Publié le 1 Juillet 2015

Les lacunes dans la compréhension du public au sujet de la réduction des méfaits du tabac: résultats d'une enquête nationale aux États-Unis

Deficiencies in public understanding about tobacco harm reduction: results from a United States national survey

Marc T. Kiviniemi and Lynn T. Kozlowski

http://www.harmreductionjournal.com/content/12/1/21

(article en anglais en libre accès / free access)

Contexte
Les produits du tabac diffèrent dans leurs méfaits relatifs de santé. La nécessité d'éduquer les consommateurs au sujet de ces préjudices se développe alors que différents produits du tabac entrent dans le marché et que la FDA se prépare à réglementer et à éduquer le public sur les différents produits. Toutefois, on en sait peu sur les connaissances du public sur les méfaits relatifs.

Méthodes
Les données ont été analysées à partir de l'enquête sur la santé nationale américaine. Un sondage représentatif de la population des adultes américains a été mené entre Octobre 2012 et Janvier 2013 (N = 3630). Les participants ont rapporté leurs perceptions des risques relatifs de l'e-cigarette, du tabac sans fumée, et de différents types de cigarettes par rapport aux cigarettes "traditionnelles". Les perceptions des risques relatifs à chaque type de produit, ainsi que la cohérence et la précision des croyances de réduction des méfaits, ont été analysés.

Résultats
Environ 65% des répondants ont déclaré de façon appropriée qu'aucune cigarette étaient moins nocives qu'une autre. Un peu plus de la moitié des adultes américains perçoivent l'e-cigarette comme plus sûre que les cigarettes de tabac, une croyance en ligne avec les données scientifiques actuelles. En revanche, seulement 9% des répondants perçoivent certains produits du tabac sans fumée comme plus sûrs, une croyance pourtant fortement étayée par les preuves scientifiques. Seulement 3,5% des répondants avaient une perception des risques relatifs en ligne avec les données scientifiques actuelles pour les trois types de produits.

Conclusions
L'écart entre les données scientifiques actuelles et les perceptions du public sur le risque relatif de divers produits du tabac / ou produits à base de nicotine était prononcé; pour la plupart des types de produits, une grande proportion de la population a des croyances inexactes quant à la réduction des méfaits. Bien qu'il y ait une prise de conscience importante qu'aucune cigarette de tabac ne soit plus sûre qu'une autre, il y aurait des avantages à augmenter le pourcentage de la population qui apprécie ce fait, surtout chez les fumeurs actuels. Compte tenu des avantages potentiels des stratégies de réduction des risques du tabac, les efforts d'éducation de santé publique visant à accroître la compréhension des principes de base de réduction des méfaits sont nécessaires pour répondre à ces perceptions erronées.

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Cette étude date de début 2013, il y a fort à parier que la proportion des personnes percevant la cigarette électronique comme plus sûre (51% dans cette étude) a depuis baissé compte tenu des messages erronés publiés dans la presse et le discours des autorités de santé (comme l'OMS par exemple, ou comme DNF l'a encore démontré ce matin sur Europe 1). Depuis plus de 10 ans on ment aux fumeurs concernant le snus suédois (tabac non fumé), ou le tabac non fumé en général (considérablement moins dangereux pour la santé que la fumée de tabac), et on fait la même chose avec la cigarette électronique depuis son apparition et son succès (6 millions de fumeurs ont arrêté de fumer en Europe selon le dernier Eurobaromètre), en utilisant bien souvent les mêmes arguments, on ne sait pas... ça pourrait rendre les jeunes dépendants... au mépris de la santé des concitoyens, qui à cause de ces croyances inexactes préfère continuer de fumer, ou y retourne après avoir arrêté parce qu'on leur fait peur.

Les données scientifiques sont pourtant solides, et nos dirigeants le savent bien. C'est pour cela que l'interdiction de vapoter dans les lieux de travail clos et collectifs, annoncée hier avec un peu de hâte par notre Ministre de la Santé (elle est encore à débattre au Sénat cet automne), en s'assurant bien de faire l'amalgame avec l'interdiction de fumer dans les parcs et jardins (qui s'applique à partir d'aujourd'hui, 1er juillet 2015), pour bien renforcer la désinformation, ne se fonde plus sur la nocivité supposée de la vapeur (argument rejeté par le Conseil d'Etat), mais sur l'argument fallacieux d'« éviter que le geste de fumer soit banalisé, soit considéré comme un geste de séduction, un geste d’appartenance à un groupe..."

A court d'arguments, on n'évoque plus le danger de la vapeur, mais le geste! Et on propose de légiférer sur un geste... pas sûr que le Conseil d'Etat n'y trouve pas à redire...

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Publié le 18 Juin 2015

Konstantinos Farsalinos vient de publier une nouvelle étude (mais qui a été réalisée fin 2013, ce qui montre qu'il peut être long parfois de publier une étude).

Pour ceux qui comprennent l'anglais, l'article est en libre accès, vous pouvez aussi lire son analyse sur son blog.

