac est aussi impliquée dans le marché de l'e-cigarette et l'on peut s'attendre à ce qu'elle essaye d'exploiter ces produits afin de vendre des cigarettes de tabac, et de saper encore plus le travail de lutte contre le tabagisme.
  • Cependant, dans l'intérêt de la santé publique, il est important de promouvoir l'utilisation de l'e-cigarette, du TNS, et d'autres produits à base de nicotine aussi largement que possible en tant que substitut au tabac fumé au Royaume-Uni.

 

 

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Publié le 24 Avril 2016

Tout d'abord, j'ai participé mardi 19 avril à l'émission Un jour en France de Bruno Duvic.

Ensuite, jeudi 21 avril, émission Pourquoi Docteur de Philippe Berrebi.

et dans la foulée, entretien avec Stéphany Gardier pour Fréquence M.

Vous pouvez aussi retrouver les liens sur ma page FB

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Publié le 24 Mars 2016

Un nouvel article de Konstantinos Farsalinos :

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26756124

La Directive européenne sur les produits du tabac, dans l'article 20 concernant la cigarette électronique, spécifie entre autres que « les cigarettes électroniques diffusent les doses de nicotine de manière constante dans des conditions d’utilisation normales ». Selon les auteurs de cette étude, ce point est important pour s'assurer que la cigarette électronique délivre suffisamment de nicotine pour permettre aux fumeurs d'arrêter de fumer.

Pour cela les auteurs ont utilisé à la fois des vaporisateurs de première (« cigalike ») et de nouvelle génération (systèmes avec réservoir), et ont utilisé un liquide « standard » comme référence (45% propylène glycol, 45% glycérol, 8% d'eau distillée, et 2% ou 20 mg/ml de nicotine). Le but de l'expérience était d'évaluer la constance de délivrance de nicotine lorsque le même dispositif est utilisé lors de sessions séparées (constance intra-échantillon), de même que lorsque l'élément chauffant (cartomiseur pour les premières générations, ou résistances pour les nouvelles générations) et remplacé comme cela doit se faire régulièrement par l'utilisateur (constance inter-échantillon). Ainsi 3 sessions de 20 bouffées (5 minutes entre les sessions) étaient réalisées avec chaque configuration (constance intra-échantillon), et avec chaque changement de cartomiseur ou de résistance (constance inter-échantillon). Une machine à fumer modifiée a été utilisée pour produire des bouffées de 4 s, toutes les 30 s avec un volume de bouffée de 60 ml. Pour les réservoirs de nouvelle génération deux puissances (en Watts) ont été aussi testées ; 7 et 10 W pour l'Aspire Nautilus Mini et le KangerTech EVOD Méga, et 15 et 25 W pour l'Aspire Atlantis et le KangerTech Subtank (des modèles plus évolués). Pour l'utilisation à plus forte puissance (10W pour les premiers, et 25W pour les seconds, la durée de la bouffée était de 3 s au lieu de 4 s, car à plus forte puissance plus de vapeur est délivrée). L'expérience a aussi comparé les émissions d'un inhaleur (Nicorette®) et d'une Marlboro® classique en utilisant le même protocole pour les bouffées (basé sur le standard canadien).

Pour évaluer la constance de délivrance de nicotine, l'écart-type relatif exprimé en pourcentage a été utilisé : RDS = (SD/mean) x 100 (où RDS = écart-type relatif, SD = écart-type, mean = moyenne). Pour évaluer la constance intra-échantillon et inter-échantillon des analyses de variance (ANOVA) ont été utilisées.

Pour les vaporisateurs personnels, les résultats montrent que la délivrance de nicotine varie considérablement en fonction du type de matériel, allant de 1,01 à 3,01 mg/20 bouffées pour les « cigalikes » (ou première génération), et de 2,72 à 10,61 mg/20 bouffées pour les systèmes à réservoir (nouvelle génération). En comparaison, l'inhaleur délivre de 0,12 à 0,18 mg/20 bouffées, et la cigarette de 1,76 à 2,20 mg/20 bouffées. La corrélation entre le contenu en nicotine du liquide et la délivrance dans la vapeur était fortement significative (r=0,985 ; p<0,001).

L'écart-type relatif (RDS) intra-échantillon (variation d'un même produit entre les 3 sessions de 20 bouffées) est représenté dans le graphique ci-dessous. Cela montre que les vaporisateurs de nouvelle génération (systèmes à réservoir) délivrent la nicotine de façon plus constante que ceux de première génération (sauf la Jack Vape), mais aussi que l'inhaleur et la cigarette de tabac. Pour les systèmes à réservoir, le RDS intra-échantillon allait de 3,7 à 6,5%, pour les systèmes à cartomiseur (première génération) il allait de 5,5 à 12,5%, par comparaison, il était de 14,3% pour l'inhaleur et de 11,11% pour la cigarette.

Proposition d'un protocole pour évaluer la constance de délivrance de nicotine par les vaporisateurs personnels

L'écart-type relatif (RDS) inter-échantillon (variation de délivrance entre les 3 cartomiseurs ou résistances, pour mesurer la constance de l'élément chauffant) est représenté dans le graphique ci-dessous. Cela montre que les résistances (pièce remplacée régulièrement par l'utilisateur) des systèmes à réservoir délivrent la nicotine de façon plus constante que les cartomiseurs de ceux de première génération (sauf la Jack Vape), mais aussi que les cartouches d'inhaleur (pas de comparaison possible pour la cigarette bien sûr). Pour les systèmes à réservoir, le RDS inter-échantillon allait de 6,4 à 9,3%, pour les systèmes à cartomiseur (première génération) il allait de 6,9 à 37,8%, par comparaison, il était de 14,2 % pour l'inhaleur. La forte variation observée pour 2 des "cigalikes" était due à l'un des cartomiseurs sur les 3 utilisés délivrant significativement moins de nicotine (problème de contrôle qualité de la fabrication).