Pour cette étude, 24 vapoteurs confirmés (vapant et ayant arrêté de fumer depuis au moins 1 mois) et 23 fumeurs n'ayant jamais vapé ont tous utilisé la même configuration. Une Evic munie d'un clearomiseur EVOD, réglée sur 9W (c'est la même configuration qu'utilisée dans cette autre étude). Les participants devaient prendre 10 bouffées en 5 minutes, puis l'utiliser autant qu'ils souhaitaient pendant encore 60 minutes. Des prélèvements sanguins ont été réalisés avant de commencer à vaper, puis à 5, 20, 35, 50 et 65 minutes. Le nombre de bouffées, ainsi que la durée de chaque bouffée ont aussi été mesurés.

Le résultat principal est que les vapoteurs naïfs (les fumeurs) ont obtenu des taux de nicotine dans le sang plus faibles que les vapoteurs confirmés, comme le montre ce graphique.

Il est important d'apprendre à vaper pour améliorer l'efficacité d'absorption de la nicotine

Cette différence a été expliquée par une durée plus courte des bouffées chez les fumeurs (2,3 s) que chez les vapoteurs (3,5 s) (à droite sur le graphique ci-dessous), mais la signification statistique n'était pas très forte, ce qui indique que d'autres facteurs, comme le temps d'inhalation, ou le temps de rétention dans les poumons de la bouffée, sont des facteurs importants aussi. Par contre, le nombre de bouffées prises par les vapoteurs et les fumeurs était identique, comme le montre le graphique ci-dessous (à gauche), ce qui montre que ce n'est pas le nombre de bouffées qui peut expliquer ce résultat.

Il est important d'apprendre à vaper pour améliorer l'efficacité d'absorption de la nicotine

Cette étude montre clairement, qu'il est important pour un fumeur souhaitant arrêter de fumer avec la vape, d'apprendre à vaper correctement. C'est un point important à considérer dans les conseils prodigués par les boutiques. Le fumeur doit savoir qu'il est indispensable de prendre des bouffées plus longues et plus douces que celles qu'il fait sur une cigarette. C'est important pour une absorption efficace de la nicotine, comme le montre cette étude. De plus, cette étude confirme la précédente réalisée par la même équipe, qui avait montré que ce qu'un fumeur obtient en 5 min avec une cigarette, ne peut être obtenu qu'en 30 à 35 min avec le type de cigarette électronique utilisée ici (vaporisateur personnel de seconde génération), et en 1h avec une cigarette électronique de première génération (cigalike), comme le montre le graphique de la précédente étude.

Il est important d'apprendre à vaper pour améliorer l'efficacité d'absorption de la nicotine

L'innovation technologique que nous avons connu ces deux dernières années laisse supposer que les vaporisateurs personnels de troisième génération sont capables de délivrer la nicotine encore plus rapidement que ceux de seconde génération, et que donc ils doivent être plus efficaces pour aider les fumeurs à arrêter de fumer. Nul doute que Konstantinos Farsalinos saura nous le montrer dans une prochaine étude.

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Publié le 15 Juin 2015

Je rentre juste de Montpellier, où j'ai fait ma première formation aujourd'hui sur le vaporisateur personnel et la nicotine pour l'enseigne Nicotech. Un accueil chaleureux par une équipe motivée, avec une implication réelle pour une vape de qualité. Les échanges ont été fournis et la participation active des participants m'a fait grand plaisir.
J'espère que d'autres enseignes et boutiques se manifesteront pour ces formations, je pense que c'est un réel plus pour les professionnels, pas seulement pour les boutiques, mais aussi pour les fabricants de liquides, les professionnels de la santé, les journalistes, et les enseignants.

(cliquez sur "Formations Amzer Glas" dans la barre de menu ou le menu à droite sous "Pages")

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Publié le 12 Juin 2015

Children aged 11 to 16 who have never smoked do not regularly use e-cigarettes, according to new Cancer Research UK data being presented today (Friday) at the UK Nicotine and Smoking Cessation Conference (link is external) and will be published in the journal Nicotine and Tobacco Research (link is external).

Les résultats présentés aujourd'hui à la conférence britannique sur l'arrêt du tabac confirment les données déjà publiées.

Parmi les 1205 adolescents de 11 à 16 ans ayant répondu à l'enquête, 12% ont essayé l'e-cigarette. Concernant l'utilisation régulière, elle représente 2% pour ceux l'utilisant plus fréquemment qu'une fois par mois, et 1% pour ceux l'utilisant plus qu'une fois par semaine.

L'utilisation régulière n'a été trouvée que chez les adolescents qui était aussi fumeurs. L'expérimentation de l'e-cigarette chez les adolescents non-fumeurs était de 3%.

Au Royaume Uni il y a environ 2,6 millions d'adultes utilisant l'e-cigarette, et environ 10 millions de fumeurs.

Le Prof. Linda Bauld, du Cancer Research UK et de l'Université de Stirling, a déclaré: “Certains pensent que l'augmentation de l'utilisation de la cigarette électronique que nous observons pourrait conduire à une nouvelle génération d'adultes n'ayant jamais fumé mais qui seraient dépendants de la nicotine. Cette peur est basée sur la croyance que dû à l'attirance de ces produits, les adolescents qui n'ont jamais fumé seraient attirés par l'e-cigarette et pourraient commencer à l'utiliser régulièrement."

“Notre enquête confirme d'autres enquêtes menées au Royaume Uni qui montrent qu'il n'en est rien. Les jeunes essayent effectivement l'e-cigarette, dont certaines contiennent de la nicotine. Cependant, nos données montrent que pour le moment cette expérimentation ne se traduit pas en utilisation régulière.”

Alison Cox, Directrice de la prévention du cancer au Cancer Research UK, a déclaré: “Ces données sur l'utilisation de la cigarette électronique chez les jeunes suggèrent que l'e-cigarette n'est pas une porte d'entrée dans le tabagisme. Il est rassurant aussi de voir que le tabagisme des jeunes continue de reculer pendant que l'utilisation de l'e-cigarette progresse."

“De nombreuses questions demeurent concernant ces produits, et il est important que nous continuions à suivre de près l'évolution de leur utilisation. C'est pour cela que le Cancer Research UK continuera de fiancer les recherches dans ce domaine.”

Enquête réalisée entre août et septembre 2014

Prévalence de l'utilisation de l'e-cigarette chez 1205 adolescents.

Expérimentation 12%

Plus d'une fois par mois 2%

Plus d'une fois par semaine 1%

Expérimentation chez les non-fumeurs 3%

Utilisation régulière chez les non-fumeur 0%

*utilisation régulière chez les non-fumeurs définie comme "au moins une fois par mois"

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Publié le 21 Mai 2015

Rappel

Au mois de janvier, une Lettre publiée dans le NEJM a provoqué une réaction démesurée dans la presse. Il faut rappeler, qu'une Lettre est d'un format très court, au contraire d'un article scientifique, et ne permet pas de détailler la méthodologie utilisée. Or, c'est bien là le problème.

Comme le rappelait à l'époque le Dr Farsalinos : "Selon les renseignements donnés par l'auteur dans un échange de courriels, l'atomiseur avait une résistance de 2,1 Ohm. Cela signifie qu'à 3,3 volts, la puissance délivrée était d'environ 5,5 watts, et qu'à 5 volts elle était de 12 watts. Il est plus qu'évident que les résultats montrant des niveaux très élevés de formaldéhyde sont le résultat d'une surchauffe. Le manque d'expérience sur les e-cigarettes, et aucun contact avec les utilisateurs peuvent entraîner de telles résultats erronés et irréalistes, ce qui peut créer la confusion et la désinformation, tant dans la communauté scientifique, que chez les utilisateurs et les utilisateurs potentiels d'e-cigarette. Enfin, il est extrêmement important que chaque étude évaluant la chimie de la vapeur d'e-cigarette se doit de mentionner en détail l'équipement utilisé."

Le Dr Farsalinos a donc réalisé une autre étude afin de démontrer que les conditions utilisées dans l'étude américaine n'étaient pas réalistes.

L'article sera disponible gratuitement pendant 1 mois sur le site d'Addiction.

Les aldéhydes (dont fait partie le formaldéhyde) sont émis dans la vapeur de vaporisateur personnel (VP) lorsque le liquide subit une dégradation due à une trop forte température. Cependant, ce phénomène est connu de tous les vapeurs sous le nom de "dry hit" ou "dry puff" (bouffée sèche), et bien évidemment dès qu'ils le détectent, ils n'inhalent pas cette bouffée (ce que visiblement les auteurs de la Lettre au NEJM ignoraient). Ce phénomène se produit lorsque la résistance (coil) n'est pas suffisamment alimentée en liquide, ce qui provoque une surchauffe de la résistance (ou encore lorsque le flux d'air est insuffisant).

Afin de démontrer ce phénomène, le Dr Farsalinos a réalisé une étude avec deux conditions d'alimentation de la résistance en liquide, et à 4 puissances (Watts) différentes. Pour cela il a monté un Kayfun Lite plus, avec soit 2 mèches (wick) de silica de 3 mm (A1), soit 1 seule mèche (A2), le premier (A1) étant censé délivrer plus de liquide à la résistance, et donc moins susceptible de produire de "dry hit" à forte puissance. L'atomiseur A2 représente le type d'atomiseurs courants du marché, tels que ceux utilisés dans l'étude américaine. Les atomiseurs ont été testés sur une Hana Modz DNA 40 a 4 niveaux de puissance: 6,5 W, 7,5 W, 9 W et 10 W. Le liquide utilisé était constitué de 45% de PG, 45% de VG, 8% d'eau et 2% de nicotine (20 mg/ml). Ce choix de liquide a été fait, car selon une étude, il est susceptible de produire plus d'aldéhydes que du 100% PG ou 100% VG (Kosmider, L., Sobczak, A., Fik, M., Knysak, J., Zaciera, M., Kurek, J. et al. Carbonyl compounds in electronic cigarette vapors: effects of nicotine solvent and battery output voltage. Nicotine Tob Res 2014; 16: 1319-1326.).