Proposition d'un protocole pour évaluer la constance de délivrance de nicotine par les vaporisateurs personnels

Pour chacun des dispositifs testés, le pourcentage de différence de chaque mesure par rapport à la moyenne de ces mesures est présenté dans le tableau ci-dessous. Les auteurs comparent cette variation à ce qui est accepté en pharmacie pour les nébuliseurs, soit une variation qui doit être comprise entre 75 et 125%. Selon ce critère, seules deux des 3 cigalikes ne remplissent pas ce critère, et les vaporisateurs de nouvelle génération font mieux que l'inhaleur et la cigarette de tabac.

Proposition d'un protocole pour évaluer la constance de délivrance de nicotine par les vaporisateurs personnels

Les auteurs concluent que la constance de délivrance de nicotine par les vaporisateurs personnels de nouvelle génération est d'un niveau équivalent à la délivrance de produit actif par les nébuliseurs pharmaceutiques. Ils notent aussi que la délivrance de nicotine par ces nouveaux systèmes varient de façon importantes, avec certains d'entre eux délivrant plus de nicotine que les cigarettes de tabac (il reste à démontrer maintenant quelle quantité de cette nicotine délivrée dans la vapeur atteint la circulation sanguine, mais cela explique sans doute la plus grande facilité d'arrêt du tabac observé avec ces systèmes par rapport à ceux de première génération). Les auteurs proposent que leur méthodologie soit utilisée pour la réglementation des vaporisateurs personnels, puisque cette mesure est demandé aux fabricants dans le cadre de la Directive européenne. Ils indiquent que cette méthode serait plus facilement réalisable et à moindre coût que des études de pharmacocinétique (utilisées pour les produits pharmaceutiques), compte-tenu de la diversité des produits.

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Publié le 23 Mars 2016

1er Sommet de la Vape - politique de santé et cigarette électronique

Le 1er Sommet de la Vape aura lieu à Paris, au CNAM, le 9 mai 2016.

Dans l'esprit de l'e-cigarette Summit londonien (3 éditions depuis 2013), ce sommet devrait permettre aux intervenants, scientifiques, politiques et représentants des associations d'exposer leurs points de vue et de favoriser les discussions.

Le 1er Sommet de la vape souhaite rassembler l’ensemble des parties prenantes (scientifiques, politiques, associations, autorités de santé, utilisateurs) afin de débattre ensemble du meilleur moyen de favoriser l’essor de l’utilisation de la cigarette électronique en tant qu’alternative au tabac chez les fumeurs et de minimiser les potentiels effets négatifs.

Ce sommet sera aussi visible sur Internet (retransmission en direct) le jour même, mais sera aussi archivé et accessible en "replay".

Les inscriptions sont maintenant ouvertes (amphi de 200 places maximum), et le financement participatif sera lancé pendant 1 semaine le 25 mars.

En effet, pour préserver l'indépendance et la crédibilité de cette initiative nous avons refusé d'emblée la participation financière de quelque industrie que ce soit pour l'organisation de cet événement et nous avons préféré un financement participatif à l'image de la cagnotte organisée par Sebastien Beziau pour l'édition du livre 1000 messages pour la vape, ce financement par les vapoteurs aura aussi valeur de symbole.

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Publié le 16 Mars 2016

Un petit mot pour remercier le journaliste de RTL Belgique de son article sur la présentation que j'ai faite au Colloque de la Revue le Flyer en septembre dernier à Paris.

La vidéo de ma présentation est disponible ici :

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Publié le 16 Mars 2016

1er Sommet de la Vape - Politique de santé et cigarette électronique

Le 1er Sommet de la Vape aura lieu à Paris, au CNAM, le 9 mai 2016.

Dans l'esprit de l'e-cigarette Summit londonien (3 éditions depuis 2013), ce sommet devrait permettre aux intervenants, scientifiques, politiques et représentants des associations d'exposer leurs points de vue et de favoriser les discussions.

Le but de ce sommet est d'amener autour d'une table toutes les parties prenantes pour débattre des questions de la vape Les associations anti-tabac, anti-vape, pro-vape, les scientifiques, les politiques, les professionnels de santé et les utilisateurs pourront échanger et argumenter leurs points de vue au cours de débats.

Ce sommet sera aussi visible sur Internet (retransmission en direct) le jour même, mais sera aussi archivé et accessible en "replay".

Un site dédié sera prochainement ouvert pour les inscriptions (amphi de 200 places maximum), ainsi que pour le financement participatif.

En effet, pour préserver l'indépendance et la crédibilité de cette initiative nous avons refusé d'emblée la participation financière de quelque industrie que ce soit pour l'organisation de cet événement et nous avons préféré un financement participatif à l'image de la cagnotte organisée par Sebastien Beziau pour l'édition du livre 1000 messages pour la vape, ce financement par les vapoteurs aura aussi valeur de symbole.

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