Mais d'abord, demander aux intéressés !

Avant de commencer l'étude des émissions dans la vapeur, le Dr Farsalinos a demandé à 7 vapeurs confirmés de prendre 4 bouffées de 4 s toutes les 30 s, sur chaque atomiseur, aux 4 niveaux de puissances étudiés. Ils ont tous rapporté un phénomène de "dry hit" avec l'atomiseur A2 à 9 W et 10 W (mais pas à puissance plus faible), mais aucun avec l'atomiseur A1 quelle que soit la puissance.

Puis des mesures on été réalisées avec une machine à vaper. Trois séries de 60 bouffées ont été analysées séparément. Les analyses de la vapeur sont les suivantes (notez que les valeurs présentées pour la vapeur correspondent à 10 bouffées):

Les émissions d'aldéhydes sont bien dues au phénomène de surchauffe

La plupart des études précédentes n'ont pas contrôlé ces facteurs importants.

C'est la première étude qui quantifie les émissions d'aldéhydes à différentes puissances (W) dans des conditions normales et de "dry hit", déterminées à l'avance par des vapeurs confirmés. Elle démontre qu'il est effectivement possible de générer des émissions d'aldéhydes avec le VP, mais que cela ne se produit que dans les conditions de "dry hit". Au contraire, en conditions d'utilisation normale (avec une alimentation en liquide et en air correcte), les émissions d'aldéhydes sont minimes, même à des puissances élevées, et bien inférieures à celles de la fumée de cigarette.

Les nouvelles générations de batteries ou de Mods peuvent être utilisées à de fortes puissances, et sont recherchées par les vapeurs confirmés, mais elles sont en général associées à des atomiseurs qui ont la capacité d'apporter suffisamment de liquide à la mèche. Il n'existe donc pas de puissance absolue au-delà de laquelle les conditions de surchauffe se produisent [ndlr: cela va rassurer les chasseurs de clouds et ceux qui utilisent des drippers]. Il suffit d'adapter le bon atomiseur sur la bonne batterie ou le bon Mod.

Ce que cette étude montre aussi, c'est qu'il n'est pas possible de faire des mesures d'émissions dans la vapeur de VP, sans auparavant faire tester les conditions employées par des utilisateurs. Cela vaut aussi pour la durée des bouffées, ou l'intervalle entre deux bouffées.

Toujours, demander aux intéressés !

Les chercheurs qui font se genre d'études ne sont pas tous des experts de la vape, et c'est bien ce qu'on leur reproche. Avant de se lancer dans ces études, il faut savoir de quoi l'on parle et connaître le matériel. En particulier, il est absurde de ne tenir compte que du voltage délivré par le VP. L'énergie délivrée à une résistance s'exprime en Joule (J), et est définie par la puissance (W) multiplié par le temps (s) (E=J x s). La puissance (W) est définie par le voltage au carré divisé par la résistance (Ohms) ou V2/R. Beaucoup d'études se sont limitées à rapporter uniquement le voltage (comme l'étude américaine citée au début de ce post), alors qu'il faudrait présenter la puissance (W), car cela tient compte de la valeur de la résistance, ainsi que la durée de la bouffée (ce qui permet de calculer l'énergie délivrée en Joule).

[ndlr: Il est à noter, qu'une nouvelle génération de Mods (sous format box électronique) est en train de voir le jour, elles permettent de contrôler et de limiter la température atteinte par la résistance, et permettrons d'éviter ce phénomène de "dry hit".]

Voilà qui devrait rassurer les utilisateurs et les autorités

Il ne s'agit pas de dire que le risque de vaper est nul, mais qu'il est minime. Selon une étude récente sur l'exposition au formaldéhyde dans l'air ambiant, il a été déterminé qu'une limite de 0.1 ppm (125 µg/m3) protège même les personnes les plus susceptibles, tant des effets irritants que d'un quelconque risque de cancer (Golden, R. Identifying an indoor air exposure limit for formaldehyde considering both irritation and cancer hazards. Crit Rev Toxicol 2011; 41: 672-721.). Considérant un volume respiratoire quotidien d'environ 20 m3 d'air, cette limite de 0.1 ppm représente l'équivalent de plus de 2500 bouffées* par jour [ndlr: soit 4 à 10 fois le nombre de bouffées prises par un vapeur quotidiennement]. De même, l'OMS préconise une limite pour le formaldéhyde de 80 ppb (100 µg/mL), ce qui représente une exposition quotidienne équivalente à plus de 2000 bouffées*. Pour les autres aldéhydes, les limites acceptables sont moins claires, et diffèrent selon les organisations. Il existe donc peut-être un risque résiduel à l'exposition aux aldéhydes associée à l'utilisation du VP, mais dans tous les cas ce risque est minuscule comparé à celui de la cigarette.

La conclusion du Dr Farsalinos, est qu'il peut effectivement se produire des émissions d'aldéhydes dans un VP, mais seulement dans les conditions de "dry hit", et que les utilisateurs connaissent bien ce phénomène et n'y sont donc pas exposés lors d'une utilisation normale de leur matériel, même lorsqu'ils utilisent des VP de dernières générations pouvant délivrer de forte puissances.

 

* les valeurs de formaldéhyde retrouvées dans le tableau correspondent à 10 bouffées, donc dans 1 bouffée il y a moins de 1 µg de formaldéhyde dans les conditions normales d'utilisation.

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Publié le 18 Mai 2015

Conférences grand public sur le VP

En 2015, je vais faire 5 conférences publiques sur le thème:

Cigarette électronique : une révolution dans le sevrage tabagique ?

La première de ces conférences a eu lieu à Rennes le 9 avril (voir le résumé par Yvon Rolland ici)

La seconde aura lieu à Paris demain, le 19 mai au Crowne Plazza République, 10 place de la République à 19h45.

Conférences grand public sur le VP
Conférences grand public sur le VP

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Publié le 14 Avril 2015

Je viens de recevoir cette dépêche AFP de la part d'une journaliste.

Oslo, 14 avr 2015 (AFP) -

La nicotine de la cigarette électronique est aussi dangereuse pour l'entourage d'un fumeur que celle de la cigarette papier, conclut un rapport publié mardi en Norvège, ébranlant l'image répandue d'une certaine innocuité.

Au même titre que le tabagisme passif, le vapotage passif peut affecter le système cardiovasculaire, avoir des effets stimulants et créer une dépendance chez les individus, estime l'Institut norvégien de la santé publique dans une étude.

"Les niveaux de nicotine ambiants en cas d'exposition passive à l'aérosol de cigarettes électroniques peuvent déboucher sur des niveaux de nicotine dans le sang à peu près aussi élevés que chez un fumeur passif de cigarettes classiques", souligne l'organisme norvégien.

"Cela signifie que des effets nicotiniques nocifs similaires peuvent être attendus en cas d'exposition passive aux cigarettes électroniques comme en cas d'exposition passive aux cigarettes habituelles", ajoute-t-il.

S'appuyant sur la littérature et la recherche scientifique existantes, le rapport ne concerne que les cigarettes électroniques à base de nicotine.

S'il souligne qu'elles contiennent moins de substances nocives que les cigarettes papier et qu'elles peuvent être utiles aux fumeurs qui tentent de mettre fin à leur dépendance, l'Institut de santé publique fait valoir que ces cigarettes ne sont pas sans risques pour l'utilisateur et que leurs effets sur la santé à long terme sont encore largement méconnus.

Le gouvernement norvégien, qui avait commandé l'étude, réfléchit à une nouvelle réglementation pour combler un certain vide juridique.

Si la production, l'importation et la commercialisation de cigarettes électroniques à base de nicotine sont interdites dans le pays scandinave, il reste possible d'en acheter sur des sites internet étrangers et, contrairement au tabac, leur utilisation dans les lieux et les transports publics est tolérée.

 

Cette déclaration des autorités norvégiennes, est semble-t-il basée sur une étude qu'elles ont commandé, mais qui n'est apparemment pas encore publiée. Une étude similaire a été publiée l'an dernier: Ballbè M, Martínez-Sánchez JM, Sureda X, Fu M, Pérez-Ortuño R, Pascual JA,
Saltó E, Fernández E. Cigarettes vs. e-cigarettes: Passive exposure at home
measured by means of airborne marker and biomarkers. Environ Res. 2014
Nov;135:76-80.

Voici le tableau qui résume les résultats:

La nicotine et le VP accusés encore une fois à tort

Ce qu'il faut regarder, ce sont les lignes surlignées en jaune, les seules comparables (exposition passive supérieure ou égale à 2h par jour). Les données comparent des non fumeurs exposés à la maison, soit à la fumée de cigarettes, soit à la vapeur de vaporisateur personnel (VP), soit à rien dans les foyers sans consommation de tabac ou vape.

Premièrement, le nombre de sujets est très faible pour l'exposition à la fumée (n=6) et à la vape (n=5). Mais les données montrent qu'il n'y a pas de différence statistique entre les taux de nicotine retrouvés dans la salive ou les urines des personnes exposées passivement à la fumée de tabac ou à la vapeur de VP. Soit! Cependant le véhicule (la fumée par rapport à la vapeur de VP) n'est pas le même, et si le nombre de sujets avait été plus important, il est possible qu'une différence significative ait été retrouvée.

Si les personnes exposées passivement à la vapeur ont des taux de nicotine se rapprochant des personnes exposées passivement à la fumée de cigarette, ils ne sont cependant pas exposés aux autres composant de la fumée, à savoir le monoxyde de carbone (CO), les particules fines solides, et les plus de 70 substances cancérigènes.

Analysons maintenant le contenu de la dépêche.

1. La nicotine de la cigarette électronique est aussi dangereuse pour l'entourage d'un fumeur que celle de la cigarette papier, conclut un rapport publié mardi en Norvège, ébranlant l'image répandue d'une certaine innocuité.

Ce qui est dangereux dans la fumée de tabac, ce n'est pas la nicotine, mais les autres composés, absents de la vapeur de VP.

2. Au même titre que le tabagisme passif, le vapotage passif peut affecter le système cardiovasculaire, avoir des effets stimulants et créer une dépendance chez les individus, estime l'Institut norvégien de la santé publique dans une étude.

En aucun cas, comme l'a montré le Dr Farsalinos, la vapeur de VP n'affecte le système cardiovasculaire ("Although acute smoking causes a delay in myocardial relaxation, electronic cigarette use has no immediate effects."). Le plus dangereux pour le coeur et les vaisseaux, c'est le CO qui prend la place de l'oxygène dans le sang, et les prive donc (mais c'est aussi le cas de tous les organes, à commencer par le cerveau) d'une bonne oxygénation.

La nicotine est en effet un stimulant, comme la caféine, mais il n'existe aucune preuve que le tabagisme passif ait jamais provoqué une dépendance chez les non fumeurs. Les motivations de l'initiation au tabagisme sont avant tout sociétaux (famille, amis, environnement fumeur).

3. "Les niveaux de nicotine ambiants en cas d'exposition passive à l'aérosol de cigarettes électroniques peuvent déboucher sur des niveaux de nicotine dans le sang à peu près aussi élevés que chez un fumeur passif de cigarettes classiques", souligne l'organisme norvégien.

"Cela signifie que des effets nicotiniques nocifs similaires peuvent être attendus en cas d'exposition passive aux cigarettes électroniques comme en cas d'exposition passive aux cigarettes habituelles", ajoute-t-il.

Que les niveaux de nicotine dans le sang des non fumeurs exposés à la vapeur de VP soient aussi élevés que chez les personnes exposées au tabagisme passif, reste à démontrer (n'ayant pas les données de l'étude norvégienne, je ne peux en dire plus). Mais tant bien même que cela soit vrai, les soi-disants "effets nicotiniques nocifs" sont tout simplement inexistants. Il n'existe aucune preuve de la nocivité de la nicotine chez un fumeur, encore moins chez un non fumeur exposé passivement.

4. S'appuyant sur la littérature et la recherche scientifique existantes, le rapport ne concerne que les cigarettes électroniques à base de nicotine.

Encore heureux qu'ils n'aient pas fait l'amalgame jusqu'au bout!

5. S'il souligne qu'elles contiennent moins de substances nocives que les cigarettes papier et qu'elles peuvent être utiles aux fumeurs qui tentent de mettre fin à leur dépendance, l'Institut de santé publique fait valoir que ces cigarettes ne sont pas sans risques pour l'utilisateur et que leurs effets sur la santé à long terme sont encore largement méconnus.

Le couplet habituel.... on se demande quelle littérature scientifique ils ont lu. Sûrement pas les deux revues de la question Hajek et al., et Polosa et Farsalinos qui démontrent toutes les deux que le VP est considérablement moins dangereux pour la santé que fumer.

Nous allons avoir une série planétaire de copiés-collés come celui-ci:
http://www.lapresse.ca/vivre/sante/201504/14/01-4860909-cigarette-electronique-la-norvege-met-en-garde-contre-le-danger-du-vapotage-passif.php#

sans aucune analyse du contenu. Encore une fois!

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Publié le 9 Avril 2015

Mise à jour le 9 avril (les auteurs nous ont contacté pour nous demander de rectifier certains détails)

 

Je traduis ici le blog du Dr Konstantinos Farsalinos publié ce jour.

Une nouvelle étude a été publiée aujourd'hui dans le Journal international de recherche sur l'environnement et la santé publique. Des chercheurs allemands ont évalué le potentiel cytotoxique de la vapeur d'e-cigarette (concentration en nicotine des liquides de 0 mg/ml et 24 mg/ml). Ils ont été "assez courageux" pour comparer les effets avec celui de la fumée de cigarette. Bien que cela devrait être la norme, on voit rarement une étude de cytotoxicité aujourd'hui comparant e-cigarette et cigarettes de tabac.

L'étude présente quelques problèmes méthodologiques. Tout d'abord, ils ont comparé 200 bouffées d'e-cigarette avec 60 bouffées de cigarettes [ndlt: soit l'équivalent de 6 cigarettes], mais les chercheurs ont fait une normalisation des résultats (par bouffée) qu'ils ont présentés dans la seconde partie de l'article. En outre, l'e-cigarette a été utilisée de façon très soutenue, avec un intervalle entre bouffées minime (de probablement 7 secondes, qu'ils ont appelé le temps de "blow-out"). Cela a sans doute entraîné une surchauffe du liquide (malgré des bouffées de 2 secondes seulement). Cependant, les résultats montrent clairement que le stress oxydatif et la mort cellulaire étaient beaucoup plus faibles après l'exposition à la vapeur d'e-cigarette, par rapport à l'exposition à la fumée de cigarette. Dans de nombreux cas, les résultats avec la vapeur d'e-cigarette sont proches des mesures de contrôle (exposition à l'air pur).

Note: après avoir contacté l'auteur principal, elle m'a indiqué que l'intervalle entre les bouffées était de 10 secondes, et que les 7 secondes étaient le temps nécessaire au piston de la pompe pour distribuer la vapeur sur les cellules en culture. Bien que les auteurs de l'étude n'en conviennent pas, j'insiste sur le fait qu'une surchauffe a pu se produire, à cause de cet intervalle entre bouffées trop court, ce qui a pu résulter en une production d'aldéhydes.

L'étude vérifie les résultats de deux de nos études de cytotoxicité (ici et ici), qui ont montré que les cigarettes de tabac étaient de loin bien plus cytotoxiques que les e-cigarettes. Le groupe allemand le reconnaît dans leur publication. Bien sûr, cela a été possible parce que les auteurs ont décidé d'utiliser les cigarettes de tabac comme comparaison. Dans beaucoup d'autres études récentes, les auteurs ont évité toute comparaison avec les cigarettes de tabac, conduisant à des conclusions erronées sur les effets néfastes de l'e-cigarette chez les fumeurs, qui étaient complètement hors de propos par rapport au sujet de l'étude et de la méthodologie employée. Cette étude allemande vérifie toutes les conclusions précédentes et confirme que les résultats de la recherche sur l'e-cigarette sont parfaitement reproductibles lorsqu'une méthodologie appropriée est suivie.

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Publié le 2 Avril 2015

Link to the press release (in French).

Two volontary standards are now available to all manufacturers, suppliers, testing laboratories and distributors who will take the responsibility to comply. They are designed to reassure users, encourage good products and support the development of this market worth 400 million euros in France.
A third voluntary standard will be finalized in the summer of 2015 it will focus on the characterization of emissions. It is important to note that the first two French standards will form the basis of European standards projects. France is chairing this work within the European Committee for Standardization (CEN); a first working meeting is scheduled for June 2015.

Manufacturers are free to self-declare complying to the standards (without external control). The manufacturer is then liable, and should provide compliance if requested by any authority. In case of misuse of the AFNOR standard, the Consumer Code punishes this type of deceptive trade practice from 37 up to 500 euros for the individual and 187 500 euros for the corporation.

Professionals can appeal to an independent body to verify compliance with the criteria of the standard and attest, through certification.

Key recommendations of both voluntary standards:

The standard for electronic cigarettes - XP D90-300-1

  • Overheating of the power source or the vaporiser. This is a risk which is prevented by technical security devices and a product information leaflet.
  • Cutting, injuring or exploding risks should be avoided.
  • The coatings used should not release allergenic or toxic substances, or cause burns.
  • Electronic cigarettes must withstand shock, drop test protocol at 1.50 meter high is recommended.
  • Chemical hazards should be limited, metals constituting the resistance of the atomizer should not contain mercury.
  • Two icons are created to indicate the diameter of the electronic cigarette filler hole and the diameter of the tip of the dropper bottle of e-liquid, to avoid use with fine hole electronic cigarette.
AFNOR publishes first world standards for electronic cigarettes and e-liquids

The standard for e-liquids XP D90-300-2, with or without nicotine

The requirements of the standard are very strong on the ingredients to use and not to use.

The safety of the bottle:

  • A childproof cap, and a cap dropper (or cap pipette)
  • Ban all materials that can release molecules that could pose a risk to human health, bisphenol A type for example.

The quality of the ingredients used:

  • Pharmaceutical grade or greater when these qualities exist, for instance propylene glycol, glycerol, nicotine, water (> 90% of e-liquid ingredients)
  • Food grade for alcohol and flavoring mixtures.

The list of prohibited ingredients:

  • Carcinogenic, mutagenic or toxic to reproduction 1 and 2 or respiratory 1 STOT; vegetable and mineral oils; sugars and sweeteners; preservatives that may release formaldehyde, stimulants and drugs, etc.

Label and information sheet:

  • The composition, the deadline for optimal use, safety instructions, population at risk, etc.

Nicotine dosage, reliable information:

  • Labelled constituants may vary by plus or minus 5%. (Ex Nicotine 20 mg / ml).
  • VG / PG ratio (glycerol / propylene glycol) is indicated in weight/weight ratio (eg VG/PG: 25/75).
  • The standard propose examples of methods for the determination of nicotine and some undesirable compounds.

Clear information on ingredients:

  • The ingredients are listed in descending order.
  • Notification for the presence of alcohol > 1.2 ° and food allergens.

A comprehensive information leaflet:

  • Instructions for use, handling, storage, action in case of ingestion or skin contact, information for specific risk groups.
  • Option: available in 2 clicks on the Internet from the address stated on the bottle.

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Publié le 2 Avril 2015

Voir le dossier de presse de la conférence de ce matin.

Extraits:

Les deux normes volontaires, disponibles sur www.afnor.org/editions , sont des documents techniques désormais à la disposition de tous les fabricants, fournisseurs, laboratoires d’essais et distributeurs qui prendront la responsabilité de s’y conformer. Elles visent à rassurer les utilisateurs, favoriser les bons produits et soutenir le développement de ce marché pesant plus de 400 millions d’euros de chiffre d’affaires en France.

Une troisième norme volontaire sera finalisée à l’été 2015 : elle portera sur la caractérisation des émissions. Il est important de souligner que les deux premières normes françaises seront à la base de projets de normes européennes. La France préside ces travaux au sein du Comité Européen de Normalisation (CEN) ; une première réunion de travail est programmée en juin 2015.

Les acteurs du marché sont libres de s’auto-déclarer respectueux de la norme (sans contrôle extérieur). Le fabricant engage alors sa responsabilité, en prouvant lui-même sa conformité en cas de demande de la part d’une autorité. En cas d’utilisation abusive de la norme AFNOR, le code de la consommation sanctionne ce type de pratique commerciale trompeuse de 37 500 euros maximum pour la personne physique et 187 500 euros pour la personne morale.

Les professionnels peuvent faire appel à un organisme indépendant, pour vérifier la conformité aux critères de la norme et en attester, par une certification.

Principales recommandations des deux normes volontaires :

La norme sur les cigarettes électroniques – XP D90-300-1

  • Les risques de surchauffe de la source d’énergie ou de la chambre de vaporisation. C’est un risque qui est prévenu par des dispositifs techniques de sécurité et par la notice d’information du produit.
  • Elles ne doivent pas risquer de couper, blesser ou exploser.
  • Les revêtements qui les composent ne doivent pas libérer de substances allergisantes ou toxiques, ni provoquer de brûlures.
  • Les cigarettes électroniques doivent résister aux chocs, un protocole de test de chute de 1,50 mètre de haut est préconisé.
  • Les risques chimiques doivent être limités, les métaux constituant la résistance de l’atomiseur ne doivent pas contenir de mercure.
  • Deux pictogrammes sont créés pour indiquer le diamètre de l’orifice de remplissage de la cigarette électronique et le diamètre de l’embout du flacon compte-goutte d’e-liquide, afin de ne pas l’utiliser avec des cigarettes électroniques à orifice fin.
AFNOR publie les premières normes au monde pour les cigarettes électroniques et les e-liquides

La norme sur les e-liquides XP D90-300-2, avec ou sans nicotine

Les exigences décrites par la norme sont très fortes sur les ingrédients utilisés et à ne pas utiliser.

La sécurité du flacon:

  • Un bouchon de sécurité plus un bouchon compte-goutte (ou bouchon pipette)
  • Interdiction de tous les matériaux pouvant libérer des molécules susceptibles de représenter un risque pour la santé humaine, de type bisphénol A par exemple.

Les qualités des ingrédients utilisés:

  • Qualité pharmaceutique ou plus quand ces qualités existent, pour le propylène glycol, le glycérol, la nicotine, l’eau (> 90% du e-liquide)
  • Qualité alimentaire pour l’alcool et les mélanges aromatisants.

La liste des ingrédients interdits:

  • Les substances cancérogènes, mutagènes, toxiques pour la reproduction 1 et 2 ou STOT 1 respiratoire; les huiles végétales ou minérales ; les sucres et édulcorants ; les conservateurs susceptibles de libérer du formaldéhyde, des substances énergisantes et médicamenteuses, etc.

Etiquette et notice d’information:

  • La composition, la date limite d’utilisation optimale, les consignes de sécurité, la population à risque, etc.

Les doses de nicotine, une information fiable:

  • Les taux affichés ne peuvent varier de plus ou moins 5%. (Ex Nicotine 20 mg/ml).
  • Le rapport VG/PG (glycérol/propylène glycol) est indiqué en ratio masse/masse, (ex VG/PG: 25/75).
  • La norme délivre des exemples de méthodes de dosage de la nicotine et de certains composés indésirables.

Une information claire sur les ingrédients:

  • Les ingrédients sont annoncés, en ordre décroissant.
  • Signal de la présence d’alcool > 1,2° et des allergènes alimentaires.

Une notice d’information exhaustive:

  • Consignes d’utilisation, de manipulation, de conservation, d’action en cas d’ingestion ou de contact cutané, information pour les groupes à risques spécifiques.
  • Option : accessible en 2 clics sur Internet depuis l’adresse indiquée sur le flacon.

